08 Mar 2018

Directrice principale – Fiscalité
Bureau de Montréal

Valeur CLAIRE : RESPONSABILITÉ

 

« Ce sont les PME qui créent les emplois chez nous. Je ne cesserai jamais d’être impressionnée lorsque je visite une usine. Je trouve que les Québécois sont audacieux en affaires! »

 

Après un baccalauréat en administration des affaires, Mireille a travaillé plusieurs années pour le Service d’Aide aux Jeunes Entrepreneurs (SAJE), un organisme de soutien au démarrage d’entreprises. « J’aidais des gens à se lancer en affaires. J’ai une grande admiration pour ceux et celles qui ont la fibre entrepreneuriale et un immense respect pour leur passion et leur sens du risque. »

Mireille a ensuite obtenu une maîtrise en sciences économiques, tout en enseignant à l’éducation des adultes, encore une fois à des entrepreneurs. Elle a ensuite travaillé au sein d’un grand cabinet-conseil international pendant douze ans. Elle avait réalisé divers mandats à travers le Canada et dans différentes villes européennes quand, en 2008, on lui offre d’aller s’établir à Paris pour une durée de deux ans.

« Cette offre m’enthousiasmait beaucoup. Tout était réglé et j’étais prête à partir lorsque j’ai appris que mon père n’en avait plus que pour trois mois à vivre. Sans hésiter, j’ai fait une croix sur ce séjour à Paris. C’était clair pour moi que ma place était auprès de mon père ici à Montréal. J’ai pris congé afin d’être pleinement disponible, hors du tourbillon de la vie professionnelle, pour profiter du temps qu’il me restait avec lui. Nous nous sommes beaucoup parlé, je lui faisais la lecture. Même nos silences furent des occasions de rapprochement. Nous avons partagé de tendres et grands moments. Dans nos vies en effervescence et axées sur la productivité, nous oublions souvent que la lenteur et les moments de recueillement et de partage nous permettent de puiser en nous des ressources insoupçonnées. »

À son arrivée en 2009 chez Raymond Chabot Grant Thornton, l’économiste est emballée à la perspective d’avoir des PME comme clientes. « Ce sont les PME qui créent les emplois chez nous. Je ne cesserai jamais d’être impressionnée lorsque je visite une usine. Je trouve que les Québécois sont audacieux en affaires! L’une des raisons pour lesquelles j’adore mon travail, c’est qu’il me permet de côtoyer une riche diversité d’univers, puisque nous avons des clients dans de nombreux secteurs d’activités. »

Les liens humains avant tout

Mireille nous décrit avec chaleur les relations qu’elle entretient avec son équipe.  « Nous nous spécialisons dans les services-conseils en matière de prix de transfert pour des opérations transfrontalières entre sociétés affiliées. Cela ne s’apprend pas sur les bancs d’école. La formation de la relève est donc très importante. J’adore transmettre mon expertise auprès des jeunes, que je trouve remarquables, ouverts, empathiques et solidaires. Côtoyer des collègues plus jeunes m’apporte beaucoup : leur vision est neuve et originale. »

« J’apprécie beaucoup travailler avec mes collègues. En plus, nous partageons les mêmes valeurs. À titre d’exemple, lorsque je dois prendre soin de ma mère âgée, ils s’informent de son état et se montrent solidaires face à mes contraintes d’horaires. »

Mireille estime toutefois qu’au-delà des responsabilités individuelles, la question de la place des aînés vulnérables mérite une réflexion plus globale. « Les difficultés de la conciliation travail-famille ne concernent pas uniquement les gens qui ont de jeunes enfants, mais également les proches aidants. Comme société qui fait face au vieillissement de sa population, nous allons devoir nous questionner sur les moyens à mettre en œuvre pour que les gens encore actifs sur le marché du travail puissent s’occuper de leurs parents en perte d’autonomie. »

Quel projet Mireille aimerait-elle concrétiser lorsqu’elle aura davantage de liberté? « J’aimerais faire plusieurs voyages, notamment dans des endroits où je pourrais faire de la plongée et de la voile, car j’adore les sports nautiques. Depuis environ deux ans, je m’intéresse beaucoup au sort des primates, plus spécifiquement à celui des orangs-outans, sachant que la production d’huile de palme menace dangereusement leur habitat. Sur l’île de Sumatra, en Indonésie, se trouve un parc national qui est un immense sanctuaire où les orangs-outans vivent sans avoir à craindre les braconniers. J’aimerais aller le visiter », répond-elle avec une pointe d’excitation dans la voix.

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08 Mar 2018

Première directrice principale – Insolvabilité (commercial), groupe Redressement et insolvabilité
Bureau de Montréal

Valeur CLAIRE : INTÉGRITÉ

 

« Mon cheminement professionnel est en quelque sorte un parcours sur mesure, qui s’est dessiné en fonction des occasions qui se sont présentées à moi au sein du cabinet. »

 

D’entrée de jeu, Geneviève nous fait part de ses réticences. « Je suis une personne réservée qui ne cherche pas à avoir les projecteurs sur elle. Je n’ai pas de grandes réalisations professionnelles à partager. » Elle accepte de se prêter à l’entretien lorsqu’on lui explique qu’il s’agit tout simplement de présenter son parcours professionnel, à travers les valeurs qui sont importantes pour elle.

Geneviève est née à l’île d’ Orléans. « Dès le début du secondaire, j’ai travaillé de 20 à 30 heures par semaine, parallèlement à mes études. J’étais impatiente d’acquérir ma liberté, de faire mes choix! Je réussissais bien à l’école. Je ne savais pas exactement ce que je voulais faire plus tard, mais mes emplois étudiants m’avaient amenée à savoir ce que je ne voulais pas. Une fois les sciences de la santé et les sciences pures écartées, je me suis dit que des études en administration m’ouvraient grandes les portes pour plusieurs carrières. »

Elle choisit de devenir comptable et commence ses stages en 2000 au bureau de Québec. Elle y reste après avoir obtenu son titre. « J’ai appris beaucoup en certification. J’aimais tout particulièrement réaliser des mandats pour les PME, qui permettent de toucher à tous les aspects du mandat, comme la fiscalité, et pas seulement celui d’audit. C’est vraiment très formateur. »

En 2002, un des collègues de Geneviève est transféré au groupe de redressement et insolvabilité et l’incite à faire le saut elle aussi, ce qu’elle fait en 2003. « Cela me convenait tout à fait de pouvoir découvrir un autre domaine en restant au sein du même cabinet. Je ne me voyais pas progresser plus longtemps en audit. »

« Une fois mes études terminées, je n’ai eu qu’un seul employeur : Raymond Chabot Grant Thornton. J’en suis fière », affirme Geneviève.

Peu de temps après son arrivée au groupe de redressement et insolvabilité , on lui offre de débuter sa formation pour obtenir sa licence de syndic autorisée en insolvabilité. « Je trouvais que c’était un bon moment pour faire cette formation exigeante, qui à l’époque se déroulait sur trois ans. L’obtention de la licence nécessite la réussite de plusieurs examens, dont un examen oral devant jury. »

Privilégier la conciliation travail-famille

À propos de sa façon de mener sa vie, Geneviève explique : « Je ne suis pas quelqu’un qui planifie longtemps à l’avance. En fait, je trouverais ennuyant de savoir exactement où je m’en vais. Jusqu’à présent, mon cheminement professionnel est en quelque sorte un parcours sur mesure, qui s’est dessiné en fonction des opportunités qui se sont présentées à moi au sein du cabinet. »

Elle enchaîne : « Je fonctionne de cette façon dans ma vie personnelle aussi. À 30 ans, je ne pensais pas du tout à fonder une famille, puis à 31 ans j’étais mère de mon premier enfant et six ans plus tard, j’en avais trois! »

Depuis 15 ans, Geneviève travaille en redressement et insolvabilité au bureau de Montréal. « J’ai rejoint à Montréal celui qui est devenu mon conjoint et le père de mes enfants. La semaine de quatre jours est devenue la meilleure option pour concilier travail et vie de famille. Je veux me réaliser professionnellement, mais pas question de faire des sacrifices sur le plan familial. À un certain moment, j’ai dû faire une mise au point et réaffirmer cette priorité. »

« Depuis un an, précise Geneviève, mon rôle au sein de l’équipe s’est transformé. Je fais davantage de supervision et d’accompagnement des recrues. J’agis comme intermédiaire entre les membres de l’équipe et les associés. Avec cette structure, nous gagnons en cohésion et en efficacité, et cela facilitera à long terme la rétention du personnel, qui est l’une des priorités de notre groupe. »

Quel mot décrirait le mieux son style de leadership? « Simplicité. Le décorum et la hiérarchie ne m’intéressent aucunement. Tout le monde est traité avec la même attention. Ma porte est toujours ouverte, c’est un feu roulant dans mon bureau! Les membres de mon équipe vous diraient sûrement que je suis très disponible et pas compliquée. »

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08 Mar 2018

Directrice principale – Conseil en management
Bureau de Dolbeau-Mistassini

Valeur CLAIRE : COLLABORATION

 

« C’est facile de prendre le crédit quand on agit comme directrice d’un projet, mais n’oublions pas que tous les accomplissements sont le fruit d’un travail d’équipe. »

 

Isabelle est native de Saint-Félicien au Saguenay-Lac-Saint-Jean. À seulement 21 ans, elle avait en poche son diplôme de baccalauréat en travail social de l’Université du Québec à Chicoutimi.

« J’ai ensuite travaillé pour des organismes communautaires et des fondations. Rapidement, j’ai touché à la gestion et à l’administration. Mes forces étaient davantage à ce niveau. La vie fait bien les choses, parce que oui, je suis une personne pour qui les relations humaines comptent beaucoup, mais je ne sais pas si j’aurais aimé intervenir sur le terrain, en tant que travailleuse sociale. J’ai fait un baccalauréat en administration des affaires par la suite. C’est à travers mon travail de gestionnaire, et maintenant de consultante, que j’aide les gens. »

La collaboration et l’entraide sont des valeurs très importantes pour Isabelle. « C’est facile de prendre le crédit quand on agit comme directrice d’un projet, mais n’oublions pas que tous les accomplissements sont le fruit d’un travail d’équipe. Je crois énormément à la puissance de l’addition des compétences de chaque personne. Je considère l’humilité comme une belle qualité, que l’on associe parfois à tort au manque de confiance en soi. »

« Ce qui compte pour moi dans ma vie professionnelle, enchaîne-t-elle, c’est d’avoir les coudées franches pour insuffler ma vision. Voilà pourquoi j’apprécie autant le soutien et la confiance d’Éric Dufour, notre associé responsable de conseil en management et le vice-président pour notre région. Il me donne le feu vert pour implanter ce en quoi je crois vraiment. J’estime que les bons gestionnaires savent faire progresser les gens autour d’eux. »

Le commentaire qui lui fait le plus plaisir? « Cela me rend heureuse quand un client nous dit que nous avons fait une véritable différence pour lui et pour son organisation, que nous lui avons ouvert de nouvelles perspectives », répond-elle.

Reconnaître le caractère précieux de la vie

Au début de la vingtaine, Isabelle a perdu son père, puis huit ans plus tard, sa sœur aînée âgée de 36 ans. « Perdre deux êtres chers si tôt dans la vie, c’est marquant. Sans oublier que j’ai été témoin de la souffrance de ma mère. Elle n’avait pas été épargnée par les épreuves – elle était orpheline à 16 ans et a été veuve deux fois – mais le décès d’une de ses quatre filles, c’était trop. Elle n’a plus jamais été la même après. Elle avait le bonheur moins facile. Le fait que la vie est fragile et précieuse, j’en ai été consciente dès mon jeune âge. »

Isabelle parle avec admiration de sa mère, décédée il y a tout juste un an. « Elle était la preuve vivante qu’il est possible de mener de front carrière et maternité. Elle a travaillé comme infirmière tout en s’occupant de sa famille avec grand soin. Elle m’a servi de modèle quand j’ai eu mon fils. »

« Mon conjoint et moi avons tous deux une nature indépendante », précise-t-elle lorsque nous lui posons des questions sur ses loisirs. « Nous sommes souvent en famille et apprécions particulièrement aller à notre chalet en forêt, mais nous pratiquons aussi des activités séparément. J’aime faire une sortie culturelle avec une amie ou partir une fin de semaine en ski alpin seule avec mon fils Charles-Étienne. Lui et moi partons toujours en vacances une semaine l’été. C’est en quelque sorte un rituel mère-fils que nous nous plaisons à perpétuer d’année en année. »

Faisant le bilan de ses dix premiers mois chez Raymond Chabot Grant Thornton, Isabelle résume : « C’était une étape importante à franchir dans mon parcours professionnel et il y a eu des moments vertigineux! Mon fils a maintenant 14 ans, je me sens de plus en plus libre de m’investir dans ma carrière. J’ai davantage d’aisance dans mes nouvelles fonctions et je souhaite en acquérir encore. »

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08 Mar 2018

Directrice principale – Certification
Bureau de Sainte-Marie

Valeur CLAIRE : AGILITÉ

 

« Nos clients savent que nous sommes là pour les accompagner dans leur évolution. La diversité des demandes de notre clientèle, c’est ce qui m’allume ici. »

 

Après avoir terminé son secondaire, Chantal Gravel a d’abord voulu étudier en musique au Cégep de Sainte-Foy. « Je jouais du piano depuis l’enfance. J’étais très nerveuse à l’entretien d’admission et mes résultats ont été décevants. J’avais beaucoup de facilité à l’école et j’ai finalement opté pour les sciences pures. Ensuite, j’ai fait un baccalauréat en sciences comptables à l’Université de Sherbrooke, car j’appréciais le programme qui permet de combiner études et stages sur le terrain. »

Elle voue une grande admiration à ses parents, tous deux entrepreneurs à Sainte-Marie, en Beauce. « Mon père a repris l’entreprise de mon grand-père, un grossiste en vêtements de travail. Il l’a développée et fait croître. Ma mère a étudié pendant sept ans à temps partiel pour obtenir son diplôme en gemmologie, tout en nous élevant, mes deux frères et moi. Elle étudiait en même temps que nous. Elle était propriétaire d’une bijouterie et voulait parfaire ses connaissances pour mieux conseiller sa clientèle. Mes parents travaillaient beaucoup et, ayant eu cet exemple, cela m’a toujours paru normal pour moi-même d’avoir une vie professionnelle très prenante, tout en ayant des enfants. »

En plus de l’avoir initiée jeune aux réalités entrepreneuriales, les parents de Chantal lui ont transmis une vision optimiste de la vie. « Avec mon père, par exemple, rien n’est jamais grave. Il m’a fait le beau cadeau de développer chez moi cette confiance dans les gens, dans la vie. Je ne reste jamais longtemps malheureuse, même s’il m’arrive quelque chose de difficile. »

La comptable est à l’emploi de Raymond Chabot Grant Thornton depuis 21 ans, au bureau de Sainte-Marie. Elle nous explique les caractéristiques d’un petit bureau en région. « Pas question de nous spécialiser, car notre clientèle compte sur nous pour répondre à une large gamme de besoins. Nous tissons des relations de proximité avec nos clients, principalement des propriétaires de PME. Notre équipe réalise pour eux des mandats de certification récurrents, tels que l’audit, mais nos interventions ratissent beaucoup plus large. Nos clients savent que nous sommes là pour les accompagner dans leur évolution. La diversité des demandes de notre clientèle, c’est ce qui m’allume ici. »

Quelle remarque lui font le plus souvent les membres de son équipe et ses clients? « Que je suis à l’écoute. Cela me fait très plaisir, car je trouve qu’il s’agit d’une qualité importante à cultiver, au travail comme dans notre vie personnelle. »

Développer souplesse et ouverture

Chantal est dotée d’une grande énergie, qu’elle attribue à son hygiène de vie. « Avoir une saine alimentation est très important pour moi. L’exercice physique aussi. Je joue à la ringuette une fois par semaine. Selon la saison, plusieurs fois par semaine, je m’entraîne en salle, je fais du jogging ou je nage. J’ai toujours été active. Et comme le fait d’être mère de trois enfants m’oblige à être très organisée, le temps que je consacre à ces activités est planifié à mon horaire. »

En décembre 2016, une amie de Chantal lui propose de participer avec elle à Cap Fémina Aventure. « C’est un rallye-raid en duo, en jeep ou en quad, dans le désert marocain. L’aventure de 10 jours comprend aussi un volet caritatif : une collecte de fonds et une action solidaire. Cette année-là, il s’agissait de participer à une corvée de peinture dans une école à El Fida, avec la population locale. »

« J’ai dû sortir de ma zone de confort dès la collecte de fonds! C’est intimidant de solliciter les gens. Mes collègues et mon employeur m’ont soutenue dans mes démarches. Nous avons réussi à amasser près de 22 000 $.  »

« Pendant le rallye, poursuit-elle, j’ai eu de nombreuses occasions d’apprendre à lâcher prise. Je suis une personne qui aime être en contrôle de son environnement, mais, dans ce contexte, c’était impossible! Dans les cas où ma coéquipière et moi étions en désaccord sur un point, il fallait absolument faire preuve de souplesse. Notre équipage s’est classé 13e sur 72, un classement dont nous sommes fières. »

« On ne se rend pas toujours compte à quel point on se campe dans certaines habitudes. En acceptant de dépasser mes limites, je me suis découvert des ressources insoupçonnées, qui me servent désormais dans ma vie de tous les jours », précise Chantal en conclusion.