04 Fév 2016

50e anniversaire de la Beauce

« J’ai beaucoup appris de Claude. La rigueur et la fermeté dont il fait preuve dans chacun de ses dossiers démontrent son immense respect pour sa clientèle et pour ses collègues. De plus, Claude est toujours resté à jour dans ses connaissances. Il y a eu beaucoup de changements dans les 12 dernières années, mais jamais il n’a été dépassé, parce qu’il a su s’adapter au changement. » Éric Brousseau

Éric Brousseau est premier directeur principal en certification et conseiller en qualité professionnelle; il travaille chez Raymond Chabot Grant Thornton depuis 19 ans. Père de deux jeunes garçons âgés de six et neuf ans, il consacre la majeure partie de son temps libre à des activités en famille. Très engagé dans sa communauté, il est actif au sein de plusieurs conseils d’administration, tels que des organismes sans but lucratif, des chambres de commerce et des établissements scolaires depuis maintenant près de 15 ans. Dans sa vie personnelle comme au travail, monsieur Brousseau est un homme rigoureux. C’est donc sans surprise qu’il se passionne pour le contrôle de la qualité afin de s’assurer, avant toute émission d’opinion, que les dossiers d’audit sont complets et que les Normes canadiennes d’audit ont été respectées.

Quant à Claude Cliche, il est actuellement associé retraité et ambassadeur chez Raymond Chabot Grant Thornton. Pendant plus de 40 ans, il a été associé en certification, avant de devenir associé conseil par la suite en 2010. Avec son équipe, il a été au service de clients issus de toutes les sphères économiques de la Beauce et provenant de secteurs variés tels que la fabrication, le commerce et l’agriculture, en passant par l’administration municipale et les affaires sociales. Monsieur Cliche a fait sa marque dans la région non seulement par les relations de qualité qu’il a toujours entretenues avec ses partenaires d’affaires, mais aussi grâce à son engagement dans la communauté, notamment comme membre de conseils d’administration d’organisations à caractère économique telles que l’Association coopérative industrielle de Saint-Joseph de-Beauce, l’Association pour le développement économique de Saint-Joseph et le Groupe de soutien aux initiatives jeunesse. Monsieur Cliche a également occupé des postes de président d’organismes communautaires tels que la Fondation Marguerite Jacques et le Club Richelieu de Saint-Joseph, et est toujours membre de comités consultatifs et d’organisations d’activités sociales.

Rencontre entre deux professionnels de la certification en Beauce.

Éric Brousseau : Monsieur Cliche, avant même de faire mon entrée chez Raymond Chabot Grant Thornton, je vous connaissais de réputation et savais à quel point vous étiez engagé dans la communauté. Si vous aviez à résumer votre carrière en trois mots, quels seraient-ils? Pourquoi?

Claude Cliche : Respect du client et du personnel, intégrité et engagement social.

Le respect du client signifie que nous nous devons de tout faire pour le satisfaire. Nous devons donc être compétents, nous tenir à jour dans nos connaissances, bien servir le client et l’aider à évoluer, puis apprécier et respecter les employés qui nous aident à atteindre cet objectif.

L’intégrité, car il est impensable de mener une carrière dans le domaine des affaires sans être intègre envers ses clients ayant ou non des activités similaires, envers le personnel, ses associés et sa société. C’est la meilleure assurance pour maintenir le niveau de confiance de tout le monde envers soi.

L’engagement social, qui est primordial selon moi, pour participer au développement de la communauté; pour remercier indirectement les gens qui la composent et qui nous encouragent dans notre métier de comptable professionnel; pour être apprécié comme citoyen, rencontrer des gens intéressants, être à l’affût de l’actualité du milieu et y découvrir des occasions d’affaires.

EB : Comment décririez-vous l’évolution qu’ont connue les entreprises de la Beauce depuis le début de votre carrière jusqu’à aujourd’hui?

CC : À mon arrivée à Saint-Joseph en 1971, le phénomène du « miracle beauceron » en était à ses débuts. Il y avait un climat d’optimisme et l’avènement des parcs industriels a aidé plusieurs petites entreprises à voir le jour en devenant les fournisseurs de composants de produits pour les entreprises plus importantes. C’était la période où l’aide gouvernementale était disponible, dans la mesure où tu démontrais que le secteur d’activité dans lequel tu voulais exercer tes activités n’était pas saturé. C’était la naissance des commissariats industriels, qui sont aujourd’hui les centres locaux de développement. Il y avait comme une concurrence et une fierté pour les futurs entrepreneurs à démarrer leur entreprise, ce qui suscitait une admiration dans le milieu; ainsi, des entreprises de quatre ou cinq employés à leurs tout premiers débuts sont des employeurs fournissant des centaines d’emplois aujourd’hui.

L’arrivée de l’informatique a facilité la croissance des entreprises par un suivi financier plus rigoureux et par la mise en place d’applications facilitant le développement des affaires.

Le secteur agricole était très présent à l’époque et l’est encore aujourd’hui, mais à un niveau très concurrentiel et avec des installations imposantes visant l’économie d’échelle.

Petit à petit, les entreprises des secteurs primaire et secondaire ont entraîné l’expansion du secteur tertiaire, jusqu’alors traditionnel, dans l’économie beauceronne par des besoins en ingénierie, en développement informatique, en recherche et développement, etc.

EB : Y a-t-il un mandat que vous avez réalisé dont vous êtes particulièrement fier?

CC : Il ne s’agit pas d’un mandat en particulier, mais de plusieurs mandats de moyenne envergure tels que des transactions de vente d’entreprise nécessitant d’agir très rapidement en audit, ou encore des mandats consistant à défendre des clients devant les autorités fiscales et gagner sur toute la ligne. Des mandats de transfert d’entreprise réussis où les enfants de clients de 1971 sont des clients du cabinet aujourd’hui, en 2016.

Un mandat dont je suis particulièrement fier est celui d’avoir réussi, avec l’appui inconditionnel de mes employés, à maintenir et à faire progresser la présence de Raymond Chabot Grant Thornton dans mon coin de la Beauce.

EB : Auriez-vous un conseil à donner à des jeunes qui commencent leur carrière en certification?

CC : Oui, quelques conseils :

• Soyez toujours à la fine pointe dans votre connaissance des principes de base de votre profession;
• Développez des affinités pour une communication efficace et le travail en équipe;
• Connaissez bien le domaine d’affaires de vos clients avant de les aborder;
• Ne sautez pas d’étapes dans votre carrière : prenez le temps d’assimiler vos expériences et assurez-vous de gagner la confiance de vos pairs et, éventuellement, celle de vos clients;
• Soyez ouvert à des activités et organismes à caractères économique et social.

EB : Merci Claude!

D’autres publications seront mises en ligne au courant de l’année, restez à l’affût!

50e Beauce

< Article précédent Article suivant >