Donald Savard
Associé | CPA, CA, EEE | Certification

La vente d’une entreprise est une décision importante qui doit être planifiée, souvent plusieurs années à l’avance. Maximiser la valeur de cette dernière peut être avantageux lors d’une transaction et dans plusieurs cas de figure.

De nombreux facteurs, internes et externes, ont un impact. S’il est difficile d’influencer les facteurs externes (tels que la concurrence ou la réglementation gouvernementale), il en est tout autrement des facteurs internes.

Afin d’augmenter la valeur de votre entreprise et d’obtenir le meilleur prix lors d’une éventuelle transaction, voici nos recommandations.

1. La croissance des ventes

Une entreprise en développement est toujours plus attrayante pour un investisseur que celle qui est en déclin. Donc, en démontrant aux résultats une croissance soutenue des ventes, il y a plus de chances qu’un acquéreur potentiel soit prêt à payer un bon prix pour l’entreprise.

2. La qualité des bénéfices

Il s’agit d’un élément crucial. Qui voudrait acheter une entreprise qui a un chiffre d’affaires astronomique, mais qui ne fait pas de profit? Le bénéfice (ou les flux de trésorerie) constitue le rendement du capital investi pour un actionnaire ou un propriétaire d’entreprise. Plus il est élevé, plus la valeur sera grande.

3. La stabilité et la qualité des ressources humaines

Une organisation dont les ressources humaines sont bien structurées (taux de rotation normal du personnel, employés bien formés, faible taux d’accidents de travail, etc.) est plus attrayante pour un acquéreur.

4. L’image de marque de l’entreprise

Cet élément inclut l’excellente réputation des produits et services de l’entreprise sur le marché, mais également la qualité du marketing en place.

5. La présence de contrats d’exclusivité

La présence de contrats d’exclusivité, d’ententes d’approvisionnement, de baux avantageux, de franchises ou de brevets permet à l’organisation de se distinguer de la concurrence, donc lui procure une plus-value.

6. La bonne situation financière de l’entreprise

Son taux d’endettement est-il adéquat? Son fonds de roulement se compare-t-il à celui des organisations de l’industrie? En la comparant à des entreprises de son secteur, meilleurs sont ses ratios, meilleures sont les chances d’obtenir une valeur plus importante lors de sa vente.

7. La variété et la fidélité de la clientèle

Il est reconnu qu’en général 20 % des clients génèrent 80 % des revenus. S’il est important de diversifier sa clientèle, il est aussi essentiel d’instaurer un rapport de confiance avec les clients et d’encourager leur fidélité à votre entreprise en étant à l’écoute de leurs besoins.

8. L’état et la valeur des actifs corporels

Il faut tenir compte des immobilisations que possède l’entreprise (terrain, bâtiment, équipement à la fine pointe, etc.).

9. Le potentiel de croissance

Il peut s’agir d’une capacité de production inutilisée qui permettrait à l’éventuel acquéreur d’accroître les revenus et les bénéfices de l’organisation.

10. Le créneau de marché

Une entreprise qui évolue dans un domaine offrant de bonnes perspectives d’avenir devient très attrayante pour un acheteur. Il faut donc qu’elle soit innovatrice et toujours à l’avant-garde de la concurrence.

Nous pouvons vous aider dans la planification de la vente de votre entreprise et dans la maximisation du prix que vous en retirerez. En effet, notre société compte des experts et des contacts dans tous les domaines touchant la gestion, particulièrement en matière de fiscalité, d’évaluation d’entreprises, de ressources humaines et de conseils financiers.

Si vous avez des questions ou des besoins concernant l’évaluation de votre entreprise, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

01 Mar 2018  |  Écrit par :

M. Savard est associé au sein du cabinet RCGT. Il est votre expert en certification pour le bureau...

Voir le profil

Article suivant

Sylvain Moreau
Associé | FCPA, FCGA, Pl. Fin., D. Fisc., TEP | Fiscalité

En prévision de vos vieux jours, vous mettez régulièrement de côté des sommes qui serviront à financer vos projets de retraite. Afin de ne pas laisser le fisc partir avec une part trop grande de votre magot, voici quelques trucs qui vous permettront de réduire vos impôts à la retraite.

1. Puisque votre taux d’imposition personnel est fonction de vos revenus totaux, assurez-vous de contribuer au REÉR de votre conjoint afin que votre fonds de retraite soit réparti entre vous. Au moment de la retraite, vous aurez ainsi réussi à fractionner vos revenus ce qui réduira votre facture d’impôt.

2. Si les revenus de retraite de votre conjoint sont inférieurs aux vôtres, parce que la contribution REÉR n’a pas été maximisée au fil des ans, par exemple, vous pourrez lui attribuer annuellement jusqu’à la moitié de vos propres revenus de retraite provenant de vos REÉR ou de votre fonds de pension, autres que ceux gouvernementaux. Assurez-vous de faire ce choix judicieux annuellement.

3. Demander à la Régie des rentes du Québec (RRQ) de procéder au partage de votre rente de retraite. Vous réussirez ainsi à réduire vos revenus ainsi que les impôts qui s’y rapportent.

4. Puisque tous les revenus de placement qui s’accumulent à l’abri de l’impôt dans votre REÉR seront totalement imposables lors de leur retrait, favorisez la détention des placements générant des intérêts par votre REÉR.

5. Profiter des taux d’impôt avantageux dont bénéficient le gain en capital et les dividendes en détenant personnellement des placements qui vous procurent ces genres de revenus. À votre retraite, vous profiterez d’un taux d’impôt de 27 % applicable au gain en capital et de 40 % pour les dividendes.

Conseils

  • En référence à la 2e astuce, rappelez-vous que les revenus provenant du régime public (Sécurité de la vieillesse au fédéral et RRQ) ne peuvent être fractionnés avec votre conjoint.
  • Si vous recevez une rente provenant de votre REÉR ou de votre fonds de pension privé, vous pourrez bénéficier annuellement d’un crédit pour pension de 2 000 $ qui vous permettra de réduire vos impôts. Le fractionnement de vos revenus de retraite permettra à votre conjoint de bénéficier également de ce crédit.
  • Si, au moment de votre retraite, vous continuez à recevoir des revenus de placement provenant de vos placements hors REÉR, sachez que vous pourrez continuer à déduire vos frais de placement et d’intérêts.
  • Puisque les règles fiscales changent régulièrement, assurez-vous de revoir votre planification de retraite afin de refléter ces changements.
  • Demandez conseil à votre fiscaliste. Il pourra vous suggérer les stratégies adaptées à votre situation personnelle.

Cet article est paru le 17 février 2018 dans le Journal de Montréal et le Journal de Québec.  M. Moreau est associé en fiscalité et agit comme chroniqueur dans la section Argent – Dans vos poches.

 

28 Fév 2018  |  Écrit par :

Associé chez Raymond Chabot Grant Thornton. Il est un expert en fiscalité au bureau de Laval....

Voir le profil

Article suivant

Budget fédéral 2018 : une marge de manoeuvre fiscale insuffisante pour les entreprises

Le troisième budget du ministre des Finances du Canada, Bill Morneau, veut poursuivre son objectif d’aider la classe moyenne, mais laisse les entreprises canadiennes sur leur faim. Dans un contexte d’incertitude économique et financière pour plusieurs entreprises canadiennes, généré, entre autres, par la réforme fiscale du président américain et l’ALENA, le gouvernement fédéral aurait eu intérêt à oser davantage sur le plan fiscal pour stimuler la croissance.

Le budget propose toutefois certaines mesures pour renforcer la productivité et l’innovation au sein des entreprises canadiennes, particulièrement avec une nouvelle stratégie pour les femmes et l’entrepreneuriat, et le programme d’aide à la recherche industrielle (PARI).

Nouvelle stratégie pour les femmes et l’entrepreneuriat

Dans le cadre de cette stratégie, le budget 2018 propose de fournir 105 M$ sur cinq ans aux agences de développement régional, dont Développement économique Canada pour les régions du Québec, à l’appui d’investissements dans des entreprises dirigées par des femmes, lesquelles représentent, selon le document budgétaire, moins d’une entreprise canadienne sur six (16 %).

Le gouvernement a également décidé de mieux soutenir la croissance des entreprises dirigées par des femmes en mettant à leur disposition, par l’entremise de la Banque de développement du Canada, un montant de 1,4 G$ répartis sur trois ans à compter de 2018-2019. En ce qui a trait à l’accès aux marchés internationaux, les entreprises dirigées par des femmes, qui font des exportations ou qui cherchent à en faire, pourront bénéficier d’une somme de 250 M$ sur trois ans par l’intermédiaire d’Exportation et Développement Canada.

Programme d’aide à la recherche industrielle (PARI)

Afin de permettre au PARI d’appuyer davantage la recherche et le développement des entreprises pour des projets d’une valeur pouvant atteindre un nouveau seuil de 10 M$, le gouvernement investira 700 M$ sur cinq ans, à compter de 2018-2019, et 150 M$ par année par la suite.

Soutien à la recherche et à l’innovation

Dans les autres éléments intéressants du plan d’action gouvernemental figurent différentes mesures pour soutenir la recherche et les chercheurs dans tout le pays. La Fondation canadienne de l’innovation héritera de 763 M$ sur cinq ans, à compter de 2018-2019, en vue de fournir aux chercheurs les outils dont ils ont besoin. Le gouvernement propose aussi d’établir un financement de 572,5 M$, sur cinq ans, et de 52 M$ parannée par la suite, afin de mettre en oeuvre une stratégie d’infrastructures de recherche numérique offrant aux chercheurs partout au Canada un accès plus ouvert et équitable aux ressources de calcul avancé et de données massives.

Réforme fiscale des sociétés privées

Par ailleurs, contrairement aux préoccupations exprimées par la grande majorité des intervenants lors de la consultation publique, le ministre des Finances du Canada a maintenu son objectif d’imposer les revenus passifs des entrepreneurs au sein des sociétés privées. Est-ce la fin de la réforme fiscale? Le budget ne le précise pas.

À quand l’équilibre budgétaire?

En terminant, soulignons que même si le gouvernement maintient une trajectoire de réduction du déficit, aucune cible n’est encore proposée pour le retour à un solde budgétaire positif. D’ici les cinq prochaines années (2022-2023), le déficit atteindra 12,5 G$, alors que la projection pour 2018-2019 est estimée à 18,6 G$. Quant à la dette fédérale, les prévisions pour 2022-2023 sont de l’ordre de 730,1 G$ (soit 28,4 % du PIB) et de 669,6 G$ (soit 30,1 % du PIB) pour la fin de l’année 2018-2019.

Pour un aperçu des mesures fiscales contenues dans le budget 2018, consultez le bulletin ci-dessous.

Bonne lecture!

Article suivant

Gaston Fournier
Directeur | M.A., CRHA | Conseil en management

L’évolution des marchés et les changements générationnels posent des défis. Il est d’autant plus important de prévoir un plan pour élargir les compétences.

Beaucoup de cédants d’entreprise ont un profil d’entrepreneur, ce qui ne correspond pas toujours à la définition typique d’un gestionnaire. Ils aiment être dans l’action, utiliser une approche par essais et erreurs, et se fier à leur instinct en affaires. Par conséquent, ils gèrent souvent leur entreprise de manière plutôt informelle, parfois paternaliste, sans beaucoup de règles, de structure et de programmes de gestion.

Cependant, les repreneurs qui prendront la relève auront possiblement à faire face à de nouveaux défis, tels que :

  • croissance des marchés,
  • nombre d’employés plus élevé,
  • spécialisation des fonctions et demandes accrues,
  • contrôles financiers et légaux.

Cela pourrait signifier de nouveaux besoins organisationnels en matière de structure hiérarchique (organigramme officiel), de modalités de fonctionnement interne (comité de gestion, tableaux de bord et plan marketing) et de programmes de ressources humaines (manuel des employés, structure salariale, etc.).

Dresser un profil

D’abord, il est essentiel de bien définir le profil de compétences des postes de gestion, tout en conservant une certaine souplesse dans le partage des responsabilités. Par exemple, un poste de direction générale requiert, entre autres, des compétences en vision stratégique et en finances, ainsi qu’une bonne capacité à déléguer.

Évaluer les compétences

Ensuite, les compétences actuelles des repreneurs devront être évaluées à l’aide de divers outils : analyse de l’expérience, entrevue comportementale, tests psychométriques et tests d’aptitudes. Il faut absolument éviter de penser que les compétences en gestion sont innées, une erreur qu’on observe à l’occasion dans les entreprises familiales. Il peut également arriver qu’un repreneur préfère occuper un rôle lié aux activités plutôt qu’à la gestion. Une bonne évaluation de son profil sera alors très utile, tant pour lui que pour l’entreprise.

Établir un plan

Enfin, un plan de développement des compétences devra être rédigé pour chaque repreneur occupant un poste clé, afin de s’assurer qu’il sera en mesure de bien jouer son rôle. Divers moyens pourront être utilisés : formation, accompagnement interne ou externe, groupes de discussion, etc. D’ailleurs, le cédant pourra aider au développement du repreneur, mais dans un rôle clairement défini de mentor. Les connaissances relatives à son expérience pourront alors être transmises à la relève et, ainsi, assurer le succès du transfert.

Au sein d’une entreprise, on peut avoir une perception rationnelle, financière et opérationnelle du fonctionnement des activités. Ce sont des angles nécessaires à la gestion; cependant, l’aspect humain l’est tout autant et, dans un contexte de transfert d’entreprise, il se trouve la plupart du temps au cœur des discussions. C’est pourquoi des tests psychométriques et un plan de développement des compétences sont des incontournables dans la réflexion quant à un plan de relève et dans la mise en œuvre de ce dernier afin que le transfert soit un succès.

Communiquez avec un expert de votre région pour savoir comment Raymond Chabot Grant Thornton peut vous accompagner dans votre démarche de transfert d’entreprise!

26 Fév 2018  |  Écrit par :

Gaston Fournier est directeur au sein de Raymond Chabot Grant Thornton en conseil en ressources...

Voir le profil