Jean-François Boudreault
Associé | Conseil en management

L’arrivée en poste d’un nouvel employé est toujours une étape importante, tant pour l’employé que pour l’organisation qu’il joint. Bien que stressantes, les premières journées d’une recrue peuvent être facilitées si certaines stratégies sont mises en place.

L’intégration réussie

L’intégration du nouvel employé repose sur une prémisse très simple : qu’il se sente le bienvenu et bien accueilli par son nouvel employeur. Cela vaut pour tous les employés, qu’ils soient sur le marché du travail depuis longtemps, nouveaux arrivants, ou même cadres supérieurs. Le succès de cette intégration s’avère déterminant quant à la capacité de l’employé de s’adapter rapidement à son nouvel environnement, mais également à l’égard des risques de départ peu de temps après l’embauche. En effet, un tel départ se révèlerait coûteux en temps et en ressources, sans compter les contrecoups possibles sur l’image de l’organisation.

Quatre étapes simples et efficaces

Pour favoriser l’intégration du nouvel employé, on peut se référer à un processus quatre étapes :

1. Préparer l’accueil : en vue de l’arrivée d’un nouvel employé, l’employeur a tout intérêt à planifier son accueil. Il peut donc aviser les autres employés de l’arrivée prochaine de la ressource et leur indiquer leur rôle à jouer auprès d’elle, prévoir l’horaire de la première journée, préparer des documents corporatifs qui vont aider l’employé à mieux saisir les valeurs et la mission de l’entreprise. De plus, l’organisation d’une rencontre informelle du nouvel employé avec le reste de son équipe de travail, avant sa première journée en poste, peut s’avérer une judicieuse façon de favoriser les échanges et de diminuer le stress associé à la première journée de travail. Cette façon de faire donne le signal de l’appréciation et de l’importance accordée à cette nouvelle embauche. En fait, une telle approche permettra au nouvel employé de trouver sa place et d’être opérationnel plus rapidement au sein de l’équipe.

2. L’accueil : la journée de son entrée en fonction, il est important d’accorder suffisamment de temps à l’employé de sorte qu’il se sente encadré et pris en considération. Cette étape conditionne son rapport à l’entreprise. Il s’agit aussi du moment où les documents corporatifs sont remis. Ces derniers doivent être complets, mais restreints afin de faciliter leur assimilation. Enfin, il peut être pertinent de présenter la nouvelle ressource aux autres employés (autres secteurs de service, par exemple, employés de soutien, etc.) pour l’amener à voir et comprendre l’entreprise dans sa globalité.

3. L’intégration : dans les jours qui suivent l’arrivée du nouvel employé, il importe de garder en tête que son intégration complète peut prendre quelques jours, voire quelques semaines. En effet, rencontrer les collègues, les fournisseurs et les clients et s’approprier les tâches du poste de travail requièrent un certain temps. Il est nécessaire, pour être efficace, de savoir qui fait quoi, de tisser un réseau et d’assimiler la culture d’entreprise. Pour y parvenir, la nouvelle ressource doit être soutenue. Cette étape ne doit pas être assurée uniquement par le superviseur ou le supérieur immédiat, mais bien par l’ensemble de l’équipe et, éventuellement, en appui avec un parrain.

4. Le suivi : enfin, à court terme, l’employeur se doit de donner une rétroaction à l’employé et, au besoin, d’ajuster le poste en fonction des forces et faiblesses de l’employé, tout en redistribuant les tâches au sein de son équipe.

Une telle démarche peut paraître coûteuse aux yeux de certains dans la mesure où certains employés doivent être dégagés de leurs tâches pour accompagner le nouvel employé. Mais, habituellement, cela en vaut l’investissement. Les exemples sont nombreux où la mise en place de mentorat ou de parrainage a permis de répondre aux questions de l’employé et de lui permettre de saisir rapidement la culture de l’organisation.

Il faut ici garder en tête qu’avec la pénurie de main-d’œuvre appréhendée ou effective dans de multiples secteurs d’activité, le recrutement et la rétention des talents constituent des défis constants pour les gestionnaires. Comme le recrutement de personnel demande beaucoup de temps et d’énergie, l’intégration réussie d’un employé augmente les chances de rétention et en vaut donc assurément l’investissement.

Enfin, une intégration réussie est un gage d’efficacité puisque l’employé sera fonctionnel et productif rapidement, pour le plus grand bénéfice de l’organisation.

25 Oct 2011  |  Écrit par :

Jean-François Boudreault est associé au sein de Raymond Chabot Grant Thornton. Il est votre expert...

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En mai 2011, l’International Accounting Standards Board (IASB) a publié les cinq nouvelles normes suivantes, qui portent sur des questions liées à des groupes et sur les activités hors bilan :

  • IFRS 10, Consolidated Financial Statements;
  • IFRS 11, Joint Arrangements;
  • IFRS 12, Disclosure of Interests in Other Entities;
  • IAS 27 (modifiée), Separate Financial Statements;
  • IAS 28 (modifiée), Investments in Associates and JointVentures.

Ce numéro spécial du Bulletin de nouvelles sur les IFRS vous renseigne sur les nouvelles normes et sur leurs répercussions éventuelles.

Veuillez noter que seulement la terminologie française a été modifiée en juin 2012 à la suite de la publication des nouvelles normes en français.

Pour consulter cette publication, cliquez sur le bouton « Télécharger » de la colonne de droite.

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Éric Brosseau
Directeur principal | Ing., LL.M. | Fiscalité

L’Agence du revenu du Canada (ARC) a énoncé son intention d’être plus présente auprès des contribuables qui effectuent des activités de recherche scientifique et de développement expérimental (RS et DE).

Cette présence prend généralement la forme d’une vérification comptable et scientifique.

Rien en principe ne devrait avoir changé dans le programme. Toutefois, on constate actuellement que l’interprétation du programme, le processus d’analyse des dossiers et l’insistance sur la preuve contemporaine se font de manière nouvelle.

Dans ce contexte, vos réclamations de crédits d’impôt RS et DE risquent d’être coupées substantiellement par l’ARC si vous n’êtes pas en mesure de bien défendre votre dossier.

Que faire lorsque l’ARC communique avec vous pour vous annoncer la vérification de votre dossier? Cela signifie que l’ARC considère que des aspects de votre réclamation ne sont pas acceptables.

La première chose à faire est de questionner les agents du gouvernement pour bien comprendre les points qu’ils souhaitent vérifier. S’agit-il uniquement des données financières? Quels projets techniques veulent-ils discuter?
Idéalement, vous devriez avoir une réponse écrite à ces questions.

Habituellement, l’ARC soumet une liste des informations que vous devrez produire. Répondez promptement aux demandes de l’ARC. Si vous n’avez pas l’information demandée dans la forme exigée par l’ARC, n’hésitez pas à communiquer avec eux pour en discuter.

La préparation de la vérification devrait tenir compte des questions soulevées par l’ARC. Il est essentiel que vous soyez en mesure de bien faire valoir votre réclamation. Si ce n’est déjà fait, vous devriez vous assurez que vous avez
encore en main la documentation contemporaine que vous avez générée lors de vos essais et notez l’endroit où elle se trouve afin de pouvoir y référer facilement lors de la vérification. Relisez également les descriptions techniques que vous avez soumises avec votre déclaration de revenus.

Lors de la journée de vérification, restez calme! Répondez aux questions et essayez d’obtenir l’opinion des agents du gouvernement sur votre dossier avant la fin de la rencontre. Si ce n’est pas possible d’obtenir cette opinion, demandez pour savoir à quel moment elle vous sera communiquée.

N’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples renseignements sur le programme des crédits d’impôt à la RS et DE.

27 Oct 2010  |  Écrit par :

M. Brosseau est votre expert en fiscalité pour le bureau de Sherbrooke. Contactez-le dès...

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La publication qui suit traite des Normes internationales d’information financière (IFRS) et elle est créée afin de vous tenir informés sur les questions d’actualité et sur d’autres sujets plus spécifiques qui pourraient se révéler pertinents pour le passage de votre entreprise aux IFRS.

La route vers la conversion
Impôts différés – Un guide pour les directeurs financiers afin d’éviter les pièges

La Norme internationale d’information financière (IFRS) IAS 12, Impôts sur le résultat, n’est pas nouvelle. Néanmoins, pour bon nombre de directeurs financiers, les concepts liés au calcul des impôts différés ne sont pas intuitifs. L’IAS 12 requiert l’application d’une méthode de calcul mécanique, mais exige également beaucoup de jugement pour certains éléments. De plus, l’application des concepts de l’IAS 12 exige une connaissance approfondie des lois fiscales pertinentes. Pour toutes ces raisons, plusieurs directeurs financiers jugent que le calcul d’une provision pour impôt différé entraîne d’importantes difficultés en pratique.

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