Sebastian Alberione
Directeur principal | ing. | Fiscalité

La gestion des données est cruciale pour les entreprises.

Afin de mieux comprendre les enjeux de la gouvernance des données, je me suis entretenu avec Marcelo Cardoso, cofondateur de Prodago Solutions, une entreprise qui offre des services-conseils en gouvernance de données et commercialise la plateforme Prodago (Lean Data Governance Platform).

Quelle est la valeur ajoutée d’un processus de gouvernance de données pour les entreprises?

La gouvernance a comme principale valeur de permettre d’explorer les données et de faciliter l’innovation au moyen d’initiatives de transformation digitale. Sans processus de gouvernance, on s’expose à des problèmes de qualité des données, qui peuvent avoir des impacts majeurs sur une organisation. En effet, les données sont aujourd’hui au cœur de toutes les décisions et de la transformation des organisations (analytique, intelligence d’affaires, intelligence artificielle, automatisation, etc.). Sans données de qualité, les initiatives de transformation et d’innovation organisationnelles ne voient pas le jour.

Que font les entreprises en général?

 Il y a toujours une certaine gouvernance des données dans les organisations, même si on ne l’appelle pas ainsi. Par exemple, lorsqu’on définit les formats de données d’un nouveau système informatique ou qu’on configure les droits d’accès des utilisateurs sur un intranet, il s’agit de gouvernance. Le principal problème est qu’en général, les entreprises réagissent aux problèmes plutôt que d’identifier les risques associés aux données qui alimentent les processus d’affaires et opérationnels les plus critiques et d’appliquer des mesures correctives préventives.

Quelles sont les principales erreurs à éviter et quelle approche préconisez-vous?

L’erreur la plus courante dans la mise en place de tels processus est de ne pas associer les actions de gouvernance à des objectifs d’affaires. L’approche traditionnelle consiste à implémenter une « organisation ». On met en place un comité et un réseau de responsables des données dans les différents secteurs de l’entreprise, etc., mais cela ne fonctionne pas toujours.

Nous préconisons d’identifier les objectifs d’affaires d’un secteur et d’analyser les initiatives de transformation en lien avec ces objectifs (par exemple, une vue des clients à « 360 degrés »). Ensuite, on identifie les processus critiques associés à ces initiatives et les données qu’ils consomment. Si des écarts sont constatés par rapport au niveau de qualité de données requis pour assurer la performance et la sécurité de ces processus, on met en place des mesures correctives (règles des données et responsabilités).

Il faut s’assurer d’avoir de la traction au sein de l’organisation et d’établir des priorités, car on ne peut pas intégrer la gouvernance partout sans distinguer l’importance relative des données. Cela implique des efforts importants.

La technologie évolue rapidement et les données sont de plus en plus présentes dans notre environnement (Internet des objets, mégadonnées, etc.). Quel est l’impact sur la gouvernance?

 Les organisations prennent conscience que les données ne sont plus qu’une résultante des processus d’affaires et voient davantage les données comme un actif. De plus en plus, ce sont les gens d’affaires qui prennent la responsabilité des données et non plus seulement les services de TI. Ces dernières années, grâce aux avancées réalisées dans des domaines comme l’intelligence artificielle, les analyses prédictives, etc., on utilise les données de manière beaucoup plus intensive et dans un contexte qui n’est pas nécessairement celui dans lequel les données ont été créées. On collecte des données provenant de différentes sources et on les croise pour générer de la valeur. La gouvernance est alors essentielle.

Pour avoir recours aux services de Marcelo et de son équipe, visitez la page de contact de leur site Web.

Voici un site Web proposé par Marcelo, qui contient des articles intéressants pour continuer d’explorer le sujet.

25 Avr 2017  |  Écrit par :

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Dans le cadre d’une série d’articles, nous mettons à contribution les experts fiscalistes du réseau de Raymond Chabot Grant Thornton afin qu’ils répondent à diverses questions soulevées par notre clientèle qui font des affaires à l’international.

Le fiscaliste est un professionnel spécialisé dans l’application et l’interprétation des lois et règles régissant les impôts et les taxes. Ces règles, souvent complexes, sont en constante évolution. Le fiscaliste a comme rôle de conseiller son client de manière à ce que celui-ci n’ait pas à supporter une charge fiscale plus importante que ce qui est prévu par la loi. Les tribunaux de toutes les juridictions ont toujours reconnu qu’un contribuable a le droit d’organiser ses affaires de manière à payer moins d’impôts ou de taxes, dans la mesure où la loi est respectée.

Q : Si je loue un bien immobilier situé aux États-Unis (condominium ou maison), dois-je produire une déclaration de revenus américaine?

R : Un non-résident des États-Unis qui reçoit un revenu de loyer provenant d’un bien immobilier situé aux États-Unis est techniquement assujetti à une retenue d’impôt de 30 % sur le montant brut de ce loyer. Afin d’éviter cette retenue, le contribuable doit faire le choix de produire une déclaration de revenus américaine (1040NR, U.S. Nonresident Alien Income Tax) et de payer l’impôt américain sur son revenu net de location. Ce revenu net de location sera aussi imposable aux États-Unis. Le cas échéant, l’impôt payable aux États-Unis pourra faire l’objet d’un crédit pour impôt étranger au Canada, de manière à éviter une double imposition.

Q : Si je loue, pour une durée inférieure à six mois, un bien immobilier situé en Floride (condominium ou maison), dois-je percevoir la taxe de vente de la Floride?

R : Oui, en ce qui concerne l’État de la Floride, pour toute location d’une durée inférieure à six mois, vous avez l’obligation de percevoir la taxe de vente applicable et de la remettre dans les délais prescrits. Cette taxe est de 6 % en Floride, mais peut être un peu plus élevée dans certains comtés. L’assujettissement et le taux de la taxe varient d’un État à l’autre.

Q : Si je vends un bien immobilier situé aux États-Unis (condominium ou maison), dois-je produire une déclaration de revenus américaine?

R : Oui, une déclaration de revenus américaine (1040NR, U.S. Nonresident Alien Income Tax) doit être produite aux États-Unis afin de déclarer le gain en capital réalisé et, le cas échéant, de payer l’impôt américain sur ce gain.

Q : Dois-je également déclarer ce gain en capital dans ma déclaration de revenus canadienne?

R : Oui, ce gain en capital est aussi imposable au Canada pour un résident canadien sur le plan fiscal. Tout comme pour le revenu de location, le Canada accordera un crédit pour impôt étranger relativement à l’impôt payé aux États-Unis sur ce gain en capital.

Q : J’ai vendu un bien immobilier aux États-Unis et une retenue d’impôt américaine de 10 % ou de 15 % a été effectuée sur le prix de vente. Est-ce correct?

R : La vente d’un bien immobilier situé aux États-Unis par un non-résident est assujettie à une retenue de 10 % ou de 15 % sur le prix de vente brut en vertu des règles américaines appelées FIRPTA (Foreign Investment in Real Property Tax Act of 1980). L’acheteur n’est cependant pas tenu d’effectuer cette retenue d’impôt si les deux conditions suivantes sont remplies :

  • Le bien immeuble est vendu pour moins de 300 000 $ US;
  • L’acheteur a l’intention d’utiliser cet immeuble à des fins personnelles.

Vous avez des questions sur la fiscalité américaine? Les experts de Raymond Chabot Grant Thornton sont là pour y répondre!

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Les experts de Raymond Chabot Grant Thornton vous convient au webinaire portant sur les stratégies de croissance à l’international.

Dans un contexte de mondialisation et de concurrence accrue, l’une des stratégies privilégiées par les entreprises innovantes pour assurer leur croissance est de se développer à l’international. Que ce soit par l’exportation de ses produits ou de son savoir-faire, par le développement d’un partenariat, par une acquisition ou via une implantation, chaque stratégie comporte ses avantages et ses inconvénients.

Nos experts en conseil financier, conseil de gestion et fiscalité internationale vous présenteront les différentes stratégies de croissance à l’international en abordant les facteurs clés de succès d’une réussite à l’étranger, les pièges à éviter, la mobilité internationale des employés et les différentes aides disponibles pour vous soutenir dans votre projet. En raison des changements proposés par le nouveau président américain et du niveau d’incertitude croissant à l’égard de la fiscalité, un segment de la présentation traitera plus spécifiquement de la fiscalité américaine.

Prenez votre envol!

Cette séance d’information vous est offerte gratuitement par Raymond Chabot Grant Thornton.

Conférenciers :

Suzanne Breton, directrice principale – Conseil de gestion

Gilles Fortin, premier directeur principal – Achat, vente et financement d’entreprises

Mylène Tétreault, directrice principale – Mobilité internationale

Benoit Turcotte, associé – Fiscalité américaine

Accédez gratuitement au webinaire par le biais du formulaire

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Pierre Laberge
Directeur | Fiscalité

Bon nombre de dirigeants de PME du milieu forestier prennent leurs décisions sans s’appuyer sur des données objectives et précises.

Pour améliorer la performance de leur entreprise, il s’avère essentiel pour eux de mesurer les facteurs qui influencent les principaux enjeux.

Il est important de faire un suivi en temps réel des indicateurs clés de la gestion des opérations, comme : le taux de rendement global (disponibilité, efficacité, qualité), le taux d’utilisation des équipements, la productivité des travailleurs et le coût unitaire de production. Avec ces informations, il est possible de modifier rapidement et efficacement les méthodes de travail.

Autant pour les entrepreneurs sylvicoles que pour ceux qui effectuent des travaux de récolte, de transport et de voirie, la technologie actuelle permet d’acquérir beaucoup d’informations à peu de frais. L’utilisation de données GPS, de formulaires numériques, de résultats d’inventaire forestiers et de données géomatiques permet d’obtenir une précision appropriée pour l’analyse d’une panoplie d’indicateurs clés.

L’utilisation d’Excel pour la présentation de tableaux de bord est sans doute la méthode la plus abordable. Cependant, Excel est limité quant aux options de présentation des données et à leur sécurité; de plus, il faut en avoir une bonne connaissance pour élaborer des tableaux de bord plus complexes. Lorsque le poids des bases de données s’alourdit et que l’information provient de plusieurs sources, l’utilisation d’un chiffrier présente davantage de risques d’erreur et requiert plus de temps pour la manipulation.

Une option de plus en plus intéressante à considérer est l’utilisation d’une plateforme Web dans le nuage (cloud). Ainsi, les données peuvent facilement être stockées et sécurisées en ligne et les droits peuvent être contrôlés à partir de comptes d’utilisateurs à différents niveaux d’accès. Les résultats sont disponibles en temps réel sur une page Web et peuvent être consultés à partir de n’importe quel appareil, soit un ordinateur, un téléphone, une tablette ou même une télévision. De plus, cette formule est beaucoup plus flexible du point de vue de la présentation visuelle et est beaucoup moins restrictive que les chiffriers traditionnels.

Cependant, bien que cette solution offre une panoplie d’avantages, elle engage des coûts d’implantation et de maintenance mensuelle. Il faut donc évaluer s’il est préférable de se munir de ressources internes ou de faire appel à un fournisseur de services externe. La qualité de la plateforme et le coût de maintien seront les deux principaux éléments à considérer.

L’intégration d’outils de gestion de la performance requiert des efforts et cela représente un obstacle pour la plupart des entrepreneurs forestiers. Il faut prévoir des enjeux de communication avec des systèmes externes et des difficultés à combiner ces derniers avec certaines sources de données existantes. Il faut par la suite mesurer ces données, mais également suivre les résultats et surtout agir en conséquence. Le projet de recherche de l’Université Laval portant sur les entrepreneurs forestiers de récolte et de transport, PRÉfoRT, a démontré que sans accompagnement, la plupart des entrepreneurs laissent tomber leur système de gestion de la performance par manque de temps et de ressources internes.

En conclusion, le suivi de la performance au moyen de tableaux de bord est bénéfique pour l’entreprise. Cela permet non seulement d’avoir un œil sur les différents facteurs qui influencent la rentabilité ou l’atteinte des objectifs, mais également de pouvoir observer des tendances dans la variation de ces indicateurs et ainsi d’agir plus rapidement, au besoin. De plus, il est aussi possible de mesurer l’effet de certains changements organisationnels et de signaler certaines anomalies financières et opérationnelles.

Références :

Antoine Larochelle Benoit, ing.f. chez LBprofor

LBprofor offre des services professionnels en foresterie et encadre les entreprises pour le respect de leurs exigences et l’amélioration de leur performance. LBprofor utilise des tableaux de bord pour le suivi de la performance de ses opérations et elle encourage également sa clientèle à intégrer ces outils, et ce, en s’assurant de choisir judicieusement les indicateurs selon les objectifs définis.

Pour communiquer avec LBprofor, vous pouvez appeler au 819 791-4449 ou écrire à [email protected]

29 Mar 2017  |  Écrit par :

Pierre Laberge est directeur au sein de Raymond Chabot Grant Thornton. Il est votre expert en...

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