04 Mar 2014

Étude annuelle de Grant Thornton International sur l’industrie minière

Toronto, le 4 mars 2014 – Malgré la conjoncture difficile à laquelle l’industrie minière est confrontée, un certain optimisme semble renaître chez les dirigeants des petites sociétés minières canadiennes, en particulier au Québec, où l’adoption au mois de décembre du projet de loi 70 réformant la Loi sur les mines procure enfin à l’industrie un cadre réglementaire stable et prévisible, ce qui aidera les sociétés minières d’ici à se préparer pour le prochain cycle haussier du marché des mines et des métaux, lequel est espéré partout dans le monde. De plus, l’annonce récente, par le gouvernement du Québec, de son soutien à l’exploration du potentiel pétrolier dans l’île d’Anticosti est perçue par l’industrie minière comme un signal très positif à l’égard du secteur des ressources naturelles. Néanmoins, le financement, l’accès aux infrastructures et l’aide gouvernementale demeurent des enjeux de taille pour les dirigeants de ces entreprises.

C’est ce que démontre l’édition 2014 de l’étude annuelle de Grant Thornton International sur l’industrie minière, dont les résultats préliminaires ont été dévoilés en primeur ce matin, dans le cadre du congrès de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (ACPE), à Toronto.

Le défi du financement

Près de 27 % des petites sociétés minières canadiennes constatent qu’elles auront besoin de fonds additionnels d’ici les six prochains mois. « Lorsque nous avons effectué notre enquête, l’an dernier à pareille date, ce chiffre était de 38 % pour l’ensemble des entreprises, ce qui signifie que la situation a peu évolué et que le défi du financement demeure entier pour les petites sociétés minières. La consolidation des sociétés minières d’exploration combinée avec la disparition de sociétés qui étaient dans des situations financières précaires ainsi que la baisse du marché boursier dans l’industrie minière expliquent qu’il y a une certaine diminution du nombre d’entreprises en recherche de financement. Toutefois, les besoins demeurent élevés », explique Anand Beejan, associé et leader du secteur minier chez Raymond Chabot Grant Thornton.

L’enquête démontre, par ailleurs, que les sociétés minières canadiennes considèrent le financement comme leur principal facteur de croissance (à 41 %). « La recherche demeure bien réelle et explique notamment pourquoi les sociétés doivent se tourner vers des moyens de financement alternatifs, tels que des ententes de petites sociétés avec des sociétés majeures en contrepartie d’options d’achat d’une partie importante d’un projet, des dettes convertibles, la vente d’un pourcentage d’actions de la société en contrepartie d’un financement garanti par les productions futures ou encore des financements privés », précise Anand Beejan.

Un soutien gouvernemental nécessaire

Seuls 26 % des petites sociétés minières canadiennes affirment recevoir du soutien du gouvernement provincial. Ce pourcentage chute à 3 % lorsqu’il est question du soutien du gouvernement fédéral. Or ce soutien est crucial pour les petites sociétés minières, qui voient également la réglementation gouvernementale comme le principal obstacle à leur croissance, à 55 %. « En faisant adopter la Loi 70, avec l’aide des partis d’opposition, le gouvernement du Québec a fait un geste concret pour soutenir le développement de l’industrie minière, déclare M. Beejan. Cet effort gouvernemental doit se poursuivre, notamment du côté d’Ottawa, dont le soutien à l’industrie demeure très marginal, ainsi que le démontrent les résultats de notre enquête. »

Les infrastructures, un élément crucial pour les projets québécois

L’amélioration des infrastructures est aussi essentielle pour les petites sociétés minières canadiennes. En effet, 29 % des répondants précisent que l’amélioration des infrastructures est critique pour leur projet et que ce dernier ne pourra pas continuer sans développements supplémentaires et importants des infrastructures. Environ la moitié des autres répondants (47 %) affirme que leur projet ne pourra atteindre son plein potentiel dans les délais raisonnables sans de tels investissements.

« La concurrence mondiale est importante dans le secteur minier, souligne M. Beejan. De nos jours, les projets miniers nécessitent d’importantes injections de capitaux pour l’exploration, la mise en valeur et la construction de sites miniers. Or, ces investissements massifs n’ont de sens que si les infrastructures (routes, lignes de chemin de fer, facilités portuaires) sont en place, ce qui passe nécessairement par une participation gouvernementale. Pour nous assurer que le Canada demeure attractif, nous devons appuyer les sociétés minières afin de trouver des solutions financières viables et de nouveaux modèles de financement des infrastructures qui permettent de faire avancer les projets », a conclu Anand Beejan.

Les résultats complets de l’édition 2014 de l’étude annuelle de Grant Thornton International sur l’industrie minière seront dévoilés dans les prochaines semaines.

À propos de Raymond Chabot Grant Thornton

Fondée en 1948, Raymond Chabot Grant Thornton figure aujourd’hui parmi les chefs de file dans les domaines de la certification, de la fiscalité, des services-conseils, du redressement d’entreprises et de l’insolvabilité. Cette force repose sur une équipe de plus de 2 400 personnes, dont quelque 230 associés, réparties dans plus de 100 bureaux au Québec, dans l’est de l’Ontario et au Nouveau-Brunswick. Soulignons également que, depuis plus de 30 ans, Raymond Chabot Grant Thornton est membre de Grant Thornton International Ltd, offrant à sa clientèle l’accès à l’expertise de sociétés membres et sociétés représentantes dans plus de 100 pays.

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Source :

Marie-Eve Carignan
Directrice, communication – relations publiques
Raymond Chabot Grant Thornton
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Carignan.Marie-Eve@rcgt.com

Renseignements :

Marc Poisson
Conseiller
Le Cabinet de relations publiques NATIONAL
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