Syndic autorisée en insolvabilité chez RCGT, Vicky Var accompagne les personnes endettées avec rigueur, empathie et un sens aigu des solutions.

« Je me considère comme une professionnelle de l’insolvabilité pleinement épanouie dans mon rôle », déclare d’emblée Vicky Var. Rien ne la destinait pourtant à ce domaine. Passionnée par la chimie organique et le tableau périodique, elle entreprend d’abord un baccalauréat en chimie. Elle aime la logique des sciences, la structure des molécules, le côté conceptuel de la matière.

Avec le temps, elle comprend toutefois qu’elle ne se voit pas faire carrière en laboratoire. « J’aimais la théorie, mais je ne me projetais pas dans le quotidien du métier », raconte-t-elle. Elle quitte donc la chimie en troisième année et se tourne vers la comptabilité, attirée par son côté plus concret.

Le déclic survient lorsqu’elle obtient un poste d’été dans un cabinet de syndics. Elle y prépare les déclarations de revenus de personnes en faillite. « Au départ, je ne savais pas vraiment ce que faisait un syndic, se souvient-elle. Mais une fois que j’ai mis un pied dans ce domaine, je me suis un peu sentie comme Obélix tombé dans la potion magique, dit-elle en riant. Je n’en suis jamais vraiment sortie. »

Le métier de syndic : écouter avant de proposer

Aujourd’hui syndic autorisée en insolvabilité chez RCGT, Vicky accompagne des personnes issues de tous les milieux, du salarié à la professionnelle très bien rémunérée, au travailleur autonome ou à la personne prestataire de l’aide sociale. « Personne n’est à l’abri de difficultés financières. On peut tous traverser un moment de vie où les chiffres ne suivent plus », souligne-t-elle.

Pour exercer ce métier, l’empathie est à ses yeux indispensable. « Les gens arrivent souvent chez nous dans un état de grande vulnérabilité. Ils sont stressés, inquiets, parfois honteux. Si on ne comprend pas ce qu’ils vivent, on ne peut pas les aider correctement », explique-t-elle.

C’est ensuite que son côté plus terre à terre prend le relais. « Je suis très pragmatique. Quand quelqu’un franchit ma porte, je sais qu’il existe une solution. Je vois déjà comment on peut alléger son fardeau. » Son travail consiste alors à présenter clairement les options possibles, toujours dans le cadre de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

Aider les gens à reprendre pied

Pour Vicky, le mandat d’un syndic ne se limite pas à l’administration d’une procédure.

« Réorganiser ou effacer des dettes, c’est une partie de la solution. Mais si on ne s’attaque pas aux causes, la personne risque de se retrouver dans la même situation quelques années plus tard. » Elle insiste donc sur l’accompagnement à plus long terme : ateliers de budgétisation, identification des pièges de consommation, réflexion sur les priorités financières.

« L’objectif, c’est que les gens puissent reprendre le contrôle de leurs finances et retrouver un quotidien plus serein. » Cette approche reflète aussi la force de l’équipe chez RCGT. L’accompagnement ne repose pas seulement sur une solution technique, mais sur une compréhension globale de la situation de chaque personne.

Un engagement qui dépasse le bureau

L’engagement de Vicky ne s’arrête pas aux portes du bureau. Depuis plusieurs années, elle participe à des projets humanitaires axés sur l’accès à l’eau et à l’éducation, notamment la construction de puits, d’écoles et l’achat de fournitures scolaires dans des villages défavorisés.

Sur place, les priorités sont simples : avoir de l’eau potable, une salle de classe, un cahier et un crayon. « Ces expériences changent la façon de voir les choses, dit elle. Elles rappellent à quel point certaines ressources de base restent fragiles pour une partie de la population. »

Dans son bureau comme sur le terrain, Vicky Var garde le même fil conducteur : aider les gens à retrouver des bases plus solides pour avancer.