Denis Brisebois
Vice-président de pratique | Tourisme-Loisirs-Culture | Conseil en management

Avec le début du déconfinement s’amorce l’essentielle et complexe période de relance et de redressement pour les entreprises touristiques, sportives et culturelles. Avez-vous toutes les clés en mains pour traverser cette période de turbulences?

Pour faire face à la nouvelle réalité et résister aux aléas, chaque organisation doit remettre en question ses activités et ses façons de faire afin de mettre en œuvre les solutions les mieux adaptées à sa situation.

Même si le secteur devra vivre avec beaucoup d’incertitudes au cours des prochains mois, un nouvel élan est possible. Certaines entreprises seront plus affectées que d’autres, mais sachez que les organisations qui sauront s’adapter en ressortiront mieux outillées et plus solides. L’occasion est réelle de repartir du bon pied pour un avenir durable.

Saisir les enjeux pour relancer l’entreprise ou limiter les pertes

Bien avant la crise actuelle, les organisations devaient composer avec nombre d’enjeux, dont les changements démographiques, l’influence de la technologie et l’importance accrue d’un environnement sain pour la clientèle.

La venue de la pandémie oblige à accélérer la transformation du secteur. Certaines tendances sont devenues des impératifs, tels que le télétravail et l’achat local. Les entreprises doivent se métamorphoser en tenant compte de cette demande émergente.

De plus, elles devront désormais vivre avec de nouvelles contraintes imposées par le contexte et les fluctuations provoquées par l’existence du virus. Les habitudes de la clientèle auront changé et un degré d’ambiguïté demeure quant à leur comportement d’après-crise.

Solutions PME - Relance RCGT

Évaluer la position de votre entreprise et accélérer la mise en oeuvre des meilleures solutions

Après une analyse approfondie de l’environnement et de la position de votre entreprise, vous pourrez prendre des décisions éclairées. Plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Foncer : profiter de l’occasion pour intensifier vos activités et votre développement;
  • Hiberner : réduire le plus possible les dépenses en attendant une date de réouverture plus propice;
  • Se recentrer sur l’essentiel : réduire vos activités au minimum et vous concentrer sur ce que vous faites de mieux en attendant la relance;
  • Se diversifier : saisir l’occasion d’aller chercher une autre clientèle en développant une offre connexe sur laquelle vous n’aviez pas misé jusque-là;
  • Fusionner : identifier un partenaire ou une entreprise avec une offre de services complémentaire à la vôtre pour unir vos efforts et limiter les coûts;
  • Fermer ou vendre : il peut s’avérer que la meilleure solution soit de lâcher prise tandis qu’il en est encore temps afin d’obtenir le maximum de la valeur de votre entreprise dans ce contexte;
  • Acquérir : pour certaines organisations, ce sera peut-être l’occasion d’investir dans un nouveau domaine ou dans une entreprise à laquelle vous pouvez apporter une plus-value grâce à votre expertise;
  • Se transformer, se réinventer : vous réaliserez peut-être que vous avez toutes les cartes en main pour innover et moderniser votre organisation.

Si vous souhaitez agir sans savoir par où commencer, ne restez pas seul devant la montagne. L’expertise de notre équipe vous évitera bien des faux pas.

Nous avons répertorié plus d’une vingtaine de programmes de soutien. D’autres seront annoncés dans les jours et les semaines à venir, selon les secteurs d’activité. Chacun de ces programmes a ses particularités et naviguer à travers ce dédale d’offres peut se révéler complexe. Nos experts sont à l’affût et pourront vous aider à optimiser la capacité de votre organisation à obtenir du financement.

Vous devrez vous armer de courage et de conviction, mais l’agilité et la créativité seront vos meilleurs atouts pour l’avenir de votre entreprise. Rien n’est acquis, mais l’espoir d’un renouveau est permis.

28 Mai 2020  |  Écrit par :

Denis Brisebois, est expert en conseil en management, chef de pratique en tourisme, loisirs et...

Voir le profil

Article suivant

Le déconfinement annonce un retour progressif des activités des entreprises. D’ici là, des questions se posent concernant les travailleurs étrangers temporaires.

Pour les organisations qui ont des travailleurs étrangers temporaires (TET) à leur emploi ou prévoyaient en engager, voici des réponses aux questions les plus fréquentes (FAQ).

J’ai engagé un TET avant la crise et il est toujours dans son pays d’origine. Que faire en attendant son arrivée au Canada?

En premier lieu, communiquez avec votre futur employé le plus tôt possible pour vous assurer qu’il a toujours l’intention de venir au Canada. Si c’est le cas, rassurez-le en lui confirmant que l’emploi pour lequel il a été engagé l’attend toujours.

Dans la mesure du possible, discutez avec lui d’une date potentielle d’arrivée et coordonnez la logistique de ses déplacements entre son pays d’origine et le Canada. Vous pouvez également demander une prolongation de votre étude d’impact sur le marché du travail (EIMT) afin de laisser plus de temps à votre employé pour arriver au Canada.

Le but est de garder un lien de confiance avec votre TET et de garantir qu’il sera disponible au moment où vous aurez besoin de lui.

J’ai temporairement mis à pied des TET qui travaillaient pour moi. Que puis-je faire pour les aider en attendant la reprise?

Encore une fois, la communication est de mise. Gardez le contact avec vos travailleurs et tenez-les au courant de vos plans pour une éventuelle reprise. Puisque les frontières sont fermées, vos TET n’auront pas la possibilité de retourner dans leur pays et ils devront continuer de subvenir à leurs besoins durant cette période sans emploi.

Informez-les de leur droit à la Prestation canadienne d’urgence (PCU) et dirigez-les vers le site approprié pour déposer une demande. Vos TET pourront ainsi subvenir à leurs besoins pendant la crise, tout en restant disponibles pour la reprise des activités.

Je veux réengager mes TET mis à pied une fois la crise terminée. Comment puis-je m’assurer qu’ils peuvent légalement rester au Canada d’ici là?

Comme il est mentionné ci-dessus, vos TET devront rester au Canada durant leur période de chômage. Il est donc absolument nécessaire qu’ils maintiennent un statut légal durant l’entièreté de leur séjour. Si le permis de travail de certains de vos TET est sur le point d’expirer, deux options s’offrent à vous :

  • Vous pouvez demander une prolongation du permis de travail de vos travailleurs;
  • Vous pouvez changer leur statut pour celui de visiteur.

Dans tous les cas, vos TET doivent absolument avoir un permis valide qui les autorise à rester sur le sol canadien.

J’ai l’intention de retirer l’offre d’emploi pour laquelle j’avais engagé un TET avant qu’il n’arrive au Canada. Quelle est la marche à suivre?

Informez le TET dans les meilleurs délais afin qu’il puisse prendre des arrangements en conséquence. Communiquez avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) afin de retirer la demande de permis de travail de celui-ci.

Dans certains cas, vous pourriez avoir droit à un remboursement des frais de traitement si la demande de permis n’a pas encore été étudiée. Finalement, informez le Centre de services aux employeurs d’Emploi et Développement social Canada (EDSC) afin de retirer votre demande d’EIMT.

Restez proactif et gardez les canaux de communications ouverts avec vos TET. Vous vous assurerez ainsi que votre main-d’œuvre est informée de votre décision et qu’elle est disponible et prête à reprendre le travail dès que possible, le cas échéant.

Dans tous les cas, nous vous recommandons de parler à un consultant en immigration qualifié pour vous aider dans vos décisions et vous orienter tout au long du processus.

Article suivant

L’équipe IFRS de Grant Thornton International a publié le document intitulé Understanding the impact of COVID-19 on your 2020 deferred tax provision (en anglais seulement).

La pandémie de coronavirus (COVID-19) a une incidence énorme sur l’économie mondiale. De nombreuses entreprises luttent pour rester à flot et font tout ce qu’elles peuvent pour rationaliser les coûts et conserver tout surplus afin de couvrir leurs besoins de trésorerie futurs. Dans le monde entier, les gouvernements interviennent pour tenter de limiter les répercussions de la pandémie en fournissant divers types de soutien financier, comme des paiements directs ou le report du paiement des impôts.

Ce document présente quatre aspects liés à la provision pour impôts qui pourraient être touchés par les répercussions de la COVID-19. Plus précisément, il met l’accent sur la façon dont l’aide gouvernementale offerte sous la forme d’incitatifs fiscaux ou de mesures d’allègement fiscal pourrait faire varier les évaluations effectuées auparavant lors de l’application d’IAS 12, Impôts sur le résultat. Il est important de garder à l’esprit que n’importe lequel de ces aspects clés peut être applicable si des états financiers intermédiaires sont préparés conformément à la norme IAS 34, Information financière intermédiaire.

Téléchargez le document ci-dessous.

Article suivant

NCECF et NCOSBL − Incidences comptables de la COVID-19 pour les exercices clos le 31 mars 2020 ou après

La pandémie du nouveau coronavirus (COVID-19) continue d’avoir des répercussions importantes sur notre économie, notamment sur la consommation, la production et la chaîne d’approvisionnement. Malgré des signes encourageants, l’environnement d’affaires demeure très incertain. Les entités doivent examiner attentivement les incidences comptables de ce contexte incertain.

Cette édition du En bref présente les incidences comptables ainsi que les principaux éléments liés à l’information financière que les entités doivent prendre en considération lorsqu’elles déterminent les effets potentiels de la pandémie de COVID-19 sur leur entreprise, ainsi que sur les résultats, la situation financière et les informations à fournir dans leurs états financiers préparés conformément aux Normes comptables pour les entreprises à capital fermé (NCECF) ou aux Normes comptables pour les organismes sans but lucratif (NCOSBL).

La présente publication traite également de la décision récente du Conseil des normes comptables du Canada (CNC) de reporter la date d’entrée en vigueur de plusieurs modifications apportées aux normes en raison de la pandémie de COVID-19.

Consultez notre bulletin En bref, ci-dessous.