Notre président s’est entretenu avec notre expert Guillaume Caron à propos des problèmes de cybersécurité des PME et de l’importance de s’en prémunir.

L’actualité des derniers mois a recensé des attaques massives de chaîne d’approvisionnement, particulièrement contre des géants technologiques comme SolarWinds, Microsoft, FireEye, etc.

« C’est inquiétant! Ce sont des attaques sans précédent qui ont eu des conséquences graves sur des milliers d’entreprises », déclare Guillaume Caron, président de VARS, la division en cybersécurité de notre firme. Les PME et les institutions du Québec deviennent, de façon collatérale, des victimes de ces attaques massives.

Cyberattaque de la chaîne d’approvisionnement

Une attaque de la chaîne d’approvisionnement est une cyberattaque qui tente d’infliger des dommages à une entreprise en exploitant les vulnérabilités de sa chaîne d’approvisionnement. Cela implique des processus continus de piratage ou d’infiltration pour accéder au réseau d’une organisation.

L’entreprise piratée n’est pas nécessairement la cible finale de l’attaquant. L’élément de la chaîne d’approvisionnement est plutôt une porte d’entrée : le criminel exploite les vulnérabilités de la cible et en tire parti pour atteindre un réseau encore plus grand d’entreprises à attaquer.

« J’entends là une intention malicieuse, orchestrée, qui peut affecter notre clientèle ici au Québec et au Canada », exprime Emilio B. Imbriglio, président et chef de la direction de Raymond Chabot Grant Thornton.

Dans le cas de SolarWinds et de Microsoft, par exemple, on sait que des millions de plus petites entreprises qui utilisent leurs produits et systèmes ont été ciblées par des organisations criminelles qui ont su exploiter les vulnérabilités exposées par ces quelques attaques massives.

« Dans le cas de Microsoft, on peut penser aux vulnérabilités des serveurs de courriels Exchange, par exemple. Dans les derniers mois, nous sommes intervenus dans plusieurs attaques importantes, soit par rançon ou autre, qui ciblaient des PME de partout dans le monde et même ici, au Québec », explique Guillaume Caron.

Une petite organisation, tout comme une grande, peut subir de graves conséquences d’une cyberattaque, que ce soit sur le plan financier ou sur le plan de la réputation de l’entreprise auprès de ses clients, des investisseurs et des fournisseurs. Elle peut aussi être entraînée dans des litiges importants.

L’importance de se protéger au moment de sa transformation numérique

Avec la transformation numérique, les organisations ont recours à l’Internet des objets (IoT), souvent utilisés pour interconnecter des systèmes, des réseaux et des entreprises, afin d’accélérer les processus d’affaires. Bien entendu, cela augmente considérablement la surface d’attaque et il devient de plus en plus difficile de protéger tous les vecteurs. C’est pourquoi il est important de procéder continuellement à des analyses de risque afin de repérer ces portes d’entrée et de mettre en place des contrôles : outils technologiques, processus d’affaires, politiques, etc.

Une étude de la firme Léger révèle que la proportion des PME qui planifient investir dans des solutions de cybersécurité au cours des deux prochaines années a chuté, passant de 42 % en 2019 à seulement 25 % en 2020. Toutefois, comme l’explique Guillaume Caron, « en 2021, il n’y a pas d’excuse pour laisser une entreprise ouverte à des problèmes majeurs de cybersécurité ».

Il existe maintenant des outils facilement déployables et abordables que les PME peuvent utiliser pour se protéger. Peu importe le secteur d’activité, des criminels peuvent entrer dans une entreprise et en prendre le contrôle, télécharger des données sensibles, voler de l’information, etc. Si les machines ne fonctionnent plus, elles ne peuvent plus produire. Si les postes de travail sont bloqués, les employés ne peuvent plus travailler. Les répercussions sont majeures sur la survie d’une petite ou moyenne entreprise.

Comment faire pour mieux s’outiller en tant que PME?

De nos jours, ce n’est pas de savoir « si » une cyberattaque surviendra, mais « quand » elle surviendra. Toute entreprise doit se protéger et avoir un plan d’action concret lorsqu’une attaque survient.

De plus en plus, on parle de « risques liés aux tierces parties ». Les gouvernements, les grandes entreprises et les PME qui font affaire avec d’autres organisations ne peuvent plus faire confiance aveuglément à leurs partenaires d’affaires. Il s’agit ici de confier de l’information parfois vitale, sensible, stratégique ou secrète à d’autres organisations qui ne valorisent pas nécessairement autant la culture de sécurité.

Les grandes institutions formulent souvent des demandes à leurs fournisseurs concernant la conformité et le respect de certaines normes en sécurité de l’information afin de s’assurer qu’il n’y a aucune faille entre elles et leurs partenaires ou fournisseurs qui serait exploitée en cas d’attaque de la chaîne d’approvisionnement.

« Les PME devraient aussi exiger de leurs partenaires et de leurs fournisseurs que des mesures de cybersécurité soient en place pour travailler avec elles; ce n’est pas une exigence qui devrait être exclusive aux grandes institutions et aux gouvernements », déclare Guillaume Caron.

Il est primordial, aujourd’hui, d’être capable de démontrer que l’entreprise a mis en place les contrôles adéquats. Il existe des standards et des normes auxquels on peut se conformer. Il faut pouvoir démontrer qu’une culture de sécurité est en vigueur dans l’entreprise en présentant des faits. Cela devient même un avantage concurrentiel dans le milieu des affaires.

Visionnez l’entretien en entier sur notre site web.

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Jean-François Djoufak
Directeur principal | Fiscalité

L’IA est un élément clé de la transformation numérique des entreprises. Connaissez-vous les mesures de soutien offertes pour concrétiser vos projets?

Votre entreprise peut compter sur différentes mesures et divers programmes d’aide pour financer son projet en intelligence artificielle.

Quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité, votre entreprise pourra trouver du financement pour des projets qui touchent aussi bien le développement, que l’intégration et la commercialisation de technologies en intelligence artificielle (IA).

L’IA est un puissant outil pour aider les entreprises à accroître leur productivité, leur efficacité et leur compétitivité, notamment grâce à l’automatisation des processus d’affaires. C’est d’ailleurs pourquoi nos gouvernements ont mis en place d’importantes initiatives pour accélérer l’adoption de l’IA en entreprise.

Appel de projets du gouvernement du Québec

Le gouvernement du Québec a lancé à la fin de 2020 un appel de projets d’innovation en IA doté d’une enveloppe de plus de 25 M$. Ce programme s’adresse aux entreprises québécoises de tous les secteurs d’activité, mais en priorité aux PME et aux entreprises en démarrage (startups). Il finance des projets pour la mise au point, la commercialisation ou l’intégration de technologies d’IA.

Cette année, les entreprises ont jusqu’au 15 octobre 2021 pour déposer une demande.

Le programme comprend trois volets :

  • 1. Projets d’innovation des startups, pour les entreprises en IA ayant moins de trois ans d’existence qui reçoivent l’accompagnement d’un incubateur ou d’un accélérateur d’entreprises. Aide maximale de 50 000 $.
  • 2. Projets d’innovation des PME, pour les PME qui visent la production de biens et services ou la réalisation de travaux de recherche et développement (R-D) à l’interne. Aide maximale de 150 000 $.
  • 3. Projets d’innovation d’envergure, pour les regroupements d’entreprises comprenant au moins deux sociétés québécoises. Ce volet finance des projets qui ont le potentiel d’engendrer des retombées importantes à court terme. Aide maximale de 1,5 M$ par projet.

Partenar-IA

Le gouvernement du Québec soutient un autre appel de projets d’innovation en IA qui est géré par les neuf regroupements sectoriels de recherche industrielle (RSRI), le programme Partenar-IA. Il est axé sur la collaboration et se divise en deux volets :

  • 1. Partenar-IA | Entreprise, qui s’adresse à des regroupements d’entreprises qui veulent réaliser un projet d’innovation et de R-D collaborative, tout en étant accompagnées par un centre de recherche public pour une partie du projet. Les entreprises doivent partager les coûts, les bénéfices et la propriété intellectuelle du projet d’innovation. Subvention maximale équivalant à 150 000 $ par entreprise partenaire, et de 600 000 $ par projet.
  • 2. Partenar-IA | Académique, pour l’ensemble des centres de recherche publics et des entreprises québécoises qui souhaitent réaliser un projet pour le développement, la commercialisation ou l’adoption de technologies en IA. Les projets admissibles doivent être effectués par des centres de recherche publics en partenariat avec au moins une PME ou startup québécoise. Subvention maximale de 500 000 $ par projet.

La demande doit être soumise auprès du RSRI de votre secteur d’activité. La prochaine date limite pour son dépôt est le 15 octobre 2021.

Scale AI

Scale AI se définit comme la supergrappe de l’intelligence artificielle au pays. Ce consortium sans but lucratif, qui regroupe des entreprises, des centres de recherche et des universités, est soutenu par les gouvernements du Québec et du Canada.

En plus d’aider au financement d’initiatives de formation et d’incubateurs-accélérateurs d’entreprises, Scale AI finance des projets industriels. L’organisme rembourse jusqu’à 50 % des dépenses admissibles pour les projets d’entreprise qui ciblent l’adoption ou la commercialisation de l’IA pour les chaînes d’approvisionnement.

Les projets doivent compter plus d’un participant, et au moins une PME doit faire partie des partenaires. Il n’y a pas de montant de financement minimum ou maximum.

INVEST-AI

INVEST-AI gère un programme de co-investissement de 35 M$ qui rembourse jusqu’à 50 % des coûts admissibles d’un projet en IA. Il s’agit de contributions non remboursables, qui sont versées une fois les sommes dépensées.

Le financement d’INVEST-AI peut varier entre 50 000 $ et 1 M$, selon la taille du projet. Au moins 30 % (mais préférablement 50 %) de l’investissement requis doit provenir du secteur privé. Pour être admissible, une entreprise doit générer au moins 1 M$ de ventes annuelles.

Autres programmes d’aide

Votre entreprise peut également se prévaloir d’autres programmes d’aide financière pour son projet en IA. Voici les principaux :

  • Programme Innovation, d’Investissement Québec, qui offre aux entreprises des contributions non remboursables pour la réalisation de projets d’innovation et la commercialisation d’innovations. L’aide maximale varie entre 30 % et 50 % des dépenses admissibles, selon le type de projet.
  • PME en action – Volet Appui à la productivité des PME, d’Investissement Québec, qui soutient certains projets d’implantation de pratiques d’affaires engendrant des gains de productivité. La subvention maximale s’élève à 40 % des dépenses admissibles du projet, jusqu’à un maximum de 50 000 $.
  • ESSOR – Volet Appui aux projets d’investissement, d’Investissement Québec et du ministère de l’Économie et de l’Innovation, qui offre différents types d’aide. Les dépenses admissibles doivent être d’au moins 100 000 $ ou 250 000 $, selon le type de projet.
  • Soutien financier à l’innovation technologique – PARI CNRC, du Conseil national de recherches du Canada, qui subventionne des projets d’innovation permettant de développer de nouveaux ou meilleurs produits, services ou procédés.
  • Programme NovaScience, du Ministère de l’Économie et de l’Innovation, dont les différentes mesures de soutien cherchent à promouvoir la culture scientifique et d’innovation, notamment auprès des PME, et à favoriser la formation et l’intégration d’une main-d’œuvre qualifiée; ses différents programmes devraient être reconduits en 2021-2022.

Pour planifier votre projet en intelligence artificielle et en prévoir les coûts et le financement, n’oubliez pas de tenir compte des crédits RS&DE et des incitatifs fiscaux du gouvernement. Consultez notre article sur ce sujet spécifique ici.

Vous pourriez également être éligible à d’autres formes de financement pour les PME ou pour l’ensemble de vos projets en transformation numérique.

Afin de vous accompagner lors du montage financier de votre projet en intelligence artificielle et de bénéficier des conseils de nos experts, faites appel à notre équipe. Ils ont à cœur la réussite de nos entreprises et seront heureux de vous aider à atteindre vos objectifs.

09 Juin 2021  |  Écrit par :

Jean-François Djoufak est expert en fiscalité au sein de Raymond Chabot Grant Thornton.

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Denis Brisebois
Vice-président de pratique | Tourisme-Loisirs-Culture | Conseil en management

La pandémie a frappé durement le secteur touristique, et les prochains mois poseront inévitablement des défis et seront synonymes de transformation.

Comme pour toute crise majeure dans un secteur, les conditions de succès d’une relance rapide et durable dépendent de la capacité de l’industrie ou d’une entreprise à saisir les nouvelles occasions qui émergent.

Mesurer les répercussions

Avant d’entrer dans le vif du sujet, examinons quelques statistiques pour mesurer les répercussions de la pandémie sur le tourisme au Québec et démontrer l’importance d’agir :

  • 400­ 000 employés mis à pied, incluant le milieu de la restauration;
  • 2,6 G$ en recettes perdues en raison du manque de voyageurs étrangers en 2020;
  • 1 G$ de perte de revenus de location des hôtels à Montréal et à Québec;
  • 9,8 % de taux d’occupation dans les hôtels du centre-ville de Montréal en juillet 2020 par rapport à 83,5 % en juillet 2019.

Les secteurs les plus touchés ont été le transport, l’événementiel et les congrès, ainsi que la restauration. L’incidence est d’ailleurs plus importante en région urbaine.

Certains secteurs s’en tirent un peu mieux malgré tout : les campings, où le taux d’occupation moyen a augmenté de 10,1 % durant la saison estivale de 2020, et les secteurs dont l’activité se concentre sur le plein air, l’agrotourisme, le golf, la chasse, la pêche, et les grands parcs, par exemple.

Analyser son positionnement

Pour mieux comprendre le positionnement des entreprises touristiques en pleine crise et la capacité interne de ces dernières à se relancer, nous avons établi une matrice d’analyse en deux axes :

  1. Les habiletés clés de l’entreprise;
  2. Les facteurs clés de l’environnement de l’entreprise.

1- Les cinq facteurs clés des entreprises pour sortir de la crise sont les suivants :

  • Santé financière et organisationnelle;
  • Équipe de direction et conseil d’administration;
  • Relations avec les partenaires;
  • Capacité numérique;
  • Vision de développement.

2- Les trois facteurs clés de l’environnement de l’entreprise qui conditionnent la crise et la relance sont les suivants :

  • Territoires urbains ou ruraux;
  • Consommation en groupe ou de façon individuelle;
  • Clientèles hors Québec ou intra-Québec, jeunes ou plus âgées.

L’analyse des conditions permet d’établir la position de l’organisation par rapport à sa capacité de relance et de statuer sur le type de stratégie à mettre en place.

Déterminer les principaux défis à relever

Deux volets seront d’ailleurs durement mis à l’épreuve :

Volet ressources humaines et opérationnelles

1- Pallier la pénurie de main-d’œuvre

L’industrie est confrontée à un grave manque de main-d’œuvre. La fragilité du secteur contribue au changement de carrière de nombreux employés, et donc à la perte d’expertise au sein des entreprises. Ainsi, celles-ci devront se tourner vers un ensemble de nouvelles solutions de recrutement et de rétention de main-d’œuvre.

À l’interne, il ne faudra pas négliger la mutualisation des fonctions. La polyvalence des rôles au sein de l’entreprise s’avère incontournable pour traverser cette période de crise, tout comme la mobilisation de l’équipe.

2- Accélérer la transformation numérique pour gagner en productivité

Le secteur touristique accusait un certain retard en ce qui a trait à la transformation numérique des entreprises. La pandémie a eu pour effet de révéler la nécessité pour les organisations d’accélérer cette transformation afin de s’adapter aux nouveaux besoins de la clientèle et, ainsi, améliorer la productivité et demeurer compétitif.

Volet financier

En ce qui concerne l’aspect financier des entreprises, les mesures d’aide financière qui ont été mises en place depuis le début de la crise permettent à plusieurs d’éviter le pire. Il y a eu moins de fermetures qu’estimé initialement.

Toutefois, la pandémie a été longue et a considérablement affecté les finances des organisations. Les discussions avec les banquiers, les investisseurs et les partenaires permettent aux entreprises de trouver de nouvelles options pour se sortir la tête de l’eau.

Choisir une solution adaptée

Après avoir stabilisé et maintenu à flot l’entreprise au cours de la dernière année, les dirigeants doivent maintenant établir une posture de relance. Plusieurs solutions sont possibles :

  • Se diversifier et stimuler la croissance des nouvelles activités ou des activités traditionnelles;
  • Recentrer ses activités sur l’essentiel et retrouver la rentabilité;
  • Se transformer, se réinventer;
  • Et même, vendre, afin d’obtenir le maximum de valeur de son entreprise.

Peu importe la direction que les organisations prendront, une bonne dose de courage et de conviction sera nécessaire. Une gestion efficace sera cruciale. Il vous faudra faire preuve d’agilité et de créativité et vous doter d’outils et d’habiletés de transformation qui permettront d’adapter l’organisation à la nouvelle réalité.

Cette crise sans précédent provoquera de grands changements dans le secteur du tourisme. et malgré le fait que certaines entreprises ne s’en remettront pas, d’autres, plus habiles, en ressortiront plus fortes. De véritables occasions sont à découvrir ou même à provoquer d’ici la relance complète des activités. Chose certaine, l’industrie évoluera de façon plus durable et retrouvera sa vigueur dans les années à venir.

Notre équipe spécialisée en tourisme, loisirs et culture est engagée dans la réussite des organisations et se tient informée de l’évolution des enjeux pour ce secteur. Nos experts sont là pour vous orienter et vous soutenir dans l’analyse de vos besoins, l’accès aux aides offertes et l’apport de solutions pertinentes pour votre entreprise.

08 Juin 2021  |  Écrit par :

Denis Brisebois, est expert en conseil en management, chef de pratique en tourisme, loisirs et...

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L’équipe IFRS de Grant Thornton International a publié la version 2021 de ses états financiers consolidés intermédiaires types IFRS, intitulée IFRS Example Interim Consolidated Financial Statements 2021, disponible en anglais seulement.

La version 2021 de IFRS Example interim consolidated financial statements a été révisée et mise à jour pour refléter les changements apportés à IAS 34 Information financière intermédiaire et aux autres IFRS qui sont en vigueur pour l’exercice se terminant le 31 décembre 2021 et qui ont été publiées avant le 30 avril 2021.

De plus, compte tenu que la pandémie mondiale de COVID-19 continue d’affecter plusieurs entités publiantes existantes, la version 2021 des états financiers intermédiaires présente des commentaires sur les informations qui pourraient être pertinentes de fournir sur les répercussions de la COVID-19 dans les états financiers intermédiaires.