08 Mar 2018

Directrice – Certification
Bureau de Chandler

Valeur CLAIRE : LEADERSHIP

 

« Je ne m’étais jamais perçue comme une leader, alors que des gens autour de moi m’ont dit que c’était évident pour eux. Cette formation a changé la perception que j’avais de moi-même. »

 

Le père de Caroline souhaitait que sa fille unique fasse des études universitaires. « Il aimait son métier de mécanicien, mais il regrettait de n’avoir pas eu la chance d’aller à l’école plus longtemps. J’étais la fille à papa et je le suivais partout. Quand je lui demandais de me montrer comment faire un changement d’huile, par exemple, il disait non. Il ne voulait pas que j’apprenne la mécanique, de peur que ce domaine m’intéresse et que je renonce à avoir un métier offrant de meilleures conditions. »

En septembre 2004, à 19 ans, Caroline quitte le domicile de ses parents, à Grande-Rivière en Gaspésie, pour vivre en appartement à Rimouski et débuter son baccalauréat en sciences comptables à l’UQAR. « Trois semaines après le début de la session, l’impensable est survenu : ma cousine est venue m’annoncer que mon père venait de perdre la vie dans un accident de VTT, en allant à la chasse. Mon monde a basculé. »

La jeune femme doit affronter cette douloureuse perte tout en soutenant sa mère, sourde de naissance, qui dépendait de son mari pour plusieurs aspects de la vie quotidienne. « Elle m’a demandé d’interrompre temporairement mes études pour revenir vivre avec elle. Je la comprenais, bien sûr, mais j’étais déchirée entre rester auprès d’elle ou continuer mes études, d’autant plus qu’il s’agissait d’un projet important aux yeux de mon père. Abandonner, cela aurait été un peu comme le décevoir. »

« J’ai donc communiqué avec chacun de mes professeurs pour dire que j’étudierais par moi-même à la maison et me rendrais à l’université seulement pour les examens. Ils ont accepté. L’un d’eux m’a toutefois précisé qu’il ne croyait pas que je réussirais, en autodidacte. Or j’ai obtenu un A+ à ce cours! »

Caroline rejoint l’équipe du bureau de Chandler en 2009, après avoir travaillé près de deux années à Rimouski. « J’étais très heureuse de revenir m’établir à Grande-Rivière et de pouvoir travailler à seulement quinze minutes de-là. J’ai acheté la maison familiale, que nous avons rénovée, afin que ma mère puisse vivre en toute sécurité avec mon conjoint et moi, dans son propre appartement au sous-sol. Puis l’année suivante s’est révélée riche en belles émotions : j’ai obtenu mon titre de comptable et j’ai appris que j’étais enceinte de jumelles. »

Un leadership insoupçonné

« Avec mes douze collègues, explique Caroline, nous formons une grande famille. Certains sont ici depuis 35, 40 ans! Nous partageons les joies des uns et des autres. Quand quelqu’un vit un moment difficile, nous sommes tous attristés et solidaires. »

À titre de leader de l’équipe, elle accorde une grande importance à l’ambiance de travail. « Nous faisons notre travail avec sérieux, tout en ayant du plaisir. Les stagiaires qui doivent repartir d’ici le font à contrecoeur! Travailler ne doit pas être un fardeau et je fais tout ce que je peux pour que mon équipe passe ses journées dans la joie. On me fait souvent la remarque que je suis toujours souriante. »

En 2016, Caroline a eu une révélation en participant à une formation à Québec. « Les évaluations, ainsi que les commentaires du formateur, m’ont fait prendre conscience de mon style de leadership qui n’est pas conventionnel ni hiérarchique. Je ne m’étais jamais perçue comme une leader, alors que des gens autour de moi m’ont dit que c’était évident pour eux. Cette formation a changé la perception que j’avais de moi-même et a eu un impact positif sur ma carrière en tant que relève au bureau de Chandler. »

Elle ajoute : « Ici, je peux compter sur Richard Chrétien, notre associé, pour me pousser à relever des défis. C’est grâce à lui que je continue de grandir. Je me ferme les yeux, je respire un grand coup et je me lance! », s’exclame la jeune directrice, en ponctuant ses propos de son rire cristallin.

Caroline a-t-elle un projet particulier, un rêve qu’elle aimerait réaliser? « Pour le moment, j’ai tout ce que je désire et surtout, je me trouve privilégiée d’être entourée de belles personnes, au travail comme au sein de ma famille. Je veux continuer de savourer la vie à pleines dents et saisir toutes les occasions qui se présentent sur mon chemin. »

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08 Mar 2018

Directrice principale – Fiscalité
Bureau de Montréal

Valeur CLAIRE : RESPONSABILITÉ

 

« Ce sont les PME qui créent les emplois chez nous. Je ne cesserai jamais d’être impressionnée lorsque je visite une usine. Je trouve que les Québécois sont audacieux en affaires! »

 

Après un baccalauréat en administration des affaires, Mireille a travaillé plusieurs années pour le Service d’Aide aux Jeunes Entrepreneurs (SAJE), un organisme de soutien au démarrage d’entreprises. « J’aidais des gens à se lancer en affaires. J’ai une grande admiration pour ceux et celles qui ont la fibre entrepreneuriale et un immense respect pour leur passion et leur sens du risque. »

Mireille a ensuite obtenu une maîtrise en sciences économiques, tout en enseignant à l’éducation des adultes, encore une fois à des entrepreneurs. Elle a ensuite travaillé au sein d’un grand cabinet-conseil international pendant douze ans. Elle avait réalisé divers mandats à travers le Canada et dans différentes villes européennes quand, en 2008, on lui offre d’aller s’établir à Paris pour une durée de deux ans.

« Cette offre m’enthousiasmait beaucoup. Tout était réglé et j’étais prête à partir lorsque j’ai appris que mon père n’en avait plus que pour trois mois à vivre. Sans hésiter, j’ai fait une croix sur ce séjour à Paris. C’était clair pour moi que ma place était auprès de mon père ici à Montréal. J’ai pris congé afin d’être pleinement disponible, hors du tourbillon de la vie professionnelle, pour profiter du temps qu’il me restait avec lui. Nous nous sommes beaucoup parlé, je lui faisais la lecture. Même nos silences furent des occasions de rapprochement. Nous avons partagé de tendres et grands moments. Dans nos vies en effervescence et axées sur la productivité, nous oublions souvent que la lenteur et les moments de recueillement et de partage nous permettent de puiser en nous des ressources insoupçonnées. »

À son arrivée en 2009 chez Raymond Chabot Grant Thornton, l’économiste est emballée à la perspective d’avoir des PME comme clientes. « Ce sont les PME qui créent les emplois chez nous. Je ne cesserai jamais d’être impressionnée lorsque je visite une usine. Je trouve que les Québécois sont audacieux en affaires! L’une des raisons pour lesquelles j’adore mon travail, c’est qu’il me permet de côtoyer une riche diversité d’univers, puisque nous avons des clients dans de nombreux secteurs d’activités. »

Les liens humains avant tout

Mireille nous décrit avec chaleur les relations qu’elle entretient avec son équipe.  « Nous nous spécialisons dans les services-conseils en matière de prix de transfert pour des opérations transfrontalières entre sociétés affiliées. Cela ne s’apprend pas sur les bancs d’école. La formation de la relève est donc très importante. J’adore transmettre mon expertise auprès des jeunes, que je trouve remarquables, ouverts, empathiques et solidaires. Côtoyer des collègues plus jeunes m’apporte beaucoup : leur vision est neuve et originale. »

« J’apprécie beaucoup travailler avec mes collègues. En plus, nous partageons les mêmes valeurs. À titre d’exemple, lorsque je dois prendre soin de ma mère âgée, ils s’informent de son état et se montrent solidaires face à mes contraintes d’horaires. »

Mireille estime toutefois qu’au-delà des responsabilités individuelles, la question de la place des aînés vulnérables mérite une réflexion plus globale. « Les difficultés de la conciliation travail-famille ne concernent pas uniquement les gens qui ont de jeunes enfants, mais également les proches aidants. Comme société qui fait face au vieillissement de sa population, nous allons devoir nous questionner sur les moyens à mettre en œuvre pour que les gens encore actifs sur le marché du travail puissent s’occuper de leurs parents en perte d’autonomie. »

Quel projet Mireille aimerait-elle concrétiser lorsqu’elle aura davantage de liberté? « J’aimerais faire plusieurs voyages, notamment dans des endroits où je pourrais faire de la plongée et de la voile, car j’adore les sports nautiques. Depuis environ deux ans, je m’intéresse beaucoup au sort des primates, plus spécifiquement à celui des orangs-outans, sachant que la production d’huile de palme menace dangereusement leur habitat. Sur l’île de Sumatra, en Indonésie, se trouve un parc national qui est un immense sanctuaire où les orangs-outans vivent sans avoir à craindre les braconniers. J’aimerais aller le visiter », répond-elle avec une pointe d’excitation dans la voix.

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08 Mar 2018

Première directrice principale – Insolvabilité (commercial), groupe Redressement et insolvabilité
Bureau de Montréal

Valeur CLAIRE : INTÉGRITÉ

 

« Mon cheminement professionnel est en quelque sorte un parcours sur mesure, qui s’est dessiné en fonction des occasions qui se sont présentées à moi au sein du cabinet. »

 

D’entrée de jeu, Geneviève nous fait part de ses réticences. « Je suis une personne réservée qui ne cherche pas à avoir les projecteurs sur elle. Je n’ai pas de grandes réalisations professionnelles à partager. » Elle accepte de se prêter à l’entretien lorsqu’on lui explique qu’il s’agit tout simplement de présenter son parcours professionnel, à travers les valeurs qui sont importantes pour elle.

Geneviève est née à l’île d’ Orléans. « Dès le début du secondaire, j’ai travaillé de 20 à 30 heures par semaine, parallèlement à mes études. J’étais impatiente d’acquérir ma liberté, de faire mes choix! Je réussissais bien à l’école. Je ne savais pas exactement ce que je voulais faire plus tard, mais mes emplois étudiants m’avaient amenée à savoir ce que je ne voulais pas. Une fois les sciences de la santé et les sciences pures écartées, je me suis dit que des études en administration m’ouvraient grandes les portes pour plusieurs carrières. »

Elle choisit de devenir comptable et commence ses stages en 2000 au bureau de Québec. Elle y reste après avoir obtenu son titre. « J’ai appris beaucoup en certification. J’aimais tout particulièrement réaliser des mandats pour les PME, qui permettent de toucher à tous les aspects du mandat, comme la fiscalité, et pas seulement celui d’audit. C’est vraiment très formateur. »

En 2002, un des collègues de Geneviève est transféré au groupe de redressement et insolvabilité et l’incite à faire le saut elle aussi, ce qu’elle fait en 2003. « Cela me convenait tout à fait de pouvoir découvrir un autre domaine en restant au sein du même cabinet. Je ne me voyais pas progresser plus longtemps en audit. »

« Une fois mes études terminées, je n’ai eu qu’un seul employeur : Raymond Chabot Grant Thornton. J’en suis fière », affirme Geneviève.

Peu de temps après son arrivée au groupe de redressement et insolvabilité , on lui offre de débuter sa formation pour obtenir sa licence de syndic autorisée en insolvabilité. « Je trouvais que c’était un bon moment pour faire cette formation exigeante, qui à l’époque se déroulait sur trois ans. L’obtention de la licence nécessite la réussite de plusieurs examens, dont un examen oral devant jury. »

Privilégier la conciliation travail-famille

À propos de sa façon de mener sa vie, Geneviève explique : « Je ne suis pas quelqu’un qui planifie longtemps à l’avance. En fait, je trouverais ennuyant de savoir exactement où je m’en vais. Jusqu’à présent, mon cheminement professionnel est en quelque sorte un parcours sur mesure, qui s’est dessiné en fonction des opportunités qui se sont présentées à moi au sein du cabinet. »

Elle enchaîne : « Je fonctionne de cette façon dans ma vie personnelle aussi. À 30 ans, je ne pensais pas du tout à fonder une famille, puis à 31 ans j’étais mère de mon premier enfant et six ans plus tard, j’en avais trois! »

Depuis 15 ans, Geneviève travaille en redressement et insolvabilité au bureau de Montréal. « J’ai rejoint à Montréal celui qui est devenu mon conjoint et le père de mes enfants. La semaine de quatre jours est devenue la meilleure option pour concilier travail et vie de famille. Je veux me réaliser professionnellement, mais pas question de faire des sacrifices sur le plan familial. À un certain moment, j’ai dû faire une mise au point et réaffirmer cette priorité. »

« Depuis un an, précise Geneviève, mon rôle au sein de l’équipe s’est transformé. Je fais davantage de supervision et d’accompagnement des recrues. J’agis comme intermédiaire entre les membres de l’équipe et les associés. Avec cette structure, nous gagnons en cohésion et en efficacité, et cela facilitera à long terme la rétention du personnel, qui est l’une des priorités de notre groupe. »

Quel mot décrirait le mieux son style de leadership? « Simplicité. Le décorum et la hiérarchie ne m’intéressent aucunement. Tout le monde est traité avec la même attention. Ma porte est toujours ouverte, c’est un feu roulant dans mon bureau! Les membres de mon équipe vous diraient sûrement que je suis très disponible et pas compliquée. »

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08 Mar 2018

Directrice principale – Conseil en management
Bureau de Dolbeau-Mistassini

Valeur CLAIRE : COLLABORATION

 

« C’est facile de prendre le crédit quand on agit comme directrice d’un projet, mais n’oublions pas que tous les accomplissements sont le fruit d’un travail d’équipe. »

 

Isabelle est native de Saint-Félicien au Saguenay-Lac-Saint-Jean. À seulement 21 ans, elle avait en poche son diplôme de baccalauréat en travail social de l’Université du Québec à Chicoutimi.

« J’ai ensuite travaillé pour des organismes communautaires et des fondations. Rapidement, j’ai touché à la gestion et à l’administration. Mes forces étaient davantage à ce niveau. La vie fait bien les choses, parce que oui, je suis une personne pour qui les relations humaines comptent beaucoup, mais je ne sais pas si j’aurais aimé intervenir sur le terrain, en tant que travailleuse sociale. J’ai fait un baccalauréat en administration des affaires par la suite. C’est à travers mon travail de gestionnaire, et maintenant de consultante, que j’aide les gens. »

La collaboration et l’entraide sont des valeurs très importantes pour Isabelle. « C’est facile de prendre le crédit quand on agit comme directrice d’un projet, mais n’oublions pas que tous les accomplissements sont le fruit d’un travail d’équipe. Je crois énormément à la puissance de l’addition des compétences de chaque personne. Je considère l’humilité comme une belle qualité, que l’on associe parfois à tort au manque de confiance en soi. »

« Ce qui compte pour moi dans ma vie professionnelle, enchaîne-t-elle, c’est d’avoir les coudées franches pour insuffler ma vision. Voilà pourquoi j’apprécie autant le soutien et la confiance d’Éric Dufour, notre associé responsable de conseil en management et le vice-président pour notre région. Il me donne le feu vert pour implanter ce en quoi je crois vraiment. J’estime que les bons gestionnaires savent faire progresser les gens autour d’eux. »

Le commentaire qui lui fait le plus plaisir? « Cela me rend heureuse quand un client nous dit que nous avons fait une véritable différence pour lui et pour son organisation, que nous lui avons ouvert de nouvelles perspectives », répond-elle.

Reconnaître le caractère précieux de la vie

Au début de la vingtaine, Isabelle a perdu son père, puis huit ans plus tard, sa sœur aînée âgée de 36 ans. « Perdre deux êtres chers si tôt dans la vie, c’est marquant. Sans oublier que j’ai été témoin de la souffrance de ma mère. Elle n’avait pas été épargnée par les épreuves – elle était orpheline à 16 ans et a été veuve deux fois – mais le décès d’une de ses quatre filles, c’était trop. Elle n’a plus jamais été la même après. Elle avait le bonheur moins facile. Le fait que la vie est fragile et précieuse, j’en ai été consciente dès mon jeune âge. »

Isabelle parle avec admiration de sa mère, décédée il y a tout juste un an. « Elle était la preuve vivante qu’il est possible de mener de front carrière et maternité. Elle a travaillé comme infirmière tout en s’occupant de sa famille avec grand soin. Elle m’a servi de modèle quand j’ai eu mon fils. »

« Mon conjoint et moi avons tous deux une nature indépendante », précise-t-elle lorsque nous lui posons des questions sur ses loisirs. « Nous sommes souvent en famille et apprécions particulièrement aller à notre chalet en forêt, mais nous pratiquons aussi des activités séparément. J’aime faire une sortie culturelle avec une amie ou partir une fin de semaine en ski alpin seule avec mon fils Charles-Étienne. Lui et moi partons toujours en vacances une semaine l’été. C’est en quelque sorte un rituel mère-fils que nous nous plaisons à perpétuer d’année en année. »

Faisant le bilan de ses dix premiers mois chez Raymond Chabot Grant Thornton, Isabelle résume : « C’était une étape importante à franchir dans mon parcours professionnel et il y a eu des moments vertigineux! Mon fils a maintenant 14 ans, je me sens de plus en plus libre de m’investir dans ma carrière. J’ai davantage d’aisance dans mes nouvelles fonctions et je souhaite en acquérir encore. »