Montréal, le 14 octobre 2026 – À moins de trois mois de l'échéance finale du Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC), Raymond Chabot, filiale en redressement et insolvabilité de Raymond Chabot Grant Thornton, invite les dirigeants de PME à faire le point sur leur situation financière et à mettre en place un plan de remboursement de leur prêt avant le 31 décembre 2026.
Pour de nombreuses entreprises, le prêt du CUEC a constitué une bouée de sauvetage pendant la pandémie. Aujourd'hui, alors que les entreprises continuent de composer avec des coûts d'exploitation élevés et un contexte économique incertain, plusieurs doivent encore rembourser le solde de ce financement devenu un prêt à terme assorti d'un taux d'intérêt annuel de 5 %. Jusqu’à présent, aucun moratoire n’a été annoncé par le gouvernement fédéral relativement au remboursement de ce prêt octroyé durant la pandémie. Même si de nouvelles mesures de soutien fédérales pour les entreprises canadiennes touchées par les tarifs ont récemment vu le jour, les modalités de remboursement du CUEC demeurent inchangées.
« Dans le contexte économique actuel, marqué par l'incertitude et des coûts d'exploitation élevés, un solde impayé du CUEC n'est souvent qu'un élément parmi d'autres. Plutôt que de traiter cette dette isolément, les dirigeants ont avantage à analyser leur situation financière dans son ensemble afin de se doter d'une stratégie globale. Cette démarche permet de prioriser leurs obligations, de préserver leurs liquidités et de choisir, en toute connaissance de cause, les solutions les mieux adaptées à leur réalité », a indiqué Yannick Bourassa-Milot, associé et syndic autorisé en insolvabilité chez Raymond Chabot.
Une échéance qu'il ne faut pas négliger
Le 31 décembre 2026 constitue la date limite pour rembourser le capital restant du prêt du CUEC. Les entreprises qui n'ont pas remboursé leur prêt avant janvier 2024 ont perdu le bénéfice de la remise partielle initialement prévue et doivent désormais rembourser l'intégralité du montant emprunté, en plus des intérêts courus depuis le 19 janvier 2024.
Un solde impayé à l'échéance pourrait entraîner des démarches de recouvrement et fragiliser davantage la situation financière de certaines entreprises.
Quelles sont les options pour les entreprises?
Raymond Chabot recommande d'abord aux dirigeants de dresser un portrait réaliste de leurs flux de trésorerie et de leurs capacités de remboursement pour les prochains mois. Selon la situation de l'entreprise, plusieurs avenues peuvent ensuite être envisagées :
- si les liquidités le permettent, rembourser le prêt avant l'échéance afin de réduire les frais d'intérêts;
- refinancer ou consolider la dette auprès d'une institution financière;
- revoir la structure financière de l'entreprise afin d'améliorer ses capacités de remboursement;
- si l'endettement est devenu difficile à soutenir, consulter des experts afin d'évaluer les possibilités de restructuration envisageables.
Quand les difficultés persistent, il existe des solutions
Les dirigeants qui prévoient ne pas être en mesure de rembourser leur prêt avant la fin de l'année ne devraient pas ignorer le problème ni attendre d'être en situation de crise.
« Plusieurs entrepreneurs croient qu'ils doivent faire face seuls à leurs difficultés financières. Pourtant, des solutions existent. Dans certains cas, une restructuration financière ou une proposition concordataire peut permettre de rétablir la situation tout en poursuivant les activités de l'entreprise », a ajouté Guyllaume Amiot, directeur principal et syndic autorisé en insolvabilité chez Raymond Chabot.
Raymond Chabot invite donc les dirigeants à consulter rapidement leurs conseillers financiers, leur institution bancaire ou un syndic autorisé en insolvabilité afin d'évaluer les scénarios les mieux adaptés à leur réalité.
Agir maintenant pour éviter la pression de dernière minute
À l'approche de la date limite du 31 décembre 2026, Raymond Chabot encourage les entreprises à ne pas sous-estimer l'impact potentiel de cette dette sur leur trésorerie et leurs projets de croissance. Plus une entreprise agit tôt, plus elle augmente ses chances de trouver une solution adaptée à sa situation et de préserver sa stabilité financière.
À propos de Raymond Chabot
Raymond Chabot, filiale de Raymond Chabot Grant Thornton, se spécialise depuis plus de 40 ans dans les domaines de l’insolvabilité et du redressement financier auprès des particuliers et des entreprises. Avec une équipe de plus de 200 professionnels répartis dans quelque 90 bureaux au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Ontario, il s’agit du plus important réseau québécois de conseillers en redressement financier et syndics autorisés en insolvabilité. Raymond Chabot se distingue par son expertise ainsi que par son approche humaine et empathique.
Source
Francis Letendre
Chef – Communications et affaires publiques
Raymond Chabot Grant Thornton
Tél. : 514 390-4201
letendre.francis@rcgt.com
