
- L’absentéisme lié aux risques psychosociaux entraîne des coûts qui vont bien au-delà des dépenses directement associées aux absences.
- Le présentéisme, la baisse de productivité et la surcharge des équipes font partie des coûts les moins visibles.
- L’incertitude entourant la durée d’une absence complique l’organisation du travail et le remplacement des employés.
Identifier les RPS et leurs causes aide à cibler les interventions et à agir en amont.
L’absentéisme lié aux risques psychosociaux coûte cher aux entreprises, mais une grande partie de ses répercussions demeure difficile à mesurer.
Lorsqu’une organisation cherche à réduire ses coûts, elle examine généralement ses processus, ses approvisionnements ou ses dépenses d’exploitation. Pourtant, une source importante de pertes peut passer sous le radar : l’absentéisme lié aux risques psychosociaux (RPS).
Certaines répercussions de l’absentéisme sont faciles à chiffrer, tandis que d’autres sont beaucoup moins visibles. Pour en saisir toute l’ampleur, il faut regarder au-delà des sommes qui figurent dans les données financières.
Quels sont les coûts directs de l’absentéisme ?
Pour évaluer les impacts de l’absentéisme sur votre entreprise, les coûts directs constituent un bon point de départ. Le maintien du salaire, les prestations d’invalidité, les indemnités pour lésions professionnelles, certaines hausses de primes ou encore les dépenses liées au remplacement sont généralement assez faciles à quantifier.
Ces dépenses ne représentent toutefois qu’une partie de la facture.
Quels sont les coûts cachés de l’absentéisme ?
Le présentéisme en est un bon exemple. Une personne peut être au travail sans être pleinement en mesure d’accomplir ses tâches. Cette baisse de productivité est particulièrement difficile à observer et à chiffrer dans les emplois de nature intellectuelle.
L’absence d’une personne peut également affecter le fonctionnement de toute l’équipe. Plusieurs coûts indirects s’ajoutent alors à ceux qui apparaissent dans les données financières :
- la perte de productivité, tant chez l’individu en difficulté que dans l’équipe ;
- la surcharge de travail, lorsque les responsabilités sont redistribuées entre les collègues ;
- le remplacement de la personne absente, qui entraîne des efforts de recrutement, d’intégration et de formation ;
- le temps consacré par les gestionnaires à réorganiser le travail, assurer les suivis et soutenir l’équipe ;
- la perte d’expertise, particulièrement lorsque la personne absente occupe un rôle clé.
Même lorsqu’un remplacement est possible, la productivité ne revient pas instantanément à son niveau habituel. La personne qui prend le relais doit d’abord se familiariser avec ses fonctions avant d’être totalement opérationnelle.
Si vous vous limitez aux dépenses directement associées aux absences, vous risquez donc de sous-estimer leur véritable coût.
Pourquoi l’incertitude entourant une absence coûte-t-elle si cher ?
Une absence liée à la santé psychologique ne s’accompagne pas toujours d’une date de retour précise. Pour l’employeur, cette incertitude complique rapidement l’organisation du travail.
Faut-il redistribuer les responsabilités ? Embaucher temporairement ? Reporter certains projets ? Les décisions doivent souvent être prises alors qu’on ignore encore combien de temps la situation durera.
Même la communication avec la personne absente demande du doigté. Maintenir le contact peut être perçu comme un geste de soutien, mais aussi comme une pression à revenir au travail selon le contexte.
Pendant ce temps, l’entreprise doit continuer à fonctionner. Cet enjeu constitue l’un des coûts importants de l’absentéisme, même s’il est pratiquement impossible de lui attribuer une valeur précise.
Pourquoi agir avant que les absences se multiplient ?
L’absentéisme peut être le symptôme de difficultés liées à l’environnement de travail. Pour le réduire durablement, il importe donc d’en comprendre les causes.
C’est là que la prévention des risques psychosociaux prend tout son sens. Au-delà des obligations réglementaires, elle vous amène à examiner vos pratiques et à repérer les facteurs susceptibles de nuire à la santé psychologique de vos employés. L’enjeu n’est donc pas seulement de gérer les absences lorsqu’elles surviennent, mais d’intervenir en amont pour mieux les prévenir.
Comment réduire les coûts liés aux RPS ?
Si votre taux d’absentéisme devient préoccupant, vous pourriez être tenté de passer directement aux solutions. Une formation destinée aux gestionnaires ou un programme de soutien aux employés peut être utile, mais seulement s’il répond au problème rencontré.
La démarche devrait plutôt commencer par un diagnostic des risques psychosociaux.
- Quels RPS sont présents dans votre organisation ? Quelles en sont les causes ?
- Quelles pratiques pourraient être revues ?
L’outil développé conjointement par Raymond Chabot Grant Thornton et SAnÉ Solution examine notamment 146 causes potentielles liées aux facteurs de risques psychosociaux.
Cette analyse aide à cibler les interventions les plus pertinentes. Un suivi dans le temps permet ensuite d’en mesurer les effets et d’ajuster les actions au besoin.
Comment RCGT peut-il vous accompagner ?
Les experts de Raymond Chabot Grant Thornton peuvent dresser un portrait des risques psychosociaux présents dans votre entreprise et de vos pratiques de gestion, tout en évaluant les coûts associés à l’absentéisme.
À partir de ce diagnostic, ils vous aideront à identifier les interventions prioritaires et les indicateurs qui permettront d’en mesurer les résultats. L’objectif n’est pas de multiplier les initiatives, mais de concentrer les efforts sur les causes qui ont le plus d’incidence.