Christiane Caisse
Directrice principale | CPA, CA, M. Sc. | Conseil en management

Le budget de fonctionnement est un outil incontournable dans la gestion d’une entreprise. En effet, il permet entre autres de répondre aux préoccupations du banquier, de tester différents scénarios et de gérer ses ressources humaines et financières. Ceci dit, pour qu’il soit réellement efficace, il convient de le préparer de façon méthodique et stratégique.

Conditions de succès

Tout d’abord, le budget doit être planifié en continuité de la vision, du plan stratégique et des objectifs de la direction. À titre d’exemple, si une entreprise québécoise souhaite conquérir le marché du reste du Canada, le budget doit refléter cette ambition et non pas inclure uniquement les ventes anticipées au Québec. Ensuite, les objectifs reliés doivent être ambitieux et mobilisateurs. En effet, on pourrait avoir tendance à sous-estimer le budget en se disant que l’on arrivera à l’atteindre et à tomber dans les bonnes grâces du banquier. Or, un budget réaliste démontre non seulement le sérieux de l’entreprise, mais aussi la qualité du management : la vision de l’entrepreneur ainsi que sa capacité à anticiper les choses, à planifier et à fixer des objectifs (réalistes mais ambitieux).

S’assurer de communiquer les objectifs en lien avec le budget est également un facteur de succès important. Du côté des ventes par exemple, un vendeur pourra orienter son travail en fonction de l’atteinte des objectifs. C’est également un excellent moyen pour mobiliser l’équipe et responsabiliser chaque personne quant aux éléments sous son contrôle. Finalement, pour que le budget soit un outil réellement efficace, il conviendra de le planifier avant le début de l’exercice et de s’assurer d’avoir une seule version officielle, qu’il ne présente pas d’excès de détails et qu’il soit flexible en cours d’année dans le cas où une opportunité intéressante se présenterait.

Méthodologie

L’utilité du budget réside également dans la façon de le concevoir. Une bonne méthodologie pour l’établir consiste à :

Se baser sur les ventes prévues
Dans le cas d’une entreprise qui en est à sa deuxième année d’exploitation, il est possible de se fier aux ventes de l’année précédente en incluant la croissance prévue et l’inflation. Pour une entreprise en démarrage, il s’agit d’une estimation. Dans les deux cas, les prévisions peuvent s’appuyer sur des faits tels que des contrats signés, le volume potentiel de clients à approcher, l’embauche de main-d’œuvre à venir, l’achat d’équipement, le local, etc.

Préparer le budget comme les états financiers internes
Le fait d’adopter la même structure que celle des états financiers pour le budget facilite la comparaison entre les données, la mesure des écarts et puis, par la suite, la prise de décisions.

Regrouper et bien documenter les hypothèses
Les hypothèses servent à expliquer les montants compris dans le budget. Elles impliquent les ventes et les dépenses. Pour chacun de ces aspects, les hypothèses sont émises en tenant compte de différents éléments.

1. Ventes

Elles permettent de suivre la progression globale du chiffre d’affaires. Les ventes comprennent :

  • Ventes prévues par produit ou service ou territoire,
  • Volume d’affaire par client.
2. Dépenses

Elles reflètent une bonne connaissance de la structure des coûts et permettent de planifier les ressources qui seront nécessaires pour atteindre les ventes prévues. Il convient de s’interroger sur les données historiques pour les établir. Les dépenses comprennent :

  • Frais généraux de fabrication,
  • Frais de vente,
  • Frais d’administration,
  • Frais financiers basés sur les dettes,
  • Amortissement.

En règle générale, les hypothèses peuvent être émises sur une base mensuelle afin de rendre compte des activités cycliques ou saisonnières, ou encore elles peuvent être divisées par douze, ce qui est la norme dans le cas d’une entreprise en démarrage.

Si vous en êtes à élaborer le budget de votre entreprise et que vous souhaitez obtenir les conseils d’un professionnel, n’hésitez pas à communiquer avec nous. Notre équipe se fera un plaisir de vous accompagner dans vos démarches.

03 Mar 2015  |  Écrit par :

Christiane Caisse est votre experte en conseil en management pour le bureau de Sherbrooke....

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France Vézina
Directrice principale | Pl. Fin., D. Fisc. | Fiscalité

La rédaction testamentaire est complexe et il est essentiel de connaître les incidences d’ordre fiscal de certaines clauses afin d’éviter les mauvaises surprises. Plus précisément, est-ce que l’insertion d’une clause de survie empêcherait le roulement d’un bien ou d’un régime enregistré en tant que legs au conjoint?

Dévolution irrévocable

Lors d’un décès, le roulement d’un bien au profit du conjoint ou d’une fiducie exclusive au profit du conjoint représente une exception à la règle de la disposition réputée à la juste valeur marchande de chacune des immobilisations que possède le contribuable immédiatement avant son décès.

Pour pouvoir profiter d’un roulement, plusieurs conditions doivent être respectées, dont celle exigeant que le bien du défunt soit dévolu irrévocablement en faveur du conjoint, ou en faveur d’une fiducie exclusive au profit du conjoint, et ce, dans un délai de 36 mois suivant le décès.

Lorsqu’un testament contient une clause de survie classique de 30 ou de 60 jours, selon l’Agence du revenu du Canada (ci-après l’« ARC »), l’existence d’une telle clause n’empêcherait pas en soi l’application du roulement des biens en faveur du conjoint, si ce dernier survit le testateur au-delà du délai prévu par ladite clause. Par contre, l’ARC précise qu’advenant le décès du conjoint, à l’intérieur du délai prévu par la clause de survie, le roulement prévu par la loi ne s’appliquerait pas, car le legs serait anéanti rétroactivement au profit d’une autre personne.

Legs de régimes enregistrés

Lors du décès du rentier d’un régime enregistré, la dévolution libre d’impôt s’effectuera grâce à la notion de « remboursement de primes ».

En effet, au moment du décès, le rentier d’un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) ou d’un compte de retraite immobilisé (CRI) est réputé avoir reçu, immédiatement avant son décès, une somme à titre de prestation égale à la juste valeur marchande de tous les biens du régime. Ce montant est à inclure dans le calcul du revenu du contribuable décédé.

Dans la mesure où, à la suite du décès du rentier du régime enregistré, toute somme versée dans le cadre du régime s’effectue soit en faveur du conjoint survivant, soit en faveur de l’enfant ou du petit enfant financièrement à la charge du rentier du régime, il s’agira alors d’un remboursement de primes déductible dans le calcul du revenu du contribuable décédé. Le résultat final sera une dévolution libre d’impôt.

Du côté du contribuable qui reçoit le montant se qualifiant de remboursement de primes, dans la mesure où ce montant est transféré dans un REER ou sert à l’acquisition d’une rente viagère pour le conjoint survivant, pour son enfant ou pour son petit enfant, sous réserve de certaines conditions, le transfert s’effectuera en franchise d’impôt.

Dans le cas d’un fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) ou d’un fonds de revenu viager (FRV), les règles relatives à la dévolution libre d’impôt comportent les mêmes caractéristiques d’inclusion et de déduction dans le calcul du revenu imposable que celles présentées pour un REER.

En résumé, la vigilance est toujours de mise lors de la rédaction d’un testament. Lorsque l’intention de léguer un bien est assortie d’une condition, il est important de vérifier si celle-ci aura une incidence d’ordre fiscal. Nos spécialistes en fiscalité et en planification successorale et testamentaire peuvent vous aider à assurer une quiétude et une sécurité financière pour vos proches et pour vous-même.

19 Fév 2015  |  Écrit par :

Mme Vézina est votre experte en fiscalité pour le bureau de Québec. Communiquez avec elle dès...

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