07 Nov 2014
Emilio B. Imbriglio
Président et chef de la direction | FCPA, FCA, M.B.A, CFE, IAS.A

Chaque vendredi, La Presse Affaires donne la parole aux grands dirigeants du Québec. Le 24 octobre, c’était au tour d’Emilio B. Imbriglio, président et chef de la direction de Raymond Chabot Grant Thornton, de répondre aux cinq questions du PDG de L’Oréal Canada, Frank Kollmar, en entrevue la semaine précédente.

Pour en savoir plus, consultez l’article « Anticiper l’avenir ».

07 Nov 2014  |  Écrit par :

Emilio B. Imbriglio est associé et président et chef de la direction de Raymond Chabot Grant...

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05 Nov 2014
Emilio B. Imbriglio
Président et chef de la direction | FCPA, FCA, M.B.A, CFE, IAS.A

Toronto et Montréal, le 5 novembre 2014 – Selon un nouveau rapport de l’organisation mondiale Grant Thornton, les fusions et acquisitions (F et A) du secteur minier entreront dans une nouvelle ère puisque divers facteurs sont réunis en un alignement presque parfait. Les recherches et l’analyse de Grant Thornton suggèrent qu’après une dernière année au ralenti en matière de transactions, au cours de laquelle leur nombre a chuté pour atteindre la barre des 90 milliards de dollars 1 , un environnement fertile permettra de doubler la valeur des F et A dans le secteur minier par rapport à 2013.

Prise d’élan, le nouveau rapport de Grant Thornton, attribue la résurgence des F et A à la convergence de quatre facteurs principaux ciblés à partir des commentaires de plus de 250 cadres du secteur minier dans le monde. Le premier est que, avec une société d’exploration minière sur dix susceptible d’être administrée et un quart des grandes sociétés minières prévoyant des difficultés relatives à leurs engagements financiers, le marché peut s’attendre à des quantités significatives d’actifs en difficulté et à des évaluations faibles. Les deuxième et troisième facteurs sont liés à un environnement favorable aux regroupements. D’une part, un tiers des dirigeants de sociétés minières envisagent de procéder à une acquisition (35 % de sociétés d’exploration et 32 % de grandes sociétés) et, d’autre part, environ la même proportion des répondants manifestent une volonté de vendre, estimant que leur société sera vendue soit entièrement, soit partiellement (36 % de sociétés d’exploration et 27 % de grandes sociétés ou autres). Le quatrième facteur qui se dégage, c’est que les faibles prix des marchandises constituent un moteur pour les F et A, car ils incitent les entreprises à se regrouper pour profiter d’économies d’échelle et à réduire les coûts de production afin de rester compétitives.

« Le secteur minier est favorable à la résurgence des F et A. Des éléments de cette situation ont déjà pu être observés, comme BHP Billiton qui a annoncé qu’elle se séparait de certains de ses actifs. Un certain nombre de dirigeants de sociétés minières nous ont mentionné qu’ils sont sur le marché pour effectuer des acquisitions, et presque autant nous ont dit qu’ils vendront tout ou partie de leur entreprise cette année. Les possibilités de transactions sont nombreuses, particulièrement pour ceux qui souhaitent profiter d’occasions offertes par des vendeurs en difficulté avant tout redressement du marché des métaux », a souligné Jeremy Jagt, leader national du secteur minier chez Grant Thornton Canada.

« Outre cette demande, nous constatons également sur le marché le retour de l’intérêt des fonds de capital-investissement. Ils ont collecté d’importants volumes de capitaux, soit près de huit milliards de dollars, et souhaitent trouver des occasions d’investissement dans le secteur minier. Si ces appétits persistent, la valeur des transactions devrait doubler en 2014 par rapport à 2013 », a-t-il renchéri.

Anand Beejan, associé et leader du secteur minier de Raymond Chabot Grant Thornton, abonde dans le même sens. « La situation du Québec est relativement similaire à celle constatée dans les autres régions du monde sondées. Il y a presque autant de sociétés minières qui souhaitent acheter des actifs que de sociétés minières qui souhaitent en vendre (44 % versus 48 %), et c’est ce qui explique en partie l’optimisme ambiant malgré la faiblesse de la demande mondiale. Le plus bel exemple de cette situation au Québec, en 2014, demeure l’acquisition d’Osisko en avril dernier par Yamana et Agnico Eagle. »

D’après Grant Thornton, le ralentissement financier a été particulièrement difficile pour les sociétés d’exploration minière : plusieurs centaines d’entre elles traversent encore une situation financière qui menace leur existence. Parmi les sociétés d’exploration minière interrogées, 59 % ont déclaré qu’elles auront besoin de collecter des fonds supplémentaires dans les 12 prochains mois, et un tiers qu’elles envisagent une transaction d’entreprise ou une fusion. Il est probable que les évaluations seront plus faibles compte tenu de la situation financière dans laquelle se trouvent ces entreprises.

« La situation demeure toujours aussi intenable pour les sociétés d’exploration minière quant à leur financement. On constate un peu partout que l’exploration n’a pas la cote sur le plan du capital de risque. De plus, la diminution du niveau d’aide à l’exploration offert par le crédit d’impôt relatif aux ressources annoncées dans le premier budget du ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão, a envoyé un message négatif à l’industrie », a indiqué M. Beejan, tout en ajoutant que « l’on peut comprendre la nécessité de faire des choix pour retrouver l’équilibre budgétaire pour le gouvernement du Québec. Cependant, une telle décision semble paradoxale dans le contexte où ce dernier souhaite la relance du Plan Nord et où c’est un des rares paramètres qu’il contrôle pour attirer les investissements ici. »

En dépit de ce récent pessimiste, les dirigeants et les fournisseurs de l’industrie s’attendent à un redressement du secteur. Ils sont optimistes pour l’avenir et voient la récente instabilité comme une correction, voire une restructuration douloureuse et nécessaire qui mènera à un avenir plus stable.

« Les conditions qui stimulent les F et A n’auraient sans doute jamais été réunies sans la correction des quatre dernières années. Mais, comme l’alignement des planètes, cette situation ne durera probablement pas toujours. Les acheteurs et les vendeurs devront tenir compte de problèmes tels que les évaluations et se préparer à mettre en œuvre des décisions stratégiques », a conclu M. Jagt.

Pour obtenir une copie du rapport, veuillez consulter l’adresse suivante : rcgt.com/rapport-minier-2014.

À propos de Grant Thornton
Grant Thornton est une des principales organisations mondiales de cabinets indépendants en certification, en fiscalité et en services-conseils. Ces cabinets aident des organismes dynamiques à révéler leur potentiel de croissance en leur fournissant des conseils judicieux et innovateurs. Des équipes proactives, dirigées par des associés disponibles dans ces cabinets, se servent de leur vision, de leur expérience et de leur instinct pour comprendre des problèmes complexes pour les clients du secteur public et les sociétés fermées et ouvertes afin de les aider à trouver des solutions. Au sein de Grant Thornton, plus de 38 500 personnes, dans plus de 100 pays, ont comme objectif de faire une différence auprès des clients, des collègues et des collectivités au sein desquelles nous vivons et nous travaillons.

À propos de Raymond Chabot Grant Thornton
Fondée en 1948, Raymond Chabot Grant Thornton figure aujourd’hui parmi les chefs de file dans les domaines de la certification, de la fiscalité, des services-conseils, du redressement d’entreprises et de l’insolvabilité. Cette force repose sur une équipe d’environ 2 400 personnes, dont quelque 230 associés, réparties dans plus de 100 bureaux au Québec, dans l’est de l’Ontario et au Nouveau-Brunswick. Soulignons également que, depuis plus de 30 ans, Raymond Chabot Grant Thornton est membre de Grant Thornton International Ltd, offrant à sa clientèle l’accès à l’expertise de sociétés membres et sociétés représentantes dans plus de 100 pays.

À propos de Grant Thornton LLP au Canada
Grant Thornton LLP est un cabinet canadien d’experts-comptables et d’experts-conseils de premier plan qui fournit aux sociétés fermées et ouvertes des services d’audit et de fiscalité et des services-conseils. Nous aidons des organismes dynamiques à révéler leur potentiel de croissance en leur offrant des conseils judicieux et pratiques au moyen d’une vaste gamme de services. Ensemble, Grant Thornton LLP et Raymond Chabot Grant Thornton S.E.N.C.R.L. au Québec 4 100 personnes réparties dans tout le Canada.

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1  Source : ThomsonONE. À l’exception de la fusion de Glencore International et Xstrata.

Information :

Francis Letendre
Conseiller principal – Relations publiques
Raymond Chabot Grant Thornton
Tél. : 514 390-4201
[email protected]

Mishka Alarcon
Directrice marketing nationale – industries
Grant Thornton LLP
Tél. : 416 607-2672 [email protected]

Pour obtenir plus d’informations sur ce rapport, veuillez contacter :

Carol Briggs
Gestionnaire du marketing international
Grant Thornton International Ltd
+44 (0)20 7391 9511
[email protected]

07 Nov 2014  |  Écrit par :

Emilio B. Imbriglio est associé et président et chef de la direction de Raymond Chabot Grant...

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04 Nov 2014
Emilio B. Imbriglio
Président et chef de la direction | FCPA, FCA, M.B.A, CFE, IAS.A

2015 marquera la 20e édition du Tour CIBC Charles-Bruneau et, pour l’occasion, une vidéo promotionnelle mettant en vedette la petite Éloïse et l’équipe de Raymond Chabot Grant Thornton vient d’être lancée afin d’inciter les entreprises à appuyer la lutte au cancer pédiatrique.

Le courage d’Éloïse : source de motivation et de mobilisation

Rappelons que l’équipe cycliste de Raymond Chabot Grant Thornton a été créée afin de venir en aide aux enfants malades et plus particulièrement pour soutenir la petite Éloïse, fille de Nicole Parent, conseillère principale en stratégie et performance au bureau de Montréal. Éloïse s’est battue contre la leucémie pendant deux ans, à coups de traitements hebdomadaires de chimiothérapie, et c’est avec plaisir qu’elle nous a annoncé l’été dernier que ses traitements étaient terminés et que les résultats de ses tests démontraient qu’elle était en rémission!

En terminant, soulignons que l’équipe cycliste de Raymond Chabot Grant Thornton a participé à l’événement au cours des deux dernières années et qu’elle a amassé 35 000 $ en 2014 et pas moins de 65 000 $ depuis deux ans! L’objectif de la 20e édition du Tour est d’amasser trois millions de dollars alors merci aux membres de la grande famille de Raymond Chabot Grant Thornton qui se sont mobilisés et qui ont mis l’épaule à la roue d’une façon ou l’autre et qui continueront de le faire dans le futur!

À propos du Tour CIBC Charles-Bruneau

Le Tour CIBC Charles-Bruneau est l’une des activités de collecte de fonds les plus importantes au Québec. Grâce à ses grands partenaires et ses nombreux participants engagés, l’événement a amassé 2,85 M$ cette année, dans le cadre de sa 19e édition. Cet événement amasse des fonds pour la Fondation Centre de cancérologie Charles-Bruneau, dédiée à la lutte contre le cancer pédiatrique. Elle a pour mission de financer la recherche et de soutenir le développement de projets visant à améliorer la vie de milliers d’enfants atteints de cancer au Québec.

07 Nov 2014  |  Écrit par :

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29 Oct 2014
Emilio B. Imbriglio
Président et chef de la direction | FCPA, FCA, M.B.A, CFE, IAS.A

Le 8 octobre dernier, le président et chef de la direction de Raymond Chabot Grant Thornton, Emilio B. Imbriglio, et l’associée responsable du bureau de Saint-Jean-sur-Richelieu, Lynda Coache, se sont adressés aux gens d’affaires présents dans le cadre d’un déjeuner-causerie organisé par la Chambre de commerce du Haut-Richelieu.

Près de 200 personnes se sont réunies pour venir entendre les deux experts. Lynda Coache a d’abord brossé un tableau rapide du dynamisme de la région du Haut-Richelieu et des opportunités qu’elle offre. Très engagée dans la firme, dans sa profession et dans sa communauté, Mme Coache a justifié ce choix en affirmant : « je veux faire partie du changement, je veux provoquer les événements! »

Lynda Coache

Pour Mme Coache, la région a tout le potentiel pour relever les défis de la croissance avec brio. Elle a terminé sa présentation en invitant tous les acteurs de la région à contribuer à l’essor économique : « Saisissons les opportunités en tant que communauté, nous sommes la 11e plus grande ville au Québec. Que signifie le nombre d’habitants? Ce n’est qu’une mesure! Et si nous devenions la ville la plus solidaire? »

Pour sa part, M. Imbriglio a continué à présenter les idées que la firme croit utiles pour stimuler notre croissance économique, créer des emplois et rendre notre société encore plus concurrentielle.

« Le Québec, on l’oublie parfois, possède un fort potentiel. Notre société regorge de talents. Notre main-d’œuvre est instruite et fortement bilingue. Nous avons des entrepreneurs aguerris, des décideurs ambitieux, des ressources naturelles et des sources d’énergie propre et renouvelable en abondance. Malgré ces avantages indéniables, force est de reconnaître que le Québec a besoin d’un solide coup de barre pour prendre sa place parmi les régions du monde les plus concurrentielles, innovantes et productives. Notre dette publique nous condamne à la croissance. Les contribuables, que ce soit les particuliers et les sociétés, en ont assez de piger dans leurs poches », affirmait-il en ouverture de son allocution.

Rappelons les quatre grandes idées proposées par le président et chef de la direction, dans lesquelles on retrouve des mesures spécifiques :

1. Encourager l’entrepreneuriat, notamment grâce à une fiscalité incitative

  • Faire en sorte qu’il soit équitable sur le plan fiscal de vendre son entreprise aussi bien à une société détenue par ses enfants qu’à un étranger.
  • Tenir une consultation publique pour mesurer les impacts d’une réduction ou d’une élimination de l’impôt des sociétés pour les PME, tout en cherchant à définir des règles claires, mais sans réduire l’assiette fiscale du gouvernement.

2. Saisir les occasions d’exportation

  • Profiter de l’entrée en vigueur prochaine de l’accord de libre-échange avec l’Europe pour conquérir de nouveaux marchés. Cet accord fera du Canada le seul pays ayant un libre accès, à quelques exceptions près, aux deux plus grands marchés de la planète. Si on tient compte des consommateurs nord-américains, le Québec pourra alors toucher 900 millions de personnes!

3. Mieux former et attirer les talents

  • Inculquer dès le secondaire les notions de base du crédit, en plus de celles liées entre autres à la dette publique, aux coûts de nos services publics et à l’importance de faire un budget.
  • Améliorer la sélection et l’intégration des immigrants, en créant notamment d’autres ententes avec de nouvelles régions, comme celle entre la France et le Québec sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles.

4. Exploiter de manière respectueuse et durable les ressources naturelles

  • Élaborer un cadre propice à l’investissement à long terme et en lien avec le développement des infrastructures, notamment pour les ports et le transport ferroviaire.

Harold Vachon, Lynda Coache, Emilio B. Imbriglio, Stéphane Legrand

Dans l’ordre : Harold Vachon, président de la Chambre de commerce du Haut-Richelieu, Lynda Coache, associée en certification responsable du bureau de Saint-Jean-sur-Richelieu, Emilio B. Imbriglio, président et chef de la direction, et Stéphane Legrand, directeur général de la Chambre de commerce du Haut-Richelieu.

Consultez l’article du 16 octobre dernier paru dans le journal Le Canada français, au sujet de la conférence.

07 Nov 2014  |  Écrit par :

Emilio B. Imbriglio est associé et président et chef de la direction de Raymond Chabot Grant...

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