Jean Gaouette
Associé | CPA, CA | Certification

Vous êtes à l’étape de vouloir assurer la progression de votre entreprise? Vous aurez besoin de financement pour y arriver.

Il est important de bien vous préparer avant de rencontrer un bailleur de fonds afin de vous donner toutes les chances d’obtenir le financement souhaité.

28 Juin 2018  |  Écrit par :

Jean Gaouette est expert en certification chez Raymond Chabot Grant Thornton. Communiquez avec lui...

Voir le profil

Article suivant

Alerte de votre conseiller − Juin 2018

L’équipe des IFRS de Grant Thornton International a publié la version 2018 des états financiers consolidés intermédiaires types (IFRS Example Interim Consolidated Financial Statements), disponible en anglais seulement, qui a fait l’objet d’une révision et d’une mise à jour visant à illustrer les modifications apportées à IAS 34 Information financière intermédiaire (IAS 34) et aux autres IFRS, qui sont en vigueur pour les exercices clos le 31 décembre 2018.

Ils reflètent, en particulier, l’adoption d’IFRS 9 Instruments financiers et d’IFRS 15 Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients, qui sont en vigueur pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2018.

Les états financiers consolidés intermédiaires types illustrent des états intermédiaires résumés pour un semestre comptable ouvert le 1er janvier 2018. Les états financiers consolidés intermédiaires types sont basés sur les activités et sur les résultats de la société Illustrative Corporation et de ses filiales (le « groupe »). Le groupe est une société fictive de services-conseils, d’autres services et de vente au détail qui prépare ses états financiers en IFRS depuis plusieurs années et produit des rapports intermédiaires semestriels conformément à IAS 34 au 30 juin 2018.

Article suivant

La cloche annonçant la fin des classes vient tout juste de sonner que des milliers de jeunes se demandent de quelle façon ils passeront leurs vacances.

Pour les plus vieux fréquentant le cégep ou l’université, la période estivale est très souvent l’occasion de dénicher un premier emploi d’été pour se faire de l’argent de poche.

Pour les plus jeunes, l’été est plutôt synonyme de plaisir. Plus d’un choisira de participer à des camps de vacances (camps de jours, sportifs, scientifiques, artistiques ou musicaux) afin de profiter d’un horaire bien rempli et d’activités encadrées. Peu importe leur choix, les frais exigés peuvent atteindre des sommes très importantes principalement si l’enfant séjourne une ou plusieurs semaines à l’extérieur de la maison.

Sur le plan fiscal, les frais de camp de vacances sont assimilés à des frais de garde. Ils donnent donc droit à un allégement fiscal prenant soit la forme d’une déduction fédérale ou d’un crédit d’impôt remboursable du Québec. Regardons ces règles de plus près.

Au fédéral

Le fédéral accorde une déduction qui permet au parent ayant généralement le revenu net le moins élevé de réduire son revenu imposable. Les frais de garde admissibles ne doivent pas excéder l’un de ces trois montants pour qu’une déduction soit accordée. Rappelez-vous toutefois que la déduction ne pourra jamais excéder les deux tiers du revenu gagné par le parent qui la réclame :

  • 8 000 $ par enfant âgé de six ans ou moins à la fin de l’année 2018 (né en 2012 ou après);
  • 11 000 $ par enfant souffrant d’une déficience grave et prolongée;
  • 5 000 $ par enfant âgé entre 7 et 16 ans (ou de plus de 16 ans avec un handicap).

Puisque les frais d’un camp de vacances s’ajoutent aux frais de garde annuels, les frais admissibles sont limités à ces trois montants.

Au Québec

Le Québec a plutôt choisi d’offrir un crédit d’impôt remboursable dont le taux est fonction du revenu familial total des parents. Le taux du crédit varie entre 26 % et 75 % et il peut être réclamé par l’un ou l’autre des parents, peu importe qui a réellement payé les frais. Les frais admissibles sont similaires à ceux admis au fédéral sous réserve des deux exceptions suivantes : aucune limite n’est applicable au revenu gagné et le montant admissible annuel est de 9 000 $ pour un enfant âgé de six ans ou moins.

Colonie de vacances avec séjour

La règle la moins bien comprise concerne la limite applicable lorsque l’enfant séjourne sur les lieux du camp. Lorsque l’enfant dort sur place, les frais hebdomadaires admissibles sont grandement réduits. Les limites précédentes, basées sur l’âge, ne sont plus applicables et les montants suivants prévalent et donnent aussi droit à la déduction fédérale et au crédit d’impôt remboursable du Québec :

200 $ par semaine par enfant de six ans ou moins;
275 $ par semaine pour chaque enfant souffrant d’une déficience grave et prolongée;
125 $ par semaine si l’enfant est âgé entre 7 et 16 ans (ou de plus de 16 ans s’il a un handicap).

Conseils

Au fédéral, les frais de garde peuvent occasionnellement être déduits par le parent ayant le revenu le plus élevé, par exemple, lorsque le conjoint est aux études à temps plein ou est hospitalisé.

Même si vous n’avez aucun impôt à payer, le Québec vous remboursera le crédit auquel vous avez droit alors qu’au fédéral la déduction ne sert qu’à réduire le revenu imposable sans possibilité de remboursement.

Cet article est paru le 20 juin 2018 dans le Journal de Montréal et le Journal de Québec.

Article suivant

Mathieu Leblanc
Directeur principal | Ing., M. Ing., MBB | Fiscalité

Les compétitions universitaires amènent les étudiants à se dépasser et contribuent à la recherche de solutions technologiques bénéfiques à l’industrie.

Cet article a été rédigé par Guillaume Dalpé, finissant en génie mécanique de l’ÉTS, stagiaire dans le groupe de Financement de l’innovation et du développement technique de Raymond Chabot Grant Thornton à l’hiver 2018.

Dans le domaine de l’ingénierie comme dans plusieurs autres domaines scientifiques, on retrouve au sein de nombreuses universités, des clubs scientifiques et technologiques étudiants permettant à nos futurs professionnels de mettre leurs connaissances au profit de l’avancement technologique.

Dans certaines universités comme l’École de technologie supérieure (ÉTS), on retrouve près de trente clubs étudiants dans divers domaines technologiques reliés aux sous-marins à propulsion humaine, aux véhicules alimentés par énergie éolienne, aux courses de canoë en béton et autres.

Ces équipes étudiantes participent généralement à des compétitions scientifiques interuniversitaires année après année afin de faire part de leurs avancements, dans l’espoir de remporter de prestigieux prix. Les connaissances acquises lors de leur parcours universitaire sont ainsi mises en valeur et démontrées dans le cadre d’un projet concret.

Le Baja

L’un des clubs étudiants présents dans plusieurs universités au Québec est le Baja, destiné à la participation à un championnat organisé par la Society of Automotive Engineers ayant pour but de développer un prototype de véhicule tout-terrain monoplace.

Pour participer, chacune des équipes doit concevoir et fabriquer celui-ci selon des règlements établis par les organisateurs afin d’assurer la sécurité de tous. Dans le cadre de ce championnat, chaque équipe est contrainte de se servir du même moteur, un « Briggs & Stratton » de 10 hp, communément utilisé dans des souffleuses à neige. Ils doivent bâtir un véhicule autour de celui-ci en optimisant le châssis, la suspension, le groupe motopropulseur ainsi que plusieurs autres sous-systèmes.

Le championnat se déroule au cours d’une année scolaire entre la mi-avril et la mi-juin. Les équipes ont environ huit mois pour faire la conception et la fabrication de leur véhicule en plus de tous les tests nécessaires.

Chaque année, trois compétitions sont présentées à travers l’Amérique du Nord et regroupent plus de 200 universités en provenance des quatre coins du monde pour se disputer le Mike Schmidt Memorial Iron Team Award. Celui-ci est remporté par l’équipe ayant cumulé le plus de points au fil des compétitions.

Raymond Chabot Grant Thornton - image
Raymond Chabot Grant Thornton - image

L’équipe de l’ÉTS au premier rang

Lors de la saison 2017, l’équipe de l’ÉTS a terminé au premier rang de deux compétitions et au deuxième du classement général, le meilleur résultat pour une université canadienne cette année. Au fil du temps, les membres de l’équipe de l’ÉTS ont réalisé plusieurs avancements technologiques afin de perfectionner le véhicule.

Ces projets étant très rarement encadrés par des professeurs, les étudiants plus expérimentés prennent eux-mêmes l’initiative de développer ou d’améliorer un des sous-systèmes du véhicule. À l’aide de la littérature et de leurs expériences techniques, de nouveaux concepts sont perfectionnés et testés, souvent en préservant des facteurs de sécurité plus conservateurs des premières versions.

Au cours des années précédentes, plusieurs projets d’envergure ont été réalisés par l’équipe de l’ÉTS, par exemple :

  • Une analyse complète de suspension à l’aide de jauges de contraintes;
  • Une optimisation complète de la boîte de transmission;
  • Une optimisation des systèmes d’acquisition de données.

L’an dernier, l’équipe a réussi à obtenir des améliorations de performance importantes grâce au développement d’une nouvelle application d’une Continuously Variable Transmission (CVT), soit une Electronic Variable Transmission (EVT).

Technologies CVT et EVT

Les CVT permettent de modifier le ratio de transmission grâce à un système poulie courroie. La poulie varie en largeur à l’aide d’une combinaison de masses et de ressorts mettant à profit l’accélération centrifuge. Les masses et les ressorts sont déterminés afin d’optimiser la transmission dans une plage de puissance préétablie.

Avec une EVT, les avantages viennent du fait que les ratios de transmission sont modifiés par un contrôle d’actuateur, permettant l’optimisation à la puissance idéale en tout temps et ainsi de profiter du maximum de puissance possible du moteur, peu importe ses conditions.

Toutes les situations peuvent être optimisées à l’aide d’une CVT mécanique. Par contre, celle-ci permet uniquement de maximiser une seule plage de puissance, ce qui constitue un compromis. La technologie EVT permet donc de maîtriser des situations qui sont impossibles à contrôler en temps normal, notamment d’avoir une décélération contrôlée. La technologie est basée sur le fait qu’un moteur est particulièrement efficace à une vitesse de rotation donnée. Par conséquent, le ratio de transmission peut être ajusté de façon à conserver cette vitesse de rotation comme cible. Il est donc possible de lire les fluctuations, de comprendre la situation et ainsi, de prédire le comportement du véhicule.

De l’ÉTS à B-Cinq Technologie

À la suite de ce projet étudiant, plusieurs membres de l’équipe du Baja de l’ÉTS ont lancé l’entreprise B-Cinq Technologie afin de développer cette technologie à plus grande échelle. Un tel avancement pourrait facilement être incorporé à des véhicules hors route au courant des prochaines années puisque la plupart de ceux-ci utilisent déjà un principe de CVT mécanique. Cet exemple démontre bien jusqu’où des projets de clubs étudiants universitaires peuvent mener.

Bien qu’une des prémisses de la conception de véhicules de course consiste à être le plus léger possible et que l’électronique embarquée est, selon plusieurs, peu utile lors de la course, l’équipe du Baja de l’ÉTS est allée à contre-courant.

L’équipe prône en effet depuis plusieurs années que l’évolution technologique passe par l’acquisition de données, car celles-ci permettent de mieux comprendre le comportement du véhicule dans de multiples situations. On peut ainsi poursuivre les améliorations et… continuer de gagner des trophées!

19 Juin 2018  |  Écrit par :

Mathieu Leblanc est directeur principal au sein de Raymond Chabot Grant Thornton. Il est votre...

Voir le profil