Walid Safi
Associé | Conseils financiers

L’offre de financement est très favorable actuellement pour les fusions et acquisitions. Quelles sont les étapes à suivre pour une démarche réussie?

Il y a beaucoup de capitaux disponibles au Québec, de sorte qu’il est possible de négocier des conditions de financement avantageuses si vous voulez acquérir une autre entreprise.

La recherche de financement doit reposer sur une démarche solide afin d’être menée rondement, de la façon la plus profitable et la moins risquée pour vous. Voici les grandes étapes de cette démarche et nos conseils pour la mener avec succès.

1. L’établissement d’un portrait précis de votre entreprise

Avant tout, il importe d’avoir une vue la plus complète possible et fidèle de votre entreprise. Assurez-vous de bien connaître les sources de sa profitabilité, d’évaluer précisément la valeur de ses actifs, etc.

2. L’évaluation du prix d’achat

L’abondance actuelle de capitaux tend à faire grimper les montants des transactions. Diverses méthodes d’évaluation peuvent être utilisées pour déterminer la valeur d’une transaction. Le mieux est de faire appel à un expert en évaluation d’entreprises afin d’établir le juste prix.

3. L’estimation de vos besoins financiers et de votre capacité d’emprunt

Vous devez faire preuve de prudence et de réalisme. Tout prêteur évalue un dossier de financement en fonction du risque qu’il présente et veut s’assurer que son client sera en mesure de respecter ses engagements en cas d’imprévus.

Vous devez donc établir différents scénarios d’évolution de votre entreprise (autant de croissance que de décroissance). Nos experts vous aideront à les élaborer et à les valider, en les soumettant à des tests de résistance afin de garantir que vous pourrez tenir bon lors de situations difficiles.

Veillez à avoir les fonds nécessaires pour non seulement financer la transaction, mais aussi pour soutenir les activités courantes (fonds de roulement, immobilisations, projets de croissance interne, etc.).

Notez qu’il y a une période d’ajustement après une transaction, durant laquelle la performance de l’entreprise n’est souvent pas aussi bonne que prévu. Vous devez donc insuffler assez d’oxygène à votre structure du capital pour traverser cette période.

Pensez aussi à long terme, pour vous assurer que vous aurez la capacité de refinancer votre dette lorsqu’elle viendra à échéance. Par exemple, demandez-vous ce qui arriverait si votre entreprise performait moins bien quand ce sera le temps de la refinancer.

Précisons qu’il y a deux principaux types de financement traditionnels et pour lesquels les prêteurs utilisent différents ratios afin d’évaluer votre capacité d’emprunt :

  • Le financement garanti par des actifs, surtout utilisé pour les entreprises qui ont des stocks et des actifs élevés, tels que les distributeurs. Les prêteurs tiendront compte notamment de la valeur des actifs ainsi que du ratio de couverture des charges fixes (pour mesurer la capacité de l’entreprise à rembourser son emprunt une fois qu’elle aura assumé ses dépenses courantes).
  • Le financement basé sur les flux de trésorerie de l’entreprise, surtout utilisé pour les entreprises dont l’actif est peu élevé. Habituellement, deux ratios sont considérés par les institutions financières: celui de la dette par rapport au BAIIA (bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements) et le ratio de couverture des charges fixes.

Cela dit, plusieurs autres ratios peuvent être utilisés par les prêteurs.

4. La sollicitation de financement

Le prix d’achat, votre capacité d’emprunt et, s’il y en a un, le solde de prix de vente (la part de la valeur de la transaction que vous rembourserez ultérieurement au vendeur) détermineront si vous avez besoin d’obtenir également du capital-actions auprès de co-investisseurs pour financer la transaction.

En règle générale, les institutions financières demanderont que de 35 % à 55 % de la valeur de la transaction soit financée par du capital-actions, qu’il soit injecté entièrement par vous-même ou en vous alliant à un co-investisseur.

Il est essentiel d’élaborer une structure du capital ayant une combinaison optimale de types de financement, qui vous procure un effet de levier suffisant aujourd’hui et au cours des prochaines années. Toutefois, prenez garde que cet effet de levier soit excessif.

Enfin, nous recommandons de solliciter simultanément plusieurs prêteurs et partenaires financiers afin d’accélérer le processus et de négocier, grâce au jeu de la concurrence, les conditions les plus avantageuses.

Vous envisagez d’acheter une entreprise? Communiquez avec notre équipe multidisciplinaire. Nos experts vous guideront et vous accompagneront dans toutes ces étapes.


Vous connaissez des personnalités du monde des affaires qui innovent et se démarquent dans leurs façons de faire? Vous avez jusqu’au 20 décembre 2018 à 23 h 59 pour proposer une candidature.

22 Nov 2018  |  Écrit par :

Walid Safi possède plus d’une douzaine d’années d’expérience en fusions et acquisitions,...

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Depuis son entrée en vigueur, la légalisation du cannabis, outre les aspects économiques, soulève de nombreux défis pour les municipalités.

Bien que ce soit Ottawa qui légalise et Québec qui encadre la distribution et la vente, il incombe aux municipalités de gérer les problèmes de proximité.

Les municipalités ont en effet des responsabilités quant aux services aux citoyens, notamment le zonage pour la vente du cannabis, les permis commerciaux et le code du bâtiment. D’un point de vue interne, les municipalités doivent assurer la sécurité des travailleurs et la mise en application des règlements liés à la consommation du cannabis en public, à la conduite avec facultés affaiblies et à la sécurité des travailleurs. C’est sur ce dernier point que nous allons vous entretenir.

Qu’en est-il des politiques pour les employés municipaux? Sommes-nous bien outillés? Avons-nous ce qu’il faut pour informer et sensibiliser le personnel en municipalité?

La prévention plutôt que la réaction

Jusqu’ici, tout va bien… mais devons-nous attendre les premiers incidents avant de se munir d’une politique interne efficace? La plupart des grandes municipalités ont pris les devants, comme Montréal qui a formé ses policiers pour identifier les comportements des personnes aux facultés amoindries. Mais qu’en est-il des petites et des moyennes municipalités? Ajouter une ligne sur le cannabis à la politique sur les opiacés et l’alcool n’est certainement pas suffisant.

À titre d’exemple, l’arrivée prochaine de l’hiver et ses périodes de déneigement engendreront les allées et venues des déneigeuses dans nos rues. Il serait primordial, à court terme, de déterminer les emplois à haut risque, tels que ceux précédemment mentionnés, afin de fournir un encadrement adéquat par l’application d’une politique entourant l’usage du cannabis pour les employés travaillant pour les municipalités afin d’éviter le pire pour nos citoyens. Prenons exemple sur le secteur privé où certaines entreprises se sont dotées de politiques efficaces prônant notamment la politique de la tolérance zéro.

Certaines municipalités ont décidé de mettre sur pied des commissions spéciales afin de sonder leur population sur les impacts de la légalisation du cannabis sur les services municipaux.

Il est encore trop tôt pour connaître les conséquences et avoir des données tangibles sur l’impact du cannabis dans notre quotidien et, plus précisément, sur les métiers à haut risque. Toutefois, il incombe aux municipalités d’anticiper, de prévenir et d’agir avant que les premiers incidents ne surviennent.

Pour vous soutenir dans votre démarche, différents organismes existent : le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail ou encore les professionnels de la santé du CLSC.

Aujourd’hui, nos conseillers en management peuvent vous aider à mieux former et informer vos équipes et gestionnaires.

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Emilio B. Imbriglio
Président et chef de la direction | FCPA, FCA, M.B.A, CFE, IAS.A

Des chefs d’entreprise ont déjà partagé leur vision entrepreneuriale avec notre président et chef de la direction, Emilio B. Imbriglio, lors d’entrevues exclusives.

Toujours pertinents, leurs propos méritent notre attention. Nous vous les présenterons au cours des prochaines semaines.

Dans cette série de clips, John Marcovecchio, maintenant chef de la direction de Magil Construction, aborde plusieurs sujets, dont l’importance du leadership, les partenariats public-privé (PPP), la vision du chef d’entreprise et les stratégies d’acquisition.

 

On a deux oreilles et une bouche. Il faut écouter deux fois plus qu’on parle.

 

Notre firme est fière de présenter ces rencontres au sommet filmées dans un environnement spectaculaire et hors du commun : à ciel ouvert sur le toit de la Place Ville Marie.

Pour en entendre plus, visionnez ces capsules vidéo ci-dessous.

Le style de leadership

 

Les marchés publics et les PPP

 

Avoir une vision

 

Les stratégies d’acquisition

13 Nov 2018  |  Écrit par :

Emilio B. Imbriglio est associé et président et chef de la direction de Raymond Chabot Grant...

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Louise Martel
Associée | B.A.A, C.R.I.A. | Conseil en management

Comment vais-je faire pour trouver les employés dont j’ai besoin? Comment vais-je réussir à attirer les meilleurs talents? Comme vous, des milliers d’entrepreneurs se posent ces questions actuellement.

La pénurie de main-d’œuvre met les employeurs sous pression. Près de 110 000 postes sont à pourvoir au Québec, selon les données de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) au deuxième trimestre de 2018.

Ce contexte vous force à vous démarquer des autres employeurs et à adopter, plus que jamais, les meilleures pratiques en matière de recrutement. Voici six clés pour tirer votre épingle du jeu.

1. Soignez votre marque employeur

De prime abord, vous devez vous positionner comme un employeur de choix et projeter cette image dans la collectivité. Plus on parlera de vous en bien, plus vous attirerez l’attention des candidats.

Nous vous suggérons d’avoir une présence efficace sur les médias sociaux. Présentez-y vos offres d’emploi, bien sûr, mais publiez-y aussi régulièrement des articles d’intérêt; faites valoir vos bons coups et les occasions de développement que vous offrez; indiquez les événements sociaux auxquels vous participez ainsi que les causes de bienfaisance que vous soutenez, etc.

Voici les principaux aspects auxquels vous devez porter attention pour soigner votre marque employeur :

  • La culture et les valeurs de l’entreprise;
  • L’environnement de travail, qui doit être agréable et stimulant;
  • L’esprit d’équipe et les mesures pour mobiliser le personnel;
  • Les défis et les possibilités d’avancement;
  • La rémunération globale et autres avantages;
  • Les conditions de travail (horaires flexibles, possibilité de travailler à distance, etc.);
  • L’encadrement (formation, coaching, mentorat, etc.);
  • La qualité de l’équipe de gestion;
  • Les outils de travail;
  • L’implication sociale de l’entreprise.

Vos employés – anciens et actuels – sont vos meilleurs ambassadeurs pour promouvoir votre marque employeur. Vous devez donc prendre soin d’entretenir d’excellentes relations avec eux (pour maintenir le contact avec vos ex-employés, organisez chaque année une « journée des anciens », par exemple).

Nous vous recommandons aussi d’avoir une entrevue de départ avec les personnes qui vous quittent. Cela vous aidera à repérer certains points à corriger. Ce sera aussi une bonne occasion de témoigner votre reconnaissance à leur égard.

2. Soyez en mode séduction

Dans le contexte actuel, ce n’est plus tant le candidat qui doit se vendre, que vous qui devez le séduire.

La façon dont vous accueillez le candidat à la première rencontre sera déterminante. Celle-ci doit prendre la forme d’une discussion plutôt que d’une entrevue, et se dérouler dans une atmosphère détendue. Prenez le temps de bien présenter l’entreprise, sa culture et sa manière de travailler, de façon que le candidat sente que votre organisation est dynamique.

Les candidats d’aujourd’hui sont particulièrement à la recherche de défis. À vous de leur prouver que ceux que vous offrez sont à la hauteur de leurs attentes. Cependant, soyez franc et transparent : ne faites aucune promesse que vous ne pouvez pas tenir. Si votre entreprise fait face à certains défis, vous avez avantage à le dire et à expliquer comment vous comptez les surmonter.

3. Soyez flexible

Plutôt que de rester inflexible sur tous vos critères de sélection, envisagez la possibilité d’évaluer les candidats s’étant démarqués en fonction de leur potentiel évolutif et de leur capacité à bien s’intégrer dans la culture de votre organisation.

4. Agissez rapidement

Les personnes en recherche d’emploi ont souvent plusieurs possibilités devant elles. Lorsqu’un candidat vous semble intéressant, présentez-lui une offre rapidement, sans quoi vous risquez qu’une autre entreprise l’embauche avant vous. De façon générale, veillez à ce que votre processus de recrutement soit le plus souple et rapide possible.

5. Développez vos ressources à l’interne

Pour être un employeur de choix, vous devez avoir un solide programme de développement de compétences et de planification de la relève. Le candidat idéal pour un poste clé travaille peut-être déjà pour vous!

La plupart des employés cherchent des occasions de progresser. Vous devez bien les soutenir, en leur offrant de la formation, du coaching et du mentorat. Ciblez les employés qui vous semblent les plus aptes à être promus à des postes stratégiques, de façon à leur donner tout l’encadrement nécessaire pour qu’ils se développent.

6. Faites-vous aider

Cela dit, dénicher la perle rare n’est pas une mince tâche. Nous vous conseillons de faire appel à des spécialistes en gestion des ressources humaines et en recrutement comme ceux de Raymond Chabot Grant Thornton. Nous proposons des services complets dans ce domaine. Nous vous aiderons notamment à vous positionner comme un employeur particulièrement intéressant et à trouver les candidats qui s’intégreront parfaitement à votre organisation.

Vous connaissez des personnalités du monde des affaires qui innovent et se démarquent dans leurs façons de faire? Vous avez jusqu’au 20 décembre 2018 à 23 h 59 pour proposer une candidature.

13 Nov 2018  |  Écrit par :

Mme Martel est associée au sein de Raymond Chabot Grant Thornton. Elle est votre experte en...

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