08 Mar 2018

Responsable de dossiers – Certification
Bureau de Val-d’Or

Valeur CLAIRE : COLLABORATION

 

« Quand plusieurs personnes de mon équipe travaillent au même dossier, je nous réserve une salle. La communication et l’entraide sont plus faciles quand il n’y a pas de murs entre nous. »

 

Andréanne n’a pas eu à se tourmenter pour effectuer son choix de carrière. « Au secondaire, j’aimais les maths et je réussissais bien dans cette matière. Mon père est comptable et ma mère est vice-présidente aux ressources humaines, donc ils ont tous deux évolué dans le milieu des affaires. J’ai étudié en administration au cégep. À HEC Montréal, je me suis inscrite au baccalauréat en administration des affaires et j’ai opté pour la spécialisation en comptabilité. »

Andréanne (à l’arrière-plan) et Émilie, à la cabane à pêche familiale sur le Lac Parent à Senneterre.

Pendant ses stages, qu’elle a tous faits dans la même grande société de services-conseils, elle admet toutefois avoir douté qu’elle se sentirait bien dans l’exercice de cette profession. « Quelque chose n’allait pas, sauf que je n’avais pas assez d’expérience pour mettre le doigt sur le problème. Mais j’étais trop avancée dans mes études pour abandonner. Après avoir obtenu mon titre de CPA, quand j’ai commencé à travailler ailleurs, j’ai constaté avec soulagement que j’adorais mon travail! Ce qui m’avait déplu durant mes stages, c’était la culture d’entreprise. Il n’y avait aucune reconnaissance. Même si on se donnait à 100 %, ce n’était jamais assez. »

« On n’a pas besoin d’être des bourreaux de travail pour être performants, poursuit-elle. Les associés de qui je relève, Sylvain Faucher et Serge Allard, préconisent un équilibre de vie et nous soutiennent en ce sens. »

La jeune comptable valorise la collaboration et l’esprit d’équipe. « Je me souviens très bien à quel point il est intimidant, au début de notre parcours professionnel, de demander de l’information et des conseils quand on en a besoin. Lorsque plusieurs personnes de mon équipe travaillent au même dossier, je nous réserve une salle. La communication et l’entraide sont plus faciles quand il n’y a pas de murs entre nous. À tour de rôle, chaque membre de l’équipe est nommé DJ pour la journée et choisit la musique que nous écouterons en travaillant! »

Andréanne a toujours été très sportive. Elle s’est entraînée à l’haltérophilie pendant son adolescence et a participé à quelques reprises aux Championnats du monde d’haltérophilie. Si elle regrette un peu de ne pas s’être rendue aussi loin qu’elle l’aurait pu, notamment à cause d’une blessure au dos survenue en 2011, elle reconnaît que la pratique de ce sport lui a permis de cultiver des qualités qui lui serviront toute sa vie. Sur les plans de la discipline et de la maîtrise de soi, notamment.

« Le commentaire que l’on me fait le plus souvent au travail, c’est que je ne suis pas stressée, que je sais rester calme même dans le traitement d’un dossier complexe qui comporte des embûches. Si c’est trop facile, je m’ennuie vite. Je suis davantage satisfaite de mon travail quand le niveau de difficulté est élevé et que je parviens quand même à trouver des solutions. »

Aujourd’hui, Andréanne pratique l’entraînement en parcours (Crossfit) six fois par semaine et coache les membres d’un centre sportif pour les exercices en haltérophilie qui font partie de ce type d’entraînement.

Faire sa vie au nord par amour

C’est sa rencontre avec Émilie qui l’a incitée à quitter Montréal. « Ma conjointe est née à Senneterre, située à un peu moins d’une heure de Val-d’Or. Je suis venue la rejoindre au printemps 2016 et nous y avons acheté une maison. »

« Avant de connaître Émilie, je ne savais rien de l’Abitibi. Je trouvais que c’était loin de Montréal! Je n’aurais alors pas pu penser qu’au moins une fois par année, je conduirais pendant six heures depuis Val-d’Or sur la route de la Baie-James, pour me rendre encore plus au nord, chez notre client de Nemaksa. »

Par-dessus tout, Andréanne aime la proximité de la nature, de même que la solidarité qui règne dans sa région d’adoption. « Les liens sont plus faciles à créer qu’à Montréal. Nous avons un bon réseau d’amis et je m’entends très bien avec mes beaux-parents. Aujourd’hui, je ne m’imagine pas vivre ailleurs. Ma famille me manque, mais cela mis à part, j’ai trouvé ici tout ce qui compte pour moi. »

Le couple en est désormais à l’étape d’avoir un enfant. « Je ne pourrais pas souhaiter un meilleur environnement pour continuer à progresser dans ma carrière, tout en ayant une belle vie de famille », conclut-elle d’un ton joyeux.

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08 Mar 2018

Directrice principale – Conseil en management
Bureau de Sherbrooke

Valeur CLAIRE : EXCELLENCE

 

« La satisfaction de la clientèle est ma grande source de motivation. Je suis très fière lorsque je me rends compte qu’un client considère nos honoraires comme un investissement et non comme une dépense. »

 

Christiane a appris très tôt la valeur du travail. À seulement neuf ans, elle donnait un coup de main dans la petite boucherie que possédait son père à Grand-Mère, en Mauricie.

« Je plaçais des boîtes de conserve sur les étagères, puis au fil des ans, j’ai eu davantage de responsabilités. J’aimais tout particulièrement servir les clients, ce qui m’a obligée à dompter ma timidité. À 16 ans, j’avais un boulot de fin de semaine dans une pharmacie, pour payer mes effets scolaires et mes vêtements. À l’école, je réussissais bien parce que j’y consacrais les efforts qu’il fallait. C’est dans mon ADN de travailler beaucoup, je n’ai jamais remis cela en question. »

Diplôme d’études professionnelles en poche, Christiane travaille une dizaine d’années dans le secteur bancaire, puis comme représentante pour une multinationale. Dans la trentaine, elle décide de quitter le marché du travail afin d’entreprendre un baccalauréat en sciences comptables à l’Université de Sherbrooke. Elle enchaîne avec la maîtrise. « J’ai trimé dur. Le 25 novembre 1999, quand j’ai appris que j’avais réussi l’EFU, j’ai vécu le plus beau jour de ma vie », affirme-t-elle.

Avec le recul, elle pose un regard lucide et ému sur son parcours. « Des épreuves se sont dressées tôt sur ma route et j’ai reçu peu de soutien pour les affronter. Mon père s’est enlevé la vie quand j’avais 19 ans et ce n’est que récemment que j’ai fait la paix avec cet événement douloureux. Je n’ai pu compter que sur moi-même pour trouver la force de repousser mes limites, afin de tracer ma propre voie. »

« Je pense que mes origines modestes, poursuit-elle, de même que les embûches que j’ai dû surmonter pour me rendre où je voulais, ont favorisé mon ouverture envers les gens. Cela me touche énormément lorsqu’une personne me dit que je l’ai inspirée à faire quelque chose qu’elle désirait, mais croyait hors de sa portée. »

La directrice principale se fait un point d’honneur de prodiguer ses encouragements et de transmettre son savoir aux membres de son équipe. « Mais parfois cela me joue des tours, précise-t-elle en riant. Il y a deux ans, l’une des jeunes recrues que je coachais m’a annoncé qu’il partait travailler en France. Il m’a dit que c’était parce que je lui avais appris à avoir foi en ses moyens qu’il avait accepté de dépasser ses craintes devant l’inconnu ».

La passion qui mène au sommet

Christiane est à l’emploi de Raymond Chabot Grant Thornton depuis 2010. Son intérêt pour le contact avec la clientèle, découvert dans l’enfance, n’a jamais fléchi. « C’est ce qui me fait vibrer au quotidien. La satisfaction de la clientèle est ma grande source de motivation. Je suis très fière lorsque je me rends compte qu’un client considère nos honoraires comme un investissement et non comme une dépense. »

Elle aime tout particulièrement la variété qu’offrent les mandats de conseil en management. « Je me plais à dire que ma spécialité, c’est la diversité! C’est un atout certain que d’être en mesure d’aider nos clients dans un large éventail de domaines et de situations. Je ne me présente toutefois pas comme quelqu’un qui a tout vu et qui sait tout : s’il me manque des connaissances dans un dossier, je vais m’organiser pour les acquérir. Peu importe son envergure, j’accomplis chaque mandat comme si c’était ma propre entreprise. »

Elle nous confie mettre la même intensité dans tout ce qu’elle entreprend. « Qu’il s’agisse de mes activités professionnelles ou de mon implication bénévole, ou même de cuisiner ou de prévoir en détail l’itinéraire d’un voyage : je fais tout avec passion! »

En 2015, elle participe à un voyage organisé par l’un de ses collègues : l’ascension du Kilimandjaro, qui a permis de collecter des fonds destinés à des projets spéciaux pour les jeunes de Lac-Mégantic. « Notre groupe de quatorze personnes a amassé 42 000 $. Je me suis préparée intensément. En six mois, j’ai marché 450 kilomètres. L’entraînement s’est révélé plus difficile que prévu, à cause d’une foulure de la cheville qui m’a forcée à m’arrêter pendant deux semaines, mais je trouvais que l’aventure en valait la peine. Elle m’a vraiment permis de me dépasser à plusieurs niveaux. »

Cette femme énergique a-t-elle d’autres rêves en réserve? « J’aimerais prendre le temps d’écrire un livre. Pas nécessairement dans le but de publier, mais pour moi-même, afin de revisiter des moments importants de ma vie », conclut-elle.

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08 Mar 2018

Directrice – Certification
Bureau de Chandler

Valeur CLAIRE : LEADERSHIP

 

« Je ne m’étais jamais perçue comme une leader, alors que des gens autour de moi m’ont dit que c’était évident pour eux. Cette formation a changé la perception que j’avais de moi-même. »

 

Le père de Caroline souhaitait que sa fille unique fasse des études universitaires. « Il aimait son métier de mécanicien, mais il regrettait de n’avoir pas eu la chance d’aller à l’école plus longtemps. J’étais la fille à papa et je le suivais partout. Quand je lui demandais de me montrer comment faire un changement d’huile, par exemple, il disait non. Il ne voulait pas que j’apprenne la mécanique, de peur que ce domaine m’intéresse et que je renonce à avoir un métier offrant de meilleures conditions. »

En septembre 2004, à 19 ans, Caroline quitte le domicile de ses parents, à Grande-Rivière en Gaspésie, pour vivre en appartement à Rimouski et débuter son baccalauréat en sciences comptables à l’UQAR. « Trois semaines après le début de la session, l’impensable est survenu : ma cousine est venue m’annoncer que mon père venait de perdre la vie dans un accident de VTT, en allant à la chasse. Mon monde a basculé. »

La jeune femme doit affronter cette douloureuse perte tout en soutenant sa mère, sourde de naissance, qui dépendait de son mari pour plusieurs aspects de la vie quotidienne. « Elle m’a demandé d’interrompre temporairement mes études pour revenir vivre avec elle. Je la comprenais, bien sûr, mais j’étais déchirée entre rester auprès d’elle ou continuer mes études, d’autant plus qu’il s’agissait d’un projet important aux yeux de mon père. Abandonner, cela aurait été un peu comme le décevoir. »

« J’ai donc communiqué avec chacun de mes professeurs pour dire que j’étudierais par moi-même à la maison et me rendrais à l’université seulement pour les examens. Ils ont accepté. L’un d’eux m’a toutefois précisé qu’il ne croyait pas que je réussirais, en autodidacte. Or j’ai obtenu un A+ à ce cours! »

Caroline rejoint l’équipe du bureau de Chandler en 2009, après avoir travaillé près de deux années à Rimouski. « J’étais très heureuse de revenir m’établir à Grande-Rivière et de pouvoir travailler à seulement quinze minutes de-là. J’ai acheté la maison familiale, que nous avons rénovée, afin que ma mère puisse vivre en toute sécurité avec mon conjoint et moi, dans son propre appartement au sous-sol. Puis l’année suivante s’est révélée riche en belles émotions : j’ai obtenu mon titre de comptable et j’ai appris que j’étais enceinte de jumelles. »

Un leadership insoupçonné

« Avec mes douze collègues, explique Caroline, nous formons une grande famille. Certains sont ici depuis 35, 40 ans! Nous partageons les joies des uns et des autres. Quand quelqu’un vit un moment difficile, nous sommes tous attristés et solidaires. »

À titre de leader de l’équipe, elle accorde une grande importance à l’ambiance de travail. « Nous faisons notre travail avec sérieux, tout en ayant du plaisir. Les stagiaires qui doivent repartir d’ici le font à contrecoeur! Travailler ne doit pas être un fardeau et je fais tout ce que je peux pour que mon équipe passe ses journées dans la joie. On me fait souvent la remarque que je suis toujours souriante. »

En 2016, Caroline a eu une révélation en participant à une formation à Québec. « Les évaluations, ainsi que les commentaires du formateur, m’ont fait prendre conscience de mon style de leadership qui n’est pas conventionnel ni hiérarchique. Je ne m’étais jamais perçue comme une leader, alors que des gens autour de moi m’ont dit que c’était évident pour eux. Cette formation a changé la perception que j’avais de moi-même et a eu un impact positif sur ma carrière en tant que relève au bureau de Chandler. »

Elle ajoute : « Ici, je peux compter sur Richard Chrétien, notre associé, pour me pousser à relever des défis. C’est grâce à lui que je continue de grandir. Je me ferme les yeux, je respire un grand coup et je me lance! », s’exclame la jeune directrice, en ponctuant ses propos de son rire cristallin.

Caroline a-t-elle un projet particulier, un rêve qu’elle aimerait réaliser? « Pour le moment, j’ai tout ce que je désire et surtout, je me trouve privilégiée d’être entourée de belles personnes, au travail comme au sein de ma famille. Je veux continuer de savourer la vie à pleines dents et saisir toutes les occasions qui se présentent sur mon chemin. »

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08 Mar 2018

Directrice principale – Fiscalité
Bureau de Montréal

Valeur CLAIRE : RESPONSABILITÉ

 

« Ce sont les PME qui créent les emplois chez nous. Je ne cesserai jamais d’être impressionnée lorsque je visite une usine. Je trouve que les Québécois sont audacieux en affaires! »

 

Après un baccalauréat en administration des affaires, Mireille a travaillé plusieurs années pour le Service d’Aide aux Jeunes Entrepreneurs (SAJE), un organisme de soutien au démarrage d’entreprises. « J’aidais des gens à se lancer en affaires. J’ai une grande admiration pour ceux et celles qui ont la fibre entrepreneuriale et un immense respect pour leur passion et leur sens du risque. »

Mireille a ensuite obtenu une maîtrise en sciences économiques, tout en enseignant à l’éducation des adultes, encore une fois à des entrepreneurs. Elle a ensuite travaillé au sein d’un grand cabinet-conseil international pendant douze ans. Elle avait réalisé divers mandats à travers le Canada et dans différentes villes européennes quand, en 2008, on lui offre d’aller s’établir à Paris pour une durée de deux ans.

« Cette offre m’enthousiasmait beaucoup. Tout était réglé et j’étais prête à partir lorsque j’ai appris que mon père n’en avait plus que pour trois mois à vivre. Sans hésiter, j’ai fait une croix sur ce séjour à Paris. C’était clair pour moi que ma place était auprès de mon père ici à Montréal. J’ai pris congé afin d’être pleinement disponible, hors du tourbillon de la vie professionnelle, pour profiter du temps qu’il me restait avec lui. Nous nous sommes beaucoup parlé, je lui faisais la lecture. Même nos silences furent des occasions de rapprochement. Nous avons partagé de tendres et grands moments. Dans nos vies en effervescence et axées sur la productivité, nous oublions souvent que la lenteur et les moments de recueillement et de partage nous permettent de puiser en nous des ressources insoupçonnées. »

À son arrivée en 2009 chez Raymond Chabot Grant Thornton, l’économiste est emballée à la perspective d’avoir des PME comme clientes. « Ce sont les PME qui créent les emplois chez nous. Je ne cesserai jamais d’être impressionnée lorsque je visite une usine. Je trouve que les Québécois sont audacieux en affaires! L’une des raisons pour lesquelles j’adore mon travail, c’est qu’il me permet de côtoyer une riche diversité d’univers, puisque nous avons des clients dans de nombreux secteurs d’activités. »

Les liens humains avant tout

Mireille nous décrit avec chaleur les relations qu’elle entretient avec son équipe.  « Nous nous spécialisons dans les services-conseils en matière de prix de transfert pour des opérations transfrontalières entre sociétés affiliées. Cela ne s’apprend pas sur les bancs d’école. La formation de la relève est donc très importante. J’adore transmettre mon expertise auprès des jeunes, que je trouve remarquables, ouverts, empathiques et solidaires. Côtoyer des collègues plus jeunes m’apporte beaucoup : leur vision est neuve et originale. »

« J’apprécie beaucoup travailler avec mes collègues. En plus, nous partageons les mêmes valeurs. À titre d’exemple, lorsque je dois prendre soin de ma mère âgée, ils s’informent de son état et se montrent solidaires face à mes contraintes d’horaires. »

Mireille estime toutefois qu’au-delà des responsabilités individuelles, la question de la place des aînés vulnérables mérite une réflexion plus globale. « Les difficultés de la conciliation travail-famille ne concernent pas uniquement les gens qui ont de jeunes enfants, mais également les proches aidants. Comme société qui fait face au vieillissement de sa population, nous allons devoir nous questionner sur les moyens à mettre en œuvre pour que les gens encore actifs sur le marché du travail puissent s’occuper de leurs parents en perte d’autonomie. »

Quel projet Mireille aimerait-elle concrétiser lorsqu’elle aura davantage de liberté? « J’aimerais faire plusieurs voyages, notamment dans des endroits où je pourrais faire de la plongée et de la voile, car j’adore les sports nautiques. Depuis environ deux ans, je m’intéresse beaucoup au sort des primates, plus spécifiquement à celui des orangs-outans, sachant que la production d’huile de palme menace dangereusement leur habitat. Sur l’île de Sumatra, en Indonésie, se trouve un parc national qui est un immense sanctuaire où les orangs-outans vivent sans avoir à craindre les braconniers. J’aimerais aller le visiter », répond-elle avec une pointe d’excitation dans la voix.