Gaston Fournier
Directeur | M.A., CRHA | Conseil en management

Vous avez investi temps et argent dans votre entreprise, mais l’heure est venue de planifier la sortie? Voici des conseils pour une transition réussie.

Les experts s’entendent pour dire qu’il faut en moyenne sept ans pour qu’un transfert soit réussi. Parmi les 100 000 entreprises qui feront l’objet d’un transfert dans les dix prochaines années, le tiers seulement de ces transferts sera une réussite. Or, parmi les entrepreneurs, 91 % n’ont aucun plan de relève. Faites-vous partie de ceux-là?

Pour que tout se déroule bien, il faut s’entourer de professionnels compétents. L’un des avantages sera de maintenir des échanges constructifs et, ainsi, de favoriser un transfert harmonieux. Il est également important de savoir que ce transfert peut être graduel, réparti sur plusieurs années.

Couvrir tous les enjeux

Assurez-vous de détenir l’ensemble des expertises requises pour réussir votre transfert. Un tel changement organisationnel touche de nombreux aspects, tant humains que financiers, fiscaux et légaux.

S’entourer de conseillers d’expérience

Entourez-vous de conseillers expérimentés en matière de transfert d’entreprise et dotés d’une vision globale. Le succès de la démarche repose sur la capacité des professionnels à travailler en équipe.

Refléter la réalité de l’entreprise

Choisissez une personne de confiance parmi ces professionnels, qui connaît la réalité de votre entreprise et les enjeux humains et relationnels qui y sont liés. Cette personne agira à titre « d’intégrateur » et aura une vue d’ensemble sur les enjeux et objectifs de l’entreprise. Son rôle sera d’identifier vos besoins et de coordonner les ressources pour les faire intervenir au bon moment.

Bénéficier d’un oeil objectif

Favorisez la neutralité. Les professionnels doivent vous donner une opinion objective. Afin de favoriser la pérennité de l’entreprise, votre conseiller doit tenir compte des préoccupations du cédant comme du repreneur dans le processus de transfert. Il peut s’agir, par exemple, d’un doute sur les capacités des repreneurs, des interrogations sur les rôles futurs de chacun ou d’un questionnement sur la valeur de l’entreprise.

Un transfert réussi repose sur la collaboration des experts suivants :

  • des conseillers spécialisés en transfert d’entreprise, en planification stratégique et en gestion des ressources humaines;
  • un directeur de comptes;
  • un planificateur financier ou un investisseur en capital de développement;
  • un expert en évaluation d’entreprise;
  • un fiscaliste;
  • un avocat;
  • un expert-comptable;
  • un notaire;
  • un consultant en gestion de la communication et médiateur familial;
  • dans certains cas, un psychologue industriel.

En vous entourant des bons experts, vous aurez tous les atouts en main pour réussir votre transfert d’entreprise!

08 Mar 2018  |  Écrit par :

Gaston Fournier est directeur au sein de Raymond Chabot Grant Thornton en conseil en ressources...

Voir le profil

Article suivant

Sylvain Moreau
Associé | FCPA, FCGA, Pl. Fin., D. Fisc., TEP | Fiscalité

Certains aînés semblent vouer un intérêt grandissant pour la cohabitation. Phénomène historiquement associé aux plus jeunes, l’habitation d’un logement avec un coloc semble attirer de nouveaux adeptes.

Certaines personnes âgées y voient ainsi l’opportunité d’éviter l’isolement et la solitude. Elles y voient également l’avantage de partager leurs intérêts, leurs passions et leurs activités sans nécessairement partager leur vie amoureuse.

Par-dessus tout, elles y voient, comme les ados et les jeunes adultes, l’énorme avantage de partager les coûts inhérents à leur logement. En raison des revenus généralement plus limités des retraités et de l’espérance de vie qui ne cesse de croître, le partage d’un logement semble représenter une solution intéressante à cette réduction de revenus.

Impact fiscal

La cohabitation est donc vue comme une autre possibilité pour mieux équilibrer son budget. Malgré les avantages indéniables de la cohabitation sur les finances personnelles, qu’en est-il au plan fiscal?

Une lectrice s’inquiétait récemment des incidences qu’aura son projet de cohabitation sur sa situation fiscale. Voyons cela de plus près.

Après 12 mois de cohabitation, deux personnes de même sexe ou de sexe opposé qui ont ainsi vécu ensemble sont considérées devenir des conjoints de fait. Elles seraient donc dans l’obligation de modifier leur état civil au moment de produire leurs déclarations de revenus en indiquant qu’elles ont désormais un conjoint.

Puisque certains crédits d’impôt sont calculés sur la base du revenu familial, ce changement de statut pourrait évidemment faire perdre certains avantages fiscaux à ces deux personnes. Cependant, sachez que la cohabitation à elle seule n’entraîne pas de changement d’état civil.

Pour pouvoir conclure que les colocs sont des conjoints de fait, ils devront avoir vécu dans une relation conjugale au cours d’une période minimale de 12 mois.

Conjoint de fait

Puisque nos lois fiscales ne contiennent aucune définition de ce que représente une union conjugale, un examen des faits entourant la relation entre deux personnes permettra généralement de conclure s’ils sont des conjoints de fait ou non.

Les autorités fiscales considèrent habituellement deux personnes vivant en union conjugale si elles habitent dans un même logement, se montrent en public comme un couple, s’identifient mutuellement comme étant des conjoints aux fins des régimes d’assurance ou de retraite, contractent ensemble des engagements ou des emprunts, ont des relations intimes, etc.

Bien qu’il n’y ait aucun facteur prédominant en soi, l’analyse de tous les faits en présence permet généralement de conclure si les colocs sont des conjoints de fait.

Retenez donc que le seul partage d’un logement ne sera pas suffisant pour établir que les colocs sont des conjoints.

Conseils

1. Les colocs doivent s’assurer de déclarer adéquatement au fisc la nature de la relation qu’ils entretiennent.

2. La présence d’un coloc ne vous permettra plus de réclamer le crédit d’impôt pour personne vivant seule.

3. Une présentation erronée de la situation pourrait entraîner une révision de votre situation fiscale et la nécessité de rembourser certains avantages obtenus.


Votre fiscaliste pourra vous aider à évaluer votre situation. Consultez-le!

Cet article est paru le 27 février 2018 dans le Journal de Montréal et le Journal de Québec. M. Moreau est associé en fiscalité et agit comme chroniqueur dans la section Argent – Dans vos poches.

06 Mar 2018  |  Écrit par :

Associé chez Raymond Chabot Grant Thornton. Il est un expert en fiscalité au bureau de Laval....

Voir le profil

Article suivant

Voici le Bulletin de nouvelles sur les IFRS, un bulletin d’information qui offre un résumé de certains développements concernant les Normes internationales d’information financière (IFRS) ainsi qu’un aperçu de certains sujets de l’heure.

Nous commençons cette première édition de l’année 2018 en examinant l’incidence potentielle de la récente réforme fiscale américaine sur les préparateurs d’états financiers IFRS exerçant des activités aux États-Unis. Nous poursuivons en rappelant aux lecteurs les principaux points des deux nouvelles normes importantes entrées en vigueur le 1er janvier 2018, soit IFRS 9 Instruments financiers et IFRS 15 Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients, et nous jetons un coup d’oeil sur les questions auxquelles les autorités de réglementation s’intéressent actuellement.

Nous passons ensuite aux modifications que l’International Accounting Standards Board (IASB) a récemment apportées à ses normes.

Plus loin dans ce bulletin, nous présentons des nouvelles relatives aux IFRS chez Grant Thornton, une récapitulation des développements concernant l’information financière, un sommaire des dates d’application de récentes normes, ainsi qu’une liste de publications de l’IASB soumises pour appel à commentaires.

Article suivant

Richard Chrétien
Associé, vice-président | CPA, CA | Certification

Afin d’assurer la pérennité de Brise Bise, Raymond Chabot Grant Thornton et Richard Chrétien, associé en certification, ont accompagné cédant et reprenant tout au long du processus de transfert d’entreprise.  Cette vidéo souligne les enjeux humains et financiers auxquels ils ont fait face.

06 Mar 2018  |  Écrit par :

Richard Chrétien est associé au sein de Raymond Chabot Grant Thornton. Il est votre expert en...

Voir le profil