Katy Langlais
Directrice | CRHA, MBA | Conseils en ressources humaines

Après plus d’un an de pandémie, il est possible de faire quelques constats et de s’en servir pour planifier vos prochaines actions.

Certaines entreprises ont réussi à tirer leur épingle du jeu de la situation, voire à demeurer fortes et rentables malgré une économie instable et dépendante des décisions gouvernementales. Pourquoi? Voici les principaux éléments qui ressortent de nos observations.

1. Faire preuve de souplesse et de créativité

Les entreprises qui se sont démarquées ont favorisé l’innovation à vitesse grand V afin de saisir de nouvelles occasions d’affaires générées par la pandémie. Elles ont su :

  • Revoir leur offre pour répondre aux besoins du moment;
  • Adapter leur modèle de distribution ou de diffusion pour rejoindre le client malgré les contraintes;
  • Adapter leurs méthodes de travail aux circonstances afin de travailler de façon sécuritaire.

Ce qui caractérise ces entreprises, c’est leur agilité ou leur mode de développement évolutif. Par exemple, dans le secteur manufacturier, certaines entreprises ont revu leur ligne de production pour l’adapter à la fabrication de produits demandés, tels que des produits sanitaires, des équipements de protection individuelle, des matériaux favorisant la distanciation (Plexiglas).

Comme autres exemples, dans le secteur des services, on peut penser aux restaurateurs qui ont adapté leur menu et offert des repas pour emporter, aux librairies de quartier qui ont dû modifier leur façon de faire pour répondre à la multiplication des achats en ligne et développer leur service de livraison, ou aux salons d’esthétique et de coiffure qui ont revisité leur modèle afin d’y intégrer les restrictions sanitaires tout en renouvelant l’expérience client.

D’autres entreprises, qui offraient des services d’organisations d’évènements, ont repensé leur modèle d’affaires en offrant de l’animation d’évènement en virtuel et en utilisant différentes plateformes numériques de créativité (Murale, Miro) pour animer des sessions de travail en équipe.

2. Rester en communication avec ses employés

Ces entreprises ont mis de l’avant un leadership bienveillant et rassurant, fondé sur l’intelligence émotionnelle, permettant essentiellement de :

  • Se soucier du bien-être de leurs employés et de maintenir la communication;
  • Renforcer le lien de confiance en informant et en étant à l’écoute;
  • Permettre aux employés de contribuer à la recherche de solutions;
  • Nourrir les liens par des activités virtuelles et des relations interpersonnelles.

L’incertitude créée par la situation a déstabilisé de nombreux travailleurs et fragilisé leur confiance. De plus, pour beaucoup d’entreprises, le télétravail est devenu la norme, avec certains avantages, mais aussi avec des inconvénients et les risques que le travail à domicile peut comporter. Il s’agissait d’un changement radical pour beaucoup d’entre elles, dans des circonstances soudaines avec un impact émotif réel chez les employés. Il fallait faire preuve d’un leadership humain et les gestionnaires qui ont accordé une importance prioritaire au bien-être de leurs équipes ont contribué à la rétention et à la mobilisation de la main-d’oeuvre.

Les entreprises qui ont réussi à traverser la tempête ont mis les efforts nécessaires pour préserver et solidifier leur lien de confiance avec les employés. En plus de maintenir un contact régulier avec ces derniers en les informant avec transparence sur l’évolution de la situation, ils ont favorisé les échanges et sont demeurés à l’écoute tout en offrant des outils et des moyens de contrôler les livrables de façon réaliste et en tenant compte du contexte.

Afin de renforcer le sentiment d’appartenance et de profiter de tous leurs talents pour trouver des solutions créatives, ces entreprises ont facilité le dialogue et mis en place de nouvelles méthodes de travail qui permettaient à tous de s’impliquer et de proposer des initiatives. Elles ont promu une culture qui encourage la collaboration, et ce, à tous les niveaux de gestion et de direction.

Elles ont également redoublé d’imagination pour organiser des activités de groupe malgré les contraintes, comme des 5 à 7 virtuels ou des discussions informelles. Tous ces efforts ont contribué au maintien d’un certain équilibre.

3. Prendre du recul pour mieux avancer

Encore trop d’entreprises optent pour un mode réactif, sans prendre le temps de bien analyser la situation. Elles ratent ainsi des occasions de mieux se tirer d’affaires et même de bénéficier des changements. Pour mieux rebondir, il est utile de :

  • Mettre en place un comité et impliquer des personnes de toutes les sphères du travail afin de poser les bonnes questions et de trouver ensemble les solutions appropriées;
  • Savoir s’entourer et aller chercher la bonne information dans un cercle élargi;
  • Donner une direction, quitte à prendre des décisions difficiles.

En gestion de crise, les bonnes pratiques suggèrent de commencer par la mise en place d’une cellule de crise. À cette étape, il faut impliquer les personnes de tous horizons pour entendre les différents points de vue et se poser les bonnes questions. C’est un temps d’arrêt obligé et structuré qui permet de considérer les problèmes sous tous leurs angles et de trouver les meilleurs moyens pour les résoudre et, ainsi, traverser la tempête.

Ce pas de recul permet d’évaluer les dommages directs et collatéraux de la crise sur son entreprise, de passer en revue toutes les fonctions de l’organisation et parties prenantes qui seront affectées et de mettre en oeuvre les actions appropriées. La cellule de crise est habituellement constituée des directions de tous les secteurs et services de l’entreprise, afin d’obtenir une vision à 360 degrés de la situation.

Le rôle du leader à ce moment est critique. Il doit avoir le courage de prendre des décisions parfois difficiles et qui impliquent des risques calculés en osant sortir des sentiers battus. Pour ce faire, il doit être prêt à solliciter toutes les ressources disponibles, même si elles n’appartiennent pas au cercle habituel de décision, comme les employés sur le terrain. Une direction claire est nécessaire pour inciter les équipes à le suivre et à participer pleinement au changement.

4. Connaître le potentiel de son entreprise et envisager de nouvelles avenues

Une fois la brèche colmatée, les entreprises qui ont du succès poursuivent leurs efforts de développement. Elles se donnent le temps et les moyens nécessaires pour :

  • Analyser les forces et faiblesses de leur organisation, ainsi que les occasions et menaces;
  • Mieux se positionner dans leur marché;
  • Adapter leur modèle d’affaires.

Après avoir évalué les différentes facettes de leurs opérations et mis en lumière leur environnement, interne et externe, elles sont en mesure de mieux se positionner et de réaliser une planification stratégique réaliste.

Peut-être croyez-vous que le moment n’est pas opportun, car la crise implique des réactions rapides et efficaces, mais il faut être prêt dès que celle-ci sera passée. Où sera votre entreprise dans quelques semaines et mois par rapport à vos compétiteurs et de quelle façon aurez-vous anticipé la suite? Dans tous les secteurs, on peut déjà percevoir des changements dans le comportement des consommateurs, ainsi qu’auprès des employés.

L’omniprésence de la technologie dans l’offre de service et dans les façons de travailler, ainsi que de nouveaux environnements de travail, la nouvelle mobilité de la main-d’oeuvre et des clients sont parmi les éléments qu’on peut nommer qui auront un impact durable sur l’offre et la demande.

Les organisations qui réussissent se penchent sur leur orientation et planifient leur stratégie d’entreprise afin d’avoir une longueur d’avance sur les changements en cours et à venir, plutôt que de se retrouver dépourvues et à la traîne. Leur plan d’action peut inclure l’implantation graduelle d’innovations technologiques, l’ajout de produits ou de services ou un changement radical de leur modèle d’affaires, mais ce plan doit être mûrement réfléchi afin d’éviter les faux pas et d’être prêt à prendre l’élan nécessaire lors de la réouverture complète de l’économie.

Il n’y a pas qu’une seule recette pour relancer son entreprise, il y a la vôtre. Des histoires à succès, il y en a toutes les semaines au Québec et nos équipes peuvent vous accompagner afin de réunir tous les ingrédients favorisant votre réussite.

05 Avr 2021  |  Écrit par :

Katy Langlais est experte en recrutement et conseils en ressources humaines au sein de Raymond...

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L’équipe IFRS de Grant Thornton International a publié les trois documents suivants dans la série Insights into IFRS 3 (en anglais seulement) :

  • Identifying a business combination within the scope of IFRS 3;
  • Identifying the acquirer;
  • Identifying the acquisition date.

Les fusions et acquisitions (regroupements d’entreprises) peuvent avoir une incidence fondamentale sur les activités, les ressources et les stratégies de l’acquéreur. Pour la plupart des entités, ces transactions sont rares et chacune d’entre elles est unique. La norme IFRS 3 Regroupements d’entreprises présente les exigences relatives à ces transactions, exigences qui sont difficiles à appliquer. La norme même est en place depuis plus de dix ans maintenant et a fait l’objet d’un examen post-mise en œuvre par l’IASB. Il s’agit d’une des normes les plus souvent citées parmi les normes en vigueur à l’heure actuelle.

La série Insights into IFRS 3 résume les domaines clés de la norme en soulignant les aspects les plus difficiles à interpréter et en examinant les caractéristiques les plus pertinentes et susceptibles d’avoir des répercussions sur votre entreprise.

Après avoir publié Insights into IFRS 3 – The acquisition method at a glance, l’équipe IFRS de Grant Thornton International a publié trois documents dans la même série, documents qui présentent les étapes nécessaires pour déterminer si le regroupement d’entreprises entre dans le champ d’application d’IFRS 3, identifier l’acquéreur et établir la date du regroupement conformément à l’IFRS 3.

Téléchargez notre bulletin ci-dessous.

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Votre entreprise pourrait bénéficier de mesures fiscales, tels des crédits d’impôt RS&DE, pour ses projets d’innovation. Les connaissez-vous toutes?

Les entreprises de toute industrie qui effectuent des activités de fabrication et de transformation, ou qui ont des projets d’innovation technologique, peuvent être admissibles à des incitatifs fiscaux spécifiques.

Ces crédits et mesures ne sont pas réservés exclusivement aux usines, aux fabriques ou aux manufactures. Par exemple, dans le cadre du Programme de la recherche scientifique et du développement expérimental (RS&DE), les gouvernements encouragent les entreprises de toutes les tailles et de tous les secteurs à mettre en application des idées novatrices en recherche et développement.

Mesures fiscales : attention aux dates butoirs

Il est possible que vos activités ou projets soient ainsi admissibles à certaines de ces mesures. Il y a cependant des dates butoirs à respecter pour réclamer ces incitatifs fiscaux ou encore pour modifier les déclarations de revenus des années antérieures, si jamais ces derniers n’ont pas tous été réclamés.

Voici les éléments-clés que toute entreprise devrait connaître afin de maximiser sa situation fiscale liée à ses activités de fabrication et de transformation ou à ses investissements en innovation, peu importe le secteur d’activité.

Déduction additionnelle pour les frais de transport d’une PME manufacturière

Une entreprise doit seulement réaliser une certaine proportion d’activités de fabrication et de transformation pour bénéficier de cette déduction additionnelle. Elle n’a pas non plus à engager des dépenses de frais de transport ou de livraison pour en profiter.

Réduction du taux d’imposition

Une entreprise a droit à une réduction de son taux d’imposition au Québec si elle réalise une certaine proportion d’activités de fabrication et de transformation.

Crédit d’impôt pour investissement et innovation

Certains actifs acquis pour être utilisés dans des activités de fabrication et de transformation sont admissibles à un crédit d’impôt à l’investissement au provincial, c’est-à-dire une subvention fiscale qui réduit le coût d’acquisition de ces actifs.

Au provincial, le taux de ce crédit d’impôt peut varier selon la MRC où l’actif est utilisé. Le budget du Québec 2021-2022 vient d’ailleurs de bonifier ce crédit en doublant les taux pour les investissements réalisés jusqu’au 31 décembre 2022.

Au fédéral, il existe un crédit d’impôt à l’investissement similaire et les seules régions admissibles au Québec sont celles du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Amortissement accéléré et additionnel

Certains actifs acquis pour être utilisés dans des activités de fabrication et de transformation sont amortissables en totalité dès leur acquisition. Au provincial, ces mêmes actifs donnent également droit à un amortissement additionnel de 30 % dans l’année suivante.

Crédit d’impôt favorisant l’emploi dans les régions maritimes du Québec

Une entreprise effectuant certaines activités de fabrication et de transformation dans les régions du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine peut bénéficier d’un crédit d’impôt sur le salaire versé à certains employés, c’est-à-dire une subvention fiscale qui réduit le coût de la dépense salariale engagée.

Cotisation de l’employeur à taux réduit

Une entreprise du secteur manufacturier peut avoir droit à un taux réduit de cotisation au Fonds des services de santé (FSS).

Recherche scientifique et développement expérimental (RS&DE)

Une entreprise qui effectue des activités de fabrication et de transformation fait partie d’un des principaux secteurs susceptibles de pouvoir utiliser ces encouragements fiscaux.

En fait, une entreprise qui est à la recherche de connaissances ou d’un savoir-faire pour créer de nouveaux matériaux, dispositifs, produits ou procédés, ou pour améliorer ceux qui existent ou encore qui souhaite acquérir de nouvelles connaissances scientifiques ou technologiques peut avoir droit aux encouragements fiscaux pour la RS&DE.

Les deux principaux avantages que présentent les encouragements fiscaux pour la RS&DE sont les suivants :

  1. Possibilité de déduire vos dépenses de la RS&DE sur plusieurs années;
  2. Obtenir le crédit d’impôt à l’investissement (CII) de la RS&DE et l’utiliser pour réduire votre impôt sur le revenu à payer (dans certains cas, l’Agence du revenu du Canada (ARC) peut rembourser les CII restants).

Profitez-vous pleinement des particularités fiscales liées à vos activités de fabrication et de transformation ainsi qu’à vos projets d’innovation? Notre équipe d’experts en fiscalité peut vous guider pour en tirer le maximum. N’hésitez pas à faire appel à ces derniers; ils maîtrisent les dispositions fiscales complexes relatives à ce domaine. Leur positionnement géographique leur permet également d’être à l’affût des particularités régionales.

Nous avons votre réussite à cœur et nous mettons nos connaissances et notre expertise sectorielle au service de votre entreprise.

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Le nouveau ministre des Finances de l’Ontario, Peter Bethlenfalvy, a déposé son budget le 24 mars 2021. Ce troisième budget du gouvernement progressiste-conservateur dirigé par Doug Ford ne prévoit aucune modification aux taux d’imposition des particuliers et des sociétés, mais il propose des mesures afin d’aider les entreprises et les contribuables, notamment en réponse aux défis causés par la crise de la COVID-19. En voici un bref résumé.

Taux d’imposition des sociétés

Le budget ne propose aucune modification relative aux taux d’imposition des sociétés ni au plafond des affaires de 500 000 $, admissible à la déduction accordée aux petites entreprises (DPE).

Bonification de la Subvention ontarienne pour le soutien aux petites entreprises

Instaurée en janvier 2021, la Subvention ontarienne pour le soutien aux petites entreprises permet aux entreprises admissibles de bénéficier d’une aide d’un montant variant de 10 000 $ à 20 000 $. Dans le cadre de son budget 2021, le gouvernement annonce que les entreprises admissibles auront automatiquement droit à un second paiement équivalent au montant du premier. Aucune demande n’aura à être présentée à cet égard.

Votre conseiller Raymond Chabot Grant Thornton peut vous aider à déterminer les mesures qui s’appliquent à votre situation et vous assister dans les démarches nécessaires pour vous permettre d’en bénéficier. N’hésitez pas à le consulter.

Téléchargez notre bulletin fiscal pour consulter les taux d’imposition et d’autres détails.