06 Oct 2011

Raymond Chabot Grant Thornton rend public les résultats d’un sondage portant sur l’optimisme des gens d’affaires. Les données du Grant Thornton International Business Report (IBR) indiquent que le Canada fait bonne figure à l’échelle internationale quant aux perspectives économiques. Les gens d’affaires du Canada sont notamment optimistes à l’égard des prévisions d’embauche, de croissance du PIB, de rentabilité des entreprises, ainsi que des prévisions de revenus et d’investissements dans les infrastructures et la machinerie.

Si le Canada se classe 6e à l’échelle mondiale derrière les Philippines, la Géorgie, les Émirats Arabes Unis, le Mexique et le Chili, il se place premier parmi les pays occidentaux, loin devant l’ensemble des pays européens et les États-Unis. Cette position enviable s’explique notamment par la force du système financier canadien et par la vigueur du dollar canadien qui stimule les investissements dans les infrastructures et la machinerie.

La tendance mondiale est toutefois très pessimiste passant, au cours du dernier trimestre, de 31 % de gens d’affaires optimistes à seulement 3 %. Cette tendance constitue un écart très important par rapport à l’optimisme affiché par les gens d’affaires du Canada, qui se maintient à 60 %. Fait inquiétant, ce pessimisme s’est également étendu aux principaux marchés émergents de la Chine et de l’Inde où 29 points de pourcentage ont été perdus. La confiance des gens d’affaires dans les marchés occidentaux a également été touchée : aux États-Unis, l’optimisme a chuté de 41 % à ­2 % et, dans l’Union européenne, de 34 % à 0 %.

Ces chiffres sont les pires depuis 2009, alors que sévissait la récession mondiale. Et un élément particulièrement inquiétant dans ce sondage est que le sentiment négatif des gens d’affaires concernant le contexte économique semble maintenant compromettre les perspectives de croissance des entreprises.

Les entreprises indiquent en effet qu’elles sentent qu’elles n’ont aucun contrôle sur la manière dont les choses vont tourner. Il semble que les tentatives menées pour créer de la stabilité et stimuler la croissance n’ont tout simplement pas fonctionné. Les éléments qui semblaient permettre une amélioration il y a trois mois ont été remplacés par de l’incertitude. Une baisse plus marquée de la demande a été signalée non seulement en Europe et en Amérique du Nord (particulièrement aux États-Unis), mais aussi dans le BRIC, l’Asie du Sud-Est et l’Asie-Pacifique. À titre indicatif, le même sondage mené il y a deux ans indiquait que les marchés émergents allaient soutenir la reprise mondiale, mais force est de constater que ces marchés souffrent également d’une crise de confiance.

Enfin, ce constat semble particulièrement lié à l’incertitude économique et à l’instabilité financière actuelles à l’échelle internationale, et notamment en Europe. Or, convenir d’un ensemble de mesures visant à rétablir la stabilité et la confiance des investisseurs et des gens d’affaires est sans doute le plus grand défi auquel font face aujourd’hui nos décideurs et gouvernants.

Pour consulter en anglais le Grant Thornton International Business Report (IBR) : http://www.grantthornton.global/en/insights