Maximilien Larivière
Conseiller | ing. jr, M. Ing. | Fiscalité

Rouler à fond de train sur une route sinueuse par un bel après-midi d’été ou sur une piste de course : l’image touche certainement une corde sensible, et pas seulement chez les amateurs de voitures!

C’est que l’idée de la vitesse, du contrôle et de la liberté nous apporte à tous des émotions profondes, nous rappelant ces moments enivrants. C’est pour cette raison que la performance est un des éléments centraux du développement technologique des automobiles chez plusieurs manufacturiers. Des années de travail méticuleux et une grande attention accordée aux détails sont nécessaires pour atteindre les niveaux de performance offerts par certains modèles de voitures. Malgré ces développements, certains amateurs de sensations fortes ne sont pas satisfaits de ce que leur proposent les manufacturiers et décident de se tourner vers les produits haute performance disponibles en seconde monte. N’allez pas penser que ce ne sont que des jeunes à casquette qui font du bricolage dans le garage de leurs parents!

Pour certains, comme Karim-Philip Antaki, directeur R et D chez Lachute Performance, l’amélioration de la performance automobile est une science réelle avec un processus d’ingénierie précis. Je me suis entretenu avec lui à ce sujet.

Q : Comment définit-on de manière objective (scientifique) la performance d’une voiture?

R : La performance d’une voiture s’évalue principalement par ses capacités physiques d’accélération, de freinage et de tenue de route, mais aussi par le niveau de confort et d’agrément qu’elle procure tout en réalisant ses performances. On qualifie aussi une voiture en fonction de son positionnement sur le marché ou sur un segment de marché, là où il s’agit plutôt d’objectifs à atteindre par rapport à ses compétiteurs.

Q : Comment est-il possible d’accomplir de meilleures performances que la voiture d’origine?

R : Après une évaluation technique de la capacité actuelle du véhicule, on établit des KPI (key performance indicators), comme l’écoulement des gaz ou l’efficacité du moteur pour ce qui est du pompage. Une étude de la capacité et des objectifs est effectuée et on détermine un chemin d’exploration technologique.

Q : Quels avantages y a-t-il à procéder à de telles modifications?

R : L’économie de carburant grâce à une efficacité accrue du cycle est sur toutes les lèvres. La performance du moteur en mode croisière ou à fond de train sera influencée par la fluidité d’arrivée de la puissance au moyen de l’amélioration des caractéristiques thermiques du moteur, mais aussi de l’équilibre de la solution proposée : puissance par rapport à la tenue de route et capacité de freinage.

Q : Les solutions que vous proposez sont-elles fiables? Qu’en est-il de la sécurité?

R : Il n’y a pas de solution sans sécurité. La durabilité et la fiabilité sont des critères que notre philosophie de développement place au plus haut niveau, en piste comme sur la route. Ces objectifs nous forcent à trouver un équilibre en matière de développement dans tous les projets que nous entreprenons.

Q : Comment voyez-vous les nouvelles technologies automobiles hybrides et électriques?

R : Elles sont indéniablement à nos portes! Ces nouvelles technologies représentent des atouts pour la performance automobile : puissance instantanée et économie de matières non renouvelables. Dans ces cas, la recherche de la performance est un réel accélérateur technologique et scientifique! On doit se préparer à intégrer ces technologies et leurs capacités à une plus grande échelle. Elles procurent des avantages indéniables dans les compétitions mondiales comme les 24 Heures du Mans et la Formule E, qui sera présentée à Montréal cet été et pour laquelle une plateforme de développement et de contribution a été élaborée par tous les constructeurs.

Q : Tout n’a-t-il pas déjà été développé? Quel est le futur de la performance automobile?

R : Non! La quête est incessante. Les technologies hybrides et électriques sont le terrain mondial de développement technologique par excellence, de même que la miniaturisation des moteurs à taux de compression variable et la turbocompression, pour produire la puissance répondant à la demande sans perdre l’économie de carburant. Le but sera toujours d’accroître l’efficacité du cycle pour réduire l’utilisation de carburant, même si cette réduction ne passera pas éternellement par l’amélioration du moteur à combustion interne, mais plutôt par la disparition du piston si l’on trouve une alternative plus efficace.

Karim-Philip Antaki est directeur de RS et DE chez Lachute Performance depuis plus de sept ans.

Récemment diplômé de l’Université Cranfield, en Angleterre, où il a suivi le programme de maîtrise en Advanced Motorsport Engineering, il est aussi Performance Engineer pour Nissan Motorsport (NISMO) et Race Engineer pour la série Pirelli World Challenge aux États-Unis.

25 Avr 2017  |  Écrit par :

Maximilien Larivière est conseiller au sein de Raymond Chabot Grant Thornton. Il est votre expert...

Voir le profil

Article suivant

Dans le cadre d’une série d’articles, nous mettons à contribution les experts fiscalistes du réseau de Raymond Chabot Grant Thornton afin qu’ils répondent à diverses questions soulevées par notre clientèle qui font des affaires à l’international.

Le fiscaliste est un professionnel spécialisé dans l’application et l’interprétation des lois et règles régissant les impôts et les taxes. Ces règles, souvent complexes, sont en constante évolution. Le fiscaliste a comme rôle de conseiller son client de manière à ce que celui-ci n’ait pas à supporter une charge fiscale plus importante que ce qui est prévu par la loi. Les tribunaux de toutes les juridictions ont toujours reconnu qu’un contribuable a le droit d’organiser ses affaires de manière à payer moins d’impôts ou de taxes, dans la mesure où la loi est respectée.

Q : Si je loue un bien immobilier situé aux États-Unis (condominium ou maison), dois-je produire une déclaration de revenus américaine?

R : Un non-résident des États-Unis qui reçoit un revenu de loyer provenant d’un bien immobilier situé aux États-Unis est techniquement assujetti à une retenue d’impôt de 30 % sur le montant brut de ce loyer. Afin d’éviter cette retenue, le contribuable doit faire le choix de produire une déclaration de revenus américaine (1040NR, U.S. Nonresident Alien Income Tax) et de payer l’impôt américain sur son revenu net de location. Ce revenu net de location sera aussi imposable aux États-Unis. Le cas échéant, l’impôt payable aux États-Unis pourra faire l’objet d’un crédit pour impôt étranger au Canada, de manière à éviter une double imposition.

Q : Si je loue, pour une durée inférieure à six mois, un bien immobilier situé en Floride (condominium ou maison), dois-je percevoir la taxe de vente de la Floride?

R : Oui, en ce qui concerne l’État de la Floride, pour toute location d’une durée inférieure à six mois, vous avez l’obligation de percevoir la taxe de vente applicable et de la remettre dans les délais prescrits. Cette taxe est de 6 % en Floride, mais peut être un peu plus élevée dans certains comtés. L’assujettissement et le taux de la taxe varient d’un État à l’autre.

Q : Si je vends un bien immobilier situé aux États-Unis (condominium ou maison), dois-je produire une déclaration de revenus américaine?

R : Oui, une déclaration de revenus américaine (1040NR, U.S. Nonresident Alien Income Tax) doit être produite aux États-Unis afin de déclarer le gain en capital réalisé et, le cas échéant, de payer l’impôt américain sur ce gain.

Q : Dois-je également déclarer ce gain en capital dans ma déclaration de revenus canadienne?

R : Oui, ce gain en capital est aussi imposable au Canada pour un résident canadien sur le plan fiscal. Tout comme pour le revenu de location, le Canada accordera un crédit pour impôt étranger relativement à l’impôt payé aux États-Unis sur ce gain en capital.

Q : J’ai vendu un bien immobilier aux États-Unis et une retenue d’impôt américaine de 10 % ou de 15 % a été effectuée sur le prix de vente. Est-ce correct?

R : La vente d’un bien immobilier situé aux États-Unis par un non-résident est assujettie à une retenue de 10 % ou de 15 % sur le prix de vente brut en vertu des règles américaines appelées FIRPTA (Foreign Investment in Real Property Tax Act of 1980). L’acheteur n’est cependant pas tenu d’effectuer cette retenue d’impôt si les deux conditions suivantes sont remplies :

  • Le bien immeuble est vendu pour moins de 300 000 $ US;
  • L’acheteur a l’intention d’utiliser cet immeuble à des fins personnelles.

Vous avez des questions sur la fiscalité américaine? Les experts de Raymond Chabot Grant Thornton sont là pour y répondre!

Article suivant

Webinaire gratuit

Les experts de Raymond Chabot Grant Thornton vous convient au webinaire portant sur les stratégies de croissance à l’international.

Dans un contexte de mondialisation et de concurrence accrue, l’une des stratégies privilégiées par les entreprises innovantes pour assurer leur croissance est de se développer à l’international. Que ce soit par l’exportation de ses produits ou de son savoir-faire, par le développement d’un partenariat, par une acquisition ou via une implantation, chaque stratégie comporte ses avantages et ses inconvénients.

Nos experts en conseil financier, conseil de gestion et fiscalité internationale vous présenteront les différentes stratégies de croissance à l’international en abordant les facteurs clés de succès d’une réussite à l’étranger, les pièges à éviter, la mobilité internationale des employés et les différentes aides disponibles pour vous soutenir dans votre projet. En raison des changements proposés par le nouveau président américain et du niveau d’incertitude croissant à l’égard de la fiscalité, un segment de la présentation traitera plus spécifiquement de la fiscalité américaine.

Prenez votre envol!

Cette séance d’information vous est offerte gratuitement par Raymond Chabot Grant Thornton.

Conférenciers :

Suzanne Breton, directrice principale – Conseil de gestion

Gilles Fortin, premier directeur principal – Achat, vente et financement d’entreprises

Mylène Tétreault, directrice principale – Mobilité internationale

Benoit Turcotte, associé – Fiscalité américaine

Accédez gratuitement au webinaire par le biais du formulaire

Article suivant

Pierre Laberge
Directeur | Fiscalité

Bon nombre de dirigeants de PME du milieu forestier prennent leurs décisions sans s’appuyer sur des données objectives et précises.

Pour améliorer la performance de leur entreprise, il s’avère essentiel pour eux de mesurer les facteurs qui influencent les principaux enjeux.

Il est important de faire un suivi en temps réel des indicateurs clés de la gestion des opérations, comme : le taux de rendement global (disponibilité, efficacité, qualité), le taux d’utilisation des équipements, la productivité des travailleurs et le coût unitaire de production. Avec ces informations, il est possible de modifier rapidement et efficacement les méthodes de travail.

Autant pour les entrepreneurs sylvicoles que pour ceux qui effectuent des travaux de récolte, de transport et de voirie, la technologie actuelle permet d’acquérir beaucoup d’informations à peu de frais. L’utilisation de données GPS, de formulaires numériques, de résultats d’inventaire forestiers et de données géomatiques permet d’obtenir une précision appropriée pour l’analyse d’une panoplie d’indicateurs clés.

L’utilisation d’Excel pour la présentation de tableaux de bord est sans doute la méthode la plus abordable. Cependant, Excel est limité quant aux options de présentation des données et à leur sécurité; de plus, il faut en avoir une bonne connaissance pour élaborer des tableaux de bord plus complexes. Lorsque le poids des bases de données s’alourdit et que l’information provient de plusieurs sources, l’utilisation d’un chiffrier présente davantage de risques d’erreur et requiert plus de temps pour la manipulation.

Une option de plus en plus intéressante à considérer est l’utilisation d’une plateforme Web dans le nuage (cloud). Ainsi, les données peuvent facilement être stockées et sécurisées en ligne et les droits peuvent être contrôlés à partir de comptes d’utilisateurs à différents niveaux d’accès. Les résultats sont disponibles en temps réel sur une page Web et peuvent être consultés à partir de n’importe quel appareil, soit un ordinateur, un téléphone, une tablette ou même une télévision. De plus, cette formule est beaucoup plus flexible du point de vue de la présentation visuelle et est beaucoup moins restrictive que les chiffriers traditionnels.

Cependant, bien que cette solution offre une panoplie d’avantages, elle engage des coûts d’implantation et de maintenance mensuelle. Il faut donc évaluer s’il est préférable de se munir de ressources internes ou de faire appel à un fournisseur de services externe. La qualité de la plateforme et le coût de maintien seront les deux principaux éléments à considérer.

L’intégration d’outils de gestion de la performance requiert des efforts et cela représente un obstacle pour la plupart des entrepreneurs forestiers. Il faut prévoir des enjeux de communication avec des systèmes externes et des difficultés à combiner ces derniers avec certaines sources de données existantes. Il faut par la suite mesurer ces données, mais également suivre les résultats et surtout agir en conséquence. Le projet de recherche de l’Université Laval portant sur les entrepreneurs forestiers de récolte et de transport, PRÉfoRT, a démontré que sans accompagnement, la plupart des entrepreneurs laissent tomber leur système de gestion de la performance par manque de temps et de ressources internes.

En conclusion, le suivi de la performance au moyen de tableaux de bord est bénéfique pour l’entreprise. Cela permet non seulement d’avoir un œil sur les différents facteurs qui influencent la rentabilité ou l’atteinte des objectifs, mais également de pouvoir observer des tendances dans la variation de ces indicateurs et ainsi d’agir plus rapidement, au besoin. De plus, il est aussi possible de mesurer l’effet de certains changements organisationnels et de signaler certaines anomalies financières et opérationnelles.

Références :

Antoine Larochelle Benoit, ing.f. chez LBprofor

LBprofor offre des services professionnels en foresterie et encadre les entreprises pour le respect de leurs exigences et l’amélioration de leur performance. LBprofor utilise des tableaux de bord pour le suivi de la performance de ses opérations et elle encourage également sa clientèle à intégrer ces outils, et ce, en s’assurant de choisir judicieusement les indicateurs selon les objectifs définis.

Pour communiquer avec LBprofor, vous pouvez appeler au 819 791-4449 ou écrire à [email protected]

29 Mar 2017  |  Écrit par :

Pierre Laberge est directeur au sein de Raymond Chabot Grant Thornton. Il est votre expert en...

Voir le profil