Financement en recherche-développement : le gouvernement fédéral doit faire plus

- 26 avril 2011
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Le Canada peut faire plus et mieux pour soutenir la recherche-développement (R-D). La faible intensité des dépenses intérieures de R-D du secteur des entreprises (DIRDE) au sein de l’économie canadienne a des conséquences sur notre productivité et notre croissance. Les DIRDE canadiennes ne s’élevaient qu’à 1 % de notre produit intérieur brut en 2008, alors qu’elles se chiffraient à 2,01 % aux États-Unis, à 1,84 % pour les pays membres du G7 et à 1,63 % pour ceux de l’Organisation de coopération et de développement économiques.

Le budget fédéral 2010 annonçait un examen approfondi du soutien du gouvernement du Canada à la recherche-développement pour optimiser les possibilités économiques offertes aux entreprises.

La consultation menée récemment par le Groupe d’experts sur la recherche-développement mandaté par le gouvernement du Canada est le résultat de cette volonté gouvernementale. Plus de 250 mémoires ont d’ailleurs été déposés dans le cadre de la consultation, dont le rapport du comité est attendu à l’automne 2011. Déjà le mot d’ordre est lancé : les entreprises veulent du changement.

Ayant à cœur la compétitivité et l’innovation des entreprises d’ici, l’équipe du Programme de recherche scientifique et de développement (RS & DE), pilotée par les associés Michel Lefebvre et Michel Rheault, a transmis ses recommandations au Groupe d’experts.

Selon Raymond Chabot Grant Thornton, le financement du gouvernement fédéral doit être plus soutenu, particulièrement plus étendu, afin de favoriser la productivité des entreprises. Le Québec, notamment, doit être plus productif et ne plus regarder ses voisins et de nombreux partenaires économiques lui damer le pion à bien des égards sur le plan économique. Pour stimuler notre croissance au chapitre de la R-D, trois principales recommandations émanent de l’avis déposé par le cabinet :

  • Que les étapes de mise en valeur des produits appuyés sur des travaux de R-D, telles la précommercialisation et la commercialisation, puissent faire l’objet de soutien financier spécial et d’accompagnement particulier;
  • Que des programmes soutenant financièrement la création et la pérennité d’écosystèmes et les partenariats soient mis en place. Ce financement permettrait aux entreprises d’être mieux soutenues dans leurs efforts et, conséquemment, d’obtenir des résultats concrets plus rapidement;
  • Que des programmes soient mis en place pour aider les entreprises à attirer et à retenir la main-d’œuvre qualifiée à long terme, comme c’est le cas au Québec où un congé fiscal provincial de cinq ans est offert aux entreprises embauchant des chercheurs ou des spécialistes étrangers.

Pour consulter l’avis, suivez ce lien.

Consultez le site Internet de la consultation

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