Wayne Tessier
Directeur général | Auray Sourcing | Conseils en ressources humaines

En cette période de perturbation et de distanciation sociale, plusieurs défis attendent les travailleurs provenant de l’étranger et leurs employeurs.

1. Obtenir les documents requis pour le permis de travail

La pandémie cause un ralentissement au niveau des services offerts dans plusieurs entreprises et services gouvernementaux à travers le monde. Cette nouvelle réalité cause des difficultés pour certains travailleurs étrangers temporaires (TET) qui se voient incapables d’obtenir les documents requis pour faire une demande de permis de travail.

Les renouvellements de passeport, l’obtention de rapport de police et les traductions de documents officiels sont quelques exemples de pièces requises qui sont désormais difficiles à obtenir, ce qui peut compliquer la venue d’un TET. S’assurer que chaque travailleur a déjà en sa possession les documents pour faire une demande de permis de travail devient primordial pour tous les employeurs.

2. Déplacement vers les aéroports

Les mesures de confinement et de restriction des déplacements mises en place dans certains pays peuvent rendre l’accès à un aéroport difficile. Un TET qui a déjà en main toutes les autorisations requises pour voyager vers le Canada pourrait avoir de la difficulté à quitter son pays pour la simple et unique raison que les transports interrégionaux sont moins fréquents, voire limités. Ainsi, les entreprises se doivent de gérer la logistique du départ de leurs TET en direction du Canada en fournissant les preuves documentaires qui faciliteront leur déplacement vers l’aéroport.

3. Gérer l’isolement des TET

À leur arrivée au Canada, les TET devront obligatoirement être isolés pour une période de 14 jours. Les consignes de l’Institut national de la santé publique du Québec à ce sujet sont très contraignantes. Chaque entreprise a la responsabilité de mettre des mesures en place avant l’arrivée des TET, tels qu’un maximum de deux personnes par chambre, la désinfection quotidienne des lieux, l’affichage des consignes sanitaires dans la langue des TET ou la vérification des symptômes de chaque TET.

4. Distanciation sociale sur les lieux de travail

Les consignes sanitaires continuent de s’appliquer sur les lieux de travail même une fois la période d’isolement de 14 jours terminée. Le lavage fréquent des mains est obligatoire et une distance de deux mètres entre chaque personne doit être maintenue. Les employeurs devront donc modifier ou adapter le cadre de travail des TET afin de leur permettre de respecter la distanciation sociale.

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5. Les coûts

Le transport entre l’aéroport et le lieu de travail, l’isolement de 14 jours avec salaire et parfois même le billet d’avion sont tous des éléments qui seront aux frais de l’employeur. Le gouvernement fédéral a annoncé une aide financière de 50 millions de dollars pour les producteurs agricoles et les entreprises de transformation afin de pallier ces coûts.

La COVID-19 représente donc un réel casse-tête pour les entreprises qui attendent l’arrivée de TET. Plus que jamais, il est important de mettre en place une bonne stratégie pour assurer la fluidité du processus d’immigration de la main-d’œuvre étrangère. De cette façon, les employeurs peuvent minimiser les délais administratifs et éviter certaines embuches mentionnées ci-dessus.

24 Avr 2020  |  Écrit par :

Wayne Tessier est expert en recrutement international au sein de Raymond Chabot Grant Thornton....

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En 2014, un large sondage de la Banque de développement du Canada (BDC) indiquait que l’administration des finances était le deuxième défi en importance chez les gestionnaires d’entreprise canadiens.

La bonne nouvelle est qu’aujourd’hui, en 2020, plusieurs outils existent pour faciliter la vie aux entrepreneurs et les rendre autonomes en matière de comptabilité.

En ayant ainsi accès à de l’information précise et à jour, les décisionnaires peuvent maintenir le cap sur leurs projets d’avenir et prévoir les contrecoups.

Cela s’avérera particulièrement utile dans les prochains mois, marqués par l’incertitude, pour trois principales raisons.

1. Obtenir des liquidités

La situation causée par la pandémie de COVID-19 a mis en lumière, chez plusieurs petites entreprises québécoises, des améliorations à apporter en matière de gestion financière. Souvent délaissée par manque de temps ou de connaissance, la gestion du flux de trésorerie s’avère particulièrement critique dans les démarches d’obtention de prêts d’urgence ou d’autres mesures d’aide liées à la crise.

Plusieurs entrepreneurs doivent prendre un pas de recul, dans une situation anxiogène, pour mettre de l’ordre dans les comptes d’entrée et de sortie d’argent, évaluer leur contingence et élaborer des scénarios prévisionnels. Cela leur permet finalement de présenter un dossier à leur banquier ou au gouvernement afin d’obtenir rapidement des liquidités pour assurer le maintien et la relance de leurs affaires.

Ainsi, une majorité de dirigeants d’entreprise constatent, durant ces moments difficiles, la nécessité d’une gestion rigoureuse des finances au quotidien.

2. Repenser son modèle d’affaires

Le message lancé par tous les leaders québécois est clair : pour leur pérennité, les entreprises devront s’adapter aux nouvelles réalités créées par la pandémie. Distanciation physique, virtualisation, modifications aux chaînes d’approvisionnement : c’est souvent tout le modèle d’affaires qui doit être repensé pour espérer être profitable à moyen terme.

Les entrepreneurs devront se demander quelles activités, quels produits et quels services sont vraiment rentables. Pour cela, ils devront suivre de très près leurs résultats, évaluer les retours sur investissement et être prêts à changer rapidement leur stratégie au besoin. Une vision claire sur ses finances sera essentielle dans ce contexte.

3. Sécuriser ses partenaires d’affaires ou en développer de nouveaux

D’ici quelques mois, le paysage entrepreneurial aura complètement changé. Des acquisitions, des fusions ainsi que des alliances stratégiques seront réalisées afin d’assurer la continuité des affaires de plusieurs entrepreneurs. Ces derniers devront fournir des chiffres précis à leurs partenaires d’affaires, actuels ou futurs, pour assurer une communication transparente et conclure des ententes significatives pour l’avenir des parties.

Les entrepreneurs devraient donc commencer dès maintenant à mettre en œuvre de bonnes pratiques de gestion financière. Des outils en ligne, faciles d’accès, peuvent aider ceux qui manquent de temps pour les tâches comptables tout en leur assurant le suivi de leur budget.

Nos experts proposent d’ailleurs une solution infonuagique abordable, soutenue par notre filiale Operio, pour assurer la réalisation de sa vision d’affaires.

Pour vous soutenir dans votre relance, Operio vous offre 3 mois d’utilisation gratuite. Utilisez le code du coupon RELANCE lors de votre achat.

Par ailleurs, vous pourriez être admissible à une subvention dans le cadre du Programme actions concertées pour le maintien en emploi pour un accompagnement dans la migration de votre information financière.
Communiquez avec nous pour plus d’information.

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La COVID-19 a considérablement modifié l’économie ainsi que les systèmes en place. Et si cette crise vous amenait à vous réinventer?

Les entreprises ont connu d’importants changements depuis quelques semaines et en vivront d’autres au cours des prochains mois. Vos concurrents et partenaires d’affaires évolueront et certains disparaîtront. Vos employés devront s’habituer à une nouvelle façon de travailler et vous devrez maintenir leur motivation par des moyens différents. La technologie continuera à prendre une place toujours plus grande.

Les besoins de vos clients et leurs comportements de consommation seront immanquablement modifiés au sortir de cette crise. Dans ce contexte, est-ce que votre modèle d’affaires sera toujours le bon? Voici quelques pistes pour entamer votre réflexion.

Le contexte a changé, vos clients aussi

Ne vous cachez pas la tête dans le sable : vos clients auront changé durant cette crise et au sortir de celle-ci. Leurs habitudes de consommation auront évolué. Ils se seront peut-être tournés vers certains de vos concurrents avec une offre plus adaptée en temps de crise. Même leurs besoins et leurs attentes seront modifiés.

Le client qui cherchait auparavant un prix valorisera peut-être désormais l’aspect local du produit ou service, ou encore la sécurité, la salubrité ou la disponibilité avant tout. Peut-être aurez-vous gagné durant cette période de nouveaux clients qui ont un profil bien différent de celui de vos clients habituels, mais que vous voudrez continuer de servir post-COVID.

Apprendre à connaître votre clientèle

Pour le savoir, il faut parler avec vos clients, les sonder et évaluer leurs habitudes de consommation. Ne vous fiez pas à vos données historiques. Elles ne sont plus le reflet exact du présent et de cette nouvelle ère qui s’ouvre.

Que ce soit par l’entremise d’un sondage ou d’un bref questionnaire au moment d’une commande ou par des appels individuels, accumulez de l’information sur :

  • leurs besoins actuels et leurs nouveaux besoins au sortir de la crise;
  • leurs inquiétudes post-COVID en lien avec votre offre;
  • leurs attentes sur la façon de transiger et de communiquer avec eux dans un contexte post-COVID;
  • leurs nouvelles habitudes de consommation pour des produits et services comme le vôtre.

Analysez leurs paniers d’achat et leurs commandes pour voir s’il y a un changement et si certains produits ou services gagnent en popularité versus d’autres qui sont moins demandés.

Ces analyses permettront de recibler vos offres, de faire une nouvelle segmentation de votre clientèle qui s’est peut-être modifiée (certains pourraient passer d’un mode B2B à B2C) et ainsi d’ajuster vos canaux de communication et de distribution pour les rejoindre, ce qui impliquera fort probablement la numérisation du parcours client.

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Évaluer le parcours client et sa numérisation

Jusqu’à aujourd’hui, la relation client de plusieurs modèles d’affaires reposait avant tout sur des interactions en personne. L’humain était au cœur de la vente de produits ou de la prestation de services. La crise de la COVID-19, avec les commerces fermés, les gens en télétravail et la montée du commerce en ligne, a drastiquement changé cette dynamique.

Cette situation aura pour conséquence que les consommateurs adopteront de nouveaux comportements d’achat et chercheront de plus en plus à utiliser les canaux numériques pour l’achat de leurs biens et services. La crise va accélérer la transformation numérique des entreprises. L’interaction humaine demeurera, bien sûr, mais prendra une moins grande place.

Il faut donc redéfinir le parcours client, c’est-à-dire dresser la liste de tous les points de contact de l’entreprise avec le client : prise d’informations, livraison, service après-vente. Ensuite, il faut valider comment la numérisation peut optimiser son expérience et créer de la valeur autrement – avant, pendant et après l’achat.

Posez-vous quelques questions pour comprendre votre parcours client et la place de l’expérience numérique dans ce parcours :

  • Comment vos clients veulent-ils être joints?
  • Comment ont-ils évolué dans leurs habitudes de consommation?
  • Comment entrent-ils en contact avec vous actuellement, d’un point de vue physique et virtuel? (Votre stratégie doit être multicanale.)
  • En fonction de leurs besoins, comment vos points de contact peuvent-ils se diversifier?

Vous devez réfléchir à toutes les étapes du service, de la recherche jusqu’à l’après-vente :

  • Avant l’achat (site web, réseaux sociaux, référenceurs, Google Ads, etc.);
  • Pendant l’achat (site transactionnel, courriel, clavardage, etc.);
  • Post-achat (suivi de l’achat, évaluation sur le site, etc.).

Si la numérisation peut contribuer à diversifier les revenus et à améliorer l’efficacité opérationnelle, elle ne doit pas se faire au détriment de l’expérience client.

Loin d’être uniquement transactionnelles, les stratégies de numérisation permettent de créer un engagement du client, d’un point de vue relationnel ou collaboratif.

Et qu’en est-il de vos activités?

Vous devrez pousser encore plus loin votre réflexion afin d’adapter vos activités aux besoins de vos clients. Vous aurez peut-être avantage à modifier votre offre ou vos processus, à prévoir l’intégration de nouveaux outils technologiques, à repenser la gestion de votre approvisionnement, le développement des partenariats et la monétisation de vos produits et services.

La notion de distanciation sociale, qui se maintiendra pour quelque temps encore, perturbera aussi vos façons de faire et créera de nouveaux acquis pour vos clients. Il faut réfléchir aux impacts potentiels de ces différents aspects.
Voici des questions importantes à vous poser qui vous aideront à approfondir votre réflexion et orienteront votre modèle d’affaires :

L’offre de produits ou services

  • Est-ce que de nouveaux produits ou services doivent être créés avec vos actifs actuels pour répondre aux besoins des clients?
  • Devez-vous modifier l’offre actuelle?
  • Devez-vous faire des choix dans votre offre actuelle et vous concentrer sur certains produits ou services plus prometteurs à moyen et à long terme?

La chaîne d’approvisionnement

  • Devez-vous revoir votre chaîne d’approvisionnement pour améliorer son efficacité dans le contexte actuel?
  • Y a-t-il des options qui vous paraissaient non pertinentes auparavant, mais qui, dans le contexte actuel, le deviennent?

Fournisseurs et partenaires

  • Devez-vous opter pour de nouveaux partenaires et fournisseurs afin de promouvoir ou de livrer votre offre en répondant aux nouveaux besoins des clients?

Ressources et main-d’oeuvre

  • Avez-vous les ressources (matérielles, humaines, technologiques) pour soutenir les changements dans vos activités?

Paiements

  • Devez-vous monétiser votre offre différemment?
  • Pouvez-vous trouver de nouvelles façons de facturer et recevoir vos paiements?

La réflexion sur l’évolution de votre modèle d’affaires permet de réfléchir à l’ensemble de ces éléments et de redéfinir votre entreprise afin d’être mieux outillé pour surmonter les obstacles qui surgiront au fur et à mesure de l’évolution de l’environnement social et économique.

Nos experts en stratégie peuvent vous accompagner dans cette étape cruciale de la relance de vos activités.

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Nancy Jalbert
Associée | CPA, CA | Conseil en management

Pour relancer votre entreprise avec succès, il n’y a pas de secret : vous devez repenser votre chaîne d’approvisionnement et la relation avec vos fournisseurs.

La crise qui frappe les entreprises actuellement est sans précédent et tout porte à croire que la phase de relance des affaires se fera de manière transitoire et graduelle. Les entreprises qui tireront le mieux leur épingle du jeu sont celles qui sauront faire preuve d’adaptation à cette nouvelle normalité et qui passeront en mode de planification dynamique.

À mesure que la situation évoluera, les contraintes changeront et votre plan devra être réévalué afin de continuer d’être aligné sur vos priorités. Les organisations devront être agiles et accélérer leurs cycles de planification et d’exécution, surtout en ce qui a trait à la gestion des approvisionnements.

Lorsque l’activité économique reprendra, l’incertitude liée aux contraintes des marchés internationaux et les préoccupations quant à la santé et aux mesures sanitaires, elles, demeureront. Plusieurs réflexions seront donc nécessaires afin de rebâtir une chaîne d’approvisionnement solide et de diminuer les risques potentiels de perturbation de celle-ci.

1. Qui sont vos fournisseurs et quels sont vos produits critiques?

Tout ne repartira pas en même temps. Il est donc essentiel d’analyser et de cartographier votre chaîne d’approvisionnement afin d’identifier les maillons forts et les points de rupture. Vous devez faire le portrait de vos fournisseurs afin de bien planifier votre redémarrage :

  • Qui sont-ils?
  • Où sont-ils situés?
  • Qui vous fournit quoi?

Que vous vous approvisionnez à l’international ou ici même, au Québec et au Canada, il est possible que la chaîne de valeur soit coupée avec certains pays ou que certains fournisseurs n’aient pas les autorisations nécessaires pour reprendre leurs activités en raison des lois en vigueur, ou même qu’ils n’aient pas survécu à la crise.

Il est aussi primordial d’identifier quels sont vos produits critiques et de trouver des solutions de remplacement, advenant une faille dans votre chaîne d’approvisionnement.

2. Est-ce que votre niveau d’approvisionnement et vos stocks de sécurité sont suffisants?

Nous assistons déjà à une pénurie de certains produits et l’insécurité actuelle des consommateurs peut donner une fausse impression de rareté. Le contexte actuel crée d’immenses fluctuations entre l’offre et la demande sur tous les marchés. Il se peut donc qu’il y ait un déséquilibre dans votre niveau d’approvisionnement, d’un bout à l’autre de votre chaîne.

Vous devez réfléchir autrement à vos stocks de sécurité. Durant la période de relance, il sera essentiel d’être attentif et d’anticiper les demandes de vos clients et fournisseurs, afin de synchroniser tous les maillons de votre chaîne d’approvisionnement, et de pouvoir intervenir rapidement si un problème survient.

Solutions PME - Relance RCGT

3. Comment vous assurer que les mesures de sécurité sanitaire seront respectées tout au long de la chaîne d’approvisionnement?

Les mesures de sécurité sanitaires imposées ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre. Avant de recommencer à offrir un produit ou service au consommateur, il est primordial de vous assurer que les recommandations de la santé publique sont respectées à tous les niveaux. Les mises en quarantaine obligatoires peuvent également créer des retards dans vos chaînes d’approvisionnement et de production, ce qui peut occasionner des coûts supplémentaires et ainsi avoir un impact sur vos marges de bénéfices.

4. Devez-vous rapatrier votre production au Canada?

En plus des problématiques soulevées précédemment, afin d’assurer la continuité de votre chaîne d’approvisionnement, il se peut que vous deviez envisager de nouveaux trajets ou moyens de transport pour vous procurer des produits dans certains des marchés touchés, ou même trouver de nouveaux fournisseurs. L’occasion est donc idéale d’évaluer la possibilité de rapatrier votre production au Canada, ou même au Québec, afin de réduire vos coûts et d’encourager l’économie locale.

Par exemple, une entreprise qui se procure habituellement un produit en Chine en raison du faible coût de production, mais qui voit sa production retardée en raison de contraintes logistiques ou sanitaires, pourrait trouver avantage à opter plutôt pour un fournisseur local. Même si le producteur local peut avoir un coût de production plus élevé, cette différence de coût peut être compensée par un gain en productivité.

De plus, la crise qui nous touche actuellement éveille notre conscience et nous démontre la fragilité de notre écosystème ainsi que l’importance d’investir dans notre économie locale.

5. Avez-vous suffisamment de liquidités pour répondre à la demande et votre niveau de financement est-il adapté à cette nouvelle réalité?

Les contraintes actuelles ont des répercussions directes sur le rendement financier des organisations et, dorénavant, tout le monde aura besoin de liquidités.

Par exemple, comme entreprise, vous aurez aussi besoin de liquidités et voudrez payer au bout de soixante jours. Votre fournisseur, lui aussi, aura besoin de liquidités et voudra que vous payiez plus rapidement. Il vous faudra donc repenser vos mécanismes de paiement et évaluer vos besoins de financement.

Quelles sont les ententes de paiement qui peuvent être prises avec vos fournisseurs? Cela aura probablement un impact sur le niveau de marge de crédit dont vous aurez besoin et une discussion s’impose avec votre banquier.

6. Ultimement, quel sera l’impact de toutes ces contraintes sur votre service aux clients?

Les décisions qui seront prises à la suite de ces réflexions occasionneront peut-être de nouveaux délais dans votre chaîne d’approvisionnement, qui auront à leur tour un impact sur vos délais de fabrication et de distribution et donc un impact sur le service rendu. Pour ceux qui avaient intégré les technologies dans leur processus de fabrication et de distribution, ceux-ci sont probablement alignés sur des données qui ne sont désormais plus valables, puisque toute la chaîne est maintenant perturbée. Les délais changeront, les fournisseurs changeront, et tout ça aura un impact sur vos processus.

Plus que jamais, il est important d’établir une communication avec vos clients et d’établir clairement les priorités concernant vos produits et services. Il n’est peut-être pas nécessaire, au moment de la reprise, de proposer immédiatement l’ensemble de votre offre habituelle. Vous pourrez prioriser certains produits ou formats, afin de répondre à la demande urgente de vos clients, et en réintroduire de nouveaux au fur et à mesure que les choses se replaceront dans votre chaîne d’approvisionnement.

Concevoir une chaîne d’approvisionnement plus solide pour l’avenir

Les décisions que vous prendrez aujourd’hui seront au cœur du succès de votre relance. À mesure que la situation se stabilisera, vous pourrez réévaluer des options vous permettant de renforcer les capacités de votre chaîne d’approvisionnement. En agissant avec prudence et de manière réfléchie au cours des prochains mois, votre entreprise sortira de cette crise plus solide et mieux préparée à affronter les prochaines vagues.

23 Avr 2020  |  Écrit par :

Nancy Jalbert est associée au sein de Raymond Chabot Grant Thornton. Elle est votre experte en...

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