Le Québec a un urgent besoin de relève entrepreneuriale. Environ 37 % de leurs propriétaires envisagent de se départir de leur entreprise d’ici cinq ans, révèle une étude récente de la Banque de développement du Canada (BDC).

Dans plus de la moitié des cas, les cédants prévoient transférer leur entreprise à une personne extérieure à leur famille.

Si vous êtes un titulaire de MBA, voici une occasion exceptionnelle de relever de nouveaux défis stimulants. Mais peut-être ne vous imaginez-vous pas dans la peau d’un entrepreneur qui doit voir à tout. Pourquoi alors ne pas vous joindre plutôt à un groupe de repreneurs?

Avec la mondialisation, les entreprises doivent pouvoir compter sur un ensemble de compétences spécialisées et complémentaires pour être concurrentielles. C’est pourquoi les PME, traditionnellement dirigées par un propriétaire unique, sont en règle générale transférées aujourd’hui à un groupe de deux ou trois repreneurs. La formule peut varier : par exemple, des personnes de l’extérieur et des employés de l’entreprise peuvent s’associer à un enfant du cédant.

Les titulaires de MBA possèdent souvent des compétences désirables aux yeux d’un cédant, d’une équipe de repreneurs et des bailleurs de fonds. Il est ainsi possible de s’intégrer dans une équipe de repreneurs en assumant un poste clé de gestionnaire dans la PME. Vos compétences pourraient même être reconnues comme une forme de mise de fonds intéressante.

Par ailleurs, reprendre une entreprise est beaucoup plus avantageux et moins risqué que d’en créer une. En effet, une PME établie compte déjà une certaine notoriété, une clientèle, un réseau de fournisseurs et de distributeurs, de l’équipement, un mode de fonctionnement bien rodé, etc. De plus, durant le transfert progressif de propriété, les repreneurs bénéficient des conseils du cédant.

Si vous avez un projet avant-gardiste, vous pouvez le réaliser en acquérant une entreprise ayant les caractéristiques appropriées. Quel beau défi que de donner un visage résolument moderne à la PME qu’on vient d’acquérir, même si elle œuvre dans un secteur traditionnel! Pensez à la façon dont Tesla révolutionne l’industrie automobile…

Comment procéder

Êtes-vous fait pour cette aventure? L’important est de bien vous connaître et de réfléchir sérieusement à vos ambitions, de concert avec vos proches.

La meilleure façon d’évaluer vos aptitudes est de réaliser un test psychométrique. Il permettra notamment d’établir si vous avez davantage le profil d’entrepreneur ou celui de gestionnaire. Plusieurs firmes offrent un tel test et peuvent l’assortir d’un plan de développement professionnel.

Par la suite, informez-vous auprès de votre réseau et de l’écosystème entrepreneurial de votre région pour connaître les PME en quête de repreneurs. En outre, notre firme, Raymond Chabot Grant Thornton, est en mesure de vous appuyer efficacement dans le processus et des intervenants, comme le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ), peuvent aussi vous mettre en relation avec des cédants et d’autres repreneurs.

Vous êtes déjà gestionnaire d’une PME qui fera l’objet d’un transfert de propriété au cours des prochaines années? Si vous souhaitez faire partie de l’équipe de repreneurs, nous vous conseillons de manifester votre intérêt le plus tôt possible.

Les cédants préfèrent remettre les rênes de leur entreprise à des personnes qu’ils connaissent, puisque les transferts sont habituellement progressifs et assortis d’un solde de prix de vente. Quant aux prêteurs, ils seront d’autant plus enclins à financer votre projet que vous connaissez bien l’entreprise, son secteur d’activité et ses défis.

Faites échec au sous-investissement

Comme gestionnaires d’entreprise (ou futurs repreneurs), les titulaires de MBA peuvent aussi jouer un rôle décisif pour renverser une tendance inquiétante pour l’économie québécoise : le sous-investissement dans les PME, particulièrement celles à l’aube d’un transfert.

Diverses études montrent qu’à l’approche de la retraite, les entrepreneurs sont plus portés à protéger leur patrimoine qu’à faire croître leur entreprise. Ils sont surtout moins portés à ajouter de la dette au bilan et, par conséquent, ils réduisent leurs investissements productifs, ce qui mine la compétitivité de l’entreprise à long terme et fait baisser sa valeur marchande.

Pour vous, comme gestionnaire, l’une des solutions consiste à inciter et à aider le propriétaire de votre PME à bâtir un solide plan de relève. Ce plan sert à repérer les divers enjeux liés au transfert de propriété (enjeux financiers, fiscaux, légaux, humains, stratégiques, etc.) et à bien préparer les étapes du processus de transfert.

Vous participerez ainsi à l’élaboration d’un plan stratégique qui établit les objectifs de croissance et les investissements requis pour y parvenir, ce qui sécurise le cédant et le rend plus disposé à investir.

Le Québec compte de nombreuses grandes réussites entrepreneuriales. À vous de vous en inspirer et de poursuivre cette tradition!

Cet article est d’abord paru sur le site de l’AMBAQ.

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Le document La fiscalité au Québec : des mesures favorables à l’investissement s’adresse spécialement aux entreprises étrangères qui envisagent de réaliser un projet d’investissement au Québec.

Il présente de façon sommaire les principales mesures fiscales qui s’appliquent à une société en exploitation au Québec.

En plus de proposer des mesures fiscales très intéressantes, le Québec a doté Investissement Québec d’outils sur mesure pour agir comme partenaire financier des entreprises. Bien que le présent document s’en tienne au volet fiscal, il est important de noter que le Québec met à la disposition des entreprises des solutions financières complémentaires à celles qui sont offertes par les institutions financières. Il peut s’agir d’un prêt conventionnel, d’une garantie de prêt, d’une contribution non remboursable ou d’une participation au capital-actions.

L’information contenue dans le présent document était à jour le 1er mai 2018. Elle ne tient pas compte des modifications qui ont pu être annoncées après cette date. Les données financières sont exprimées en dollars canadiens.

Le contenu de cette brochure est présenté à titre informatif seulement et ne se substitue pas aux textes législatifs, réglementaires ou adoptés par décret par le gouvernement du Québec.

Pour en savoir davantage, téléchargez le document ci-dessous.

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Stratégies fiscales − Juillet 2018 − Récupération des CTI : mise à jour sur l’élimination progressive en Ontario et à l’Île-du-Prince-Édouard

Le moment est enfin arrivé! Les restrictions en matière de conformité et de récupération auxquelles les grandes entreprises doivent se plier depuis 2010 en Ontario sont finalement éliminées. Bien que les modifications soient très bien accueillies, la préparation de votre entreprise et sa capacité à tenir compte adéquatement des changements sont presque aussi importantes que la déclaration initiale pour s’assurer que votre organisation n’absorbe plus la taxe ou une partie de la taxe à titre de charge, un concept qui est effectivement contraire aux fondements d’un régime fiscal à valeur ajoutée.

Les dispositions particulières s’appliquaient auparavant aux grandes entreprises, c.-à-d. celles ayant des revenus tirés de fournitures taxables ou détaxées supérieurs à 10 millions de dollars au cours de leur dernier exercice (y compris toutes les ventes faites par des entités associées). Ces entreprises étaient tenues de récupérer les crédits de taxe sur les intrants (CTI) à l’égard de la partie provinciale de la TVH payée ou due sur un bien ou un service déterminé en Ontario et à l’Île-du-Prince-Édouard.

Pour en savoir davantage, téléchargez le document ci-dessous.

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Stratégies fiscales en direct – Juillet 2018 : Nouvelle modification des conditions de déclaration de la TPS/TVH applicable à la vente de droits d’émission de carbone

Les entreprises et les autres personnes qui achètent ou vendent des crédits d’émission en vertu d’un système de plafonnement et d’échange ou d’un autre système de tarification du carbone doivent être au fait des récents changements apportés par le ministère des Finances aux conditions de déclaration de la TPS/TVH applicable à la vente de droits d’émission de carbone.

Depuis le 27 juin 2018, une personne qui achète des droits d’émission de carbone imposables auprès d’un tiers est tenue d’autoévaluer la TPS/TVH applicable à cet achat. Auparavant, la taxe applicable à une telle transaction aurait été perçue et remise de la manière habituelle par le vendeur. Des règles de transition liées à ce changement ont également été annoncées.

Les droits d’émission de carbone sont des crédits et des instruments similaires émis par un gouvernement, un organisme international ou un autre organisme de réglementation pour quantifier les émissions de gaz à effet de serre afin de satisfaire aux exigences d’un programme mis en œuvre pour réglementer ces dernières.

Pour en savoir davantage, téléchargez notre publication ci-dessous.