Dominic Chouinard
Premier directeur principal | CPA, CA | Conseils financiers

Mis à jour le 16 juillet 2021

Vous souhaitez reprendre une entreprise, mais vous ne savez pas par où commencer? Voici les étapes à suivre et les éléments les plus importants.

Avant tout, comme dans tout projet de cette ampleur, il faut vous préparer en amont afin de connaître vos capacités et de bien vous entourer.

Choisir son équipe et ses partenaires

Penchez-vous sur ces questions avant même de plonger dans le processus de recherche d’une entreprise à vendre.

1. Définir votre capacité financière

Quel est le capital dont vous disposez? C’est le premier élément à examiner afin d’identifier la taille d’entreprise qui convient à vos moyens financiers.

2. Communiquer avec des banquiers et le milieu financier

Approchez déjà des banquiers et d’autres intervenants du milieu financier, tels que le fonds FTQ, Investissement Québec, la BDC, afin de vous présenter et d’ouvrir des portes pour faciliter votre démarche au fil des étapes subséquentes.

3. Choisir vos partenaires comptables et légaux avec soin

Il est important d’impliquer dès le départ des partenaires avec qui vous avez des affinités. Leur faire part de votre démarche et de votre profil leur permettra d’être prêts lorsqu’une occasion concrète se présentera et que vous leur présenterez votre dossier de projet.

4. Préparer votre équipe

Reprendre une entreprise avec succès ne se fait pas sans un entourage compétent. Prévoyez déjà votre équipe. Ainsi, lorsque l’occasion que vous recherchez se présentera, vous serez prêt. Sinon, la transaction idéale pourrait vous échapper.

Solidifier et élargir son réseau de contacts

Différentes possibilités existent afin de dénicher les bonnes occasions d’affaires, mais, afin de trouver l’entreprise que vous recherchez, vous devez être à l’affût et être en mesure de comparer les offres. Parlez-en à vos contacts afin d’élargir vos recherches.

1. Comptables et avocats

Les comptables et professionnels avec qui vous faites affaire sont souvent au courant de la recherche de partenaires ou du besoin en relève de leurs clients et sont donc une source précieuse d’information.

2. Banquiers

Les banques ont maintenant des ressources à l’interne qui s’occupent de gérer le processus de relève de certains clients et qui tentent de trouver le bon repreneur afin de maintenir leur relation d’affaires avec ce client et son entreprise.

3. Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ)

Ces organisations régionales ont comme but premier de faciliter le maillage entre des vendeurs et des acheteurs-repreneurs. Leur site Internet inclut une banque de prospects.

4. Acquizition.biz

Ce site Internet publie des annonces d’entreprises à vendre, affichées par les propriétaires qui souhaitent trouver un acquéreur eux-mêmes.

5. Contact direct avec les entreprises

Certains acquéreurs potentiels communiquent directement avec les entreprises pouvant les intéresser afin de savoir s’ils sont ouverts à discuter de la vente éventuelle de leur entreprise. L’initiative est intéressante, mais un peu risquée, car les entrepreneurs n’aiment pas divulguer leurs intentions, par souci de confidentialité.

6. Courtiers en vente d’entreprises

Un courtier aura entre les mains des mandats d’entreprises de différentes tailles à vendre dans plusieurs domaines et régions.

L’avantage du courtier en vente d’entreprises

Bien qu’aucun ordre professionnel des courtiers en vente d’entreprises n’existe, le courtier en vente d’entreprises est un expert qui accompagne les entrepreneurs dans leurs démarches. Plusieurs avantages peuvent en découler pour l’acquéreur lorsqu’une opportunité lui est présentée par un courtier en vente d’entreprises.

1. S’assurer de la motivation du vendeur

Vous aurez la confirmation que le prospect vendeur est sérieux et prêt pour une telle démarche.

2. Connaître la juste valeur de l’entreprise

Lorsque l’accompagnement est bien fait, le courtier fait un travail d’estimation de la valeur de l’entreprise à vendre avant de mettre un dossier sur le marché. Cette démarche assure à l’acquéreur que le vendeur est réaliste dans ses attentes concernant le prix demandé.

3. Passer tout de suite à l’étape du processus de relève externe

Lorsqu’un vendeur fait appel à un courtier, c’est que l’option de transférer l’entreprise à la relève à l’interne, qu’elle soit familiale ou non, a été discutée et exclue de la suite du processus.

4. Maximiser son temps et limiter les risques

Le courtier supervise les étapes de la démarche de vente. Il est le chef d’orchestre auprès de tous les intervenants (banquiers, comptables, avocats, etc.) et limite ainsi la perte de temps tout en réduisant le risque que l’entrepreneur se retire du processus.

5. Déléguer les éléments délicats

Le courtier est en mesure de transmettre les messages importants lorsque nécessaire et en temps opportun. Il a déjà la confiance du vendeur et est donc en mesure d’aborder les questions sensibles avec son client.

Un processus de recherche d’entreprise à vendre peut être une démarche longue et ardue. Votre degré de préparation a son importance dans la réussite d’une telle transaction. Un projet bien conçu et un dossier bien ficelé prouveront votre sérieux aux yeux du courtier et du vendeur et leur donneront confiance.

22 Mar 2021  |  Écrit par :

Dominic Chouinard est expert en achat et vente d'entreprise au sein de Raymond Chabot Grant...

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Le ministre des Finances du Nouveau-Brunswick, Ernie Steeves, a déposé son budget le 16 mars 2021. Ce budget du gouvernement majoritaire dirigé par Blaine Higgs n’inclut aucune modification aux taux d’imposition des particuliers et des sociétés, mais propose une augmentation de la taxe sur le carbone. Voici un bref résumé de ces mesures fiscales.

Taux d’imposition des sociétés

Le budget ne propose aucune modification relative au taux d’imposition des sociétés ni au plafond des affaires de 500 000 $ admissible à la déduction accordée aux petites entreprises (DPE).

Taxe sur le carbone

Le gouvernement propose d’augmenter la taxe sur les produits émetteurs de carbone pour la faire passer de 30 $ à 40 $ la tonne à compter du 1er avril 2021, conformément aux exigences du filet de sécurité fédéral .

En conséquence, la taxe sur le carbone augmentera de 2,21 ¢ le litre pour l’essence et de 2,68 ¢ le litre pour le diesel.

Votre conseiller Raymond Chabot Grant Thornton peut vous aider à déterminer les mesures qui s’appliquent à votre situation et vous assister dans les démarches nécessaires pour vous permettre d’en bénéficier. N’hésitez pas à le consulter.

Téléchargez notre bulletin fiscal pour consulter les taux d’imposition et d’autres détails.

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Eric Dufour
Vice-président, associé | FCPA, FCA | Conseil en transformation des affaires

Vous avez l’impression que votre organisation piétine, que vous n’arrivez plus à innover et que vous manquez d’agilité?

Il est sans doute temps de revoir la gouvernance de votre entreprise afin de mieux vous coordonner, de vous entourer et de définir les rôles et responsabilités de tous les acteurs de votre équipe.

L’ABCD de la saine gouvernance : agilité, bienveillance, collectivité et diligence

Quelle que soit la nature de l’entreprise, une saine gouvernance favorise la croissance des organisations et leur permet d’être plus agiles.

De ce fait, les entreprises dotées d’une gouvernance agile et d’une capacité d’intervention solide ont pu réagir plus rapidement aux perturbations engendrées dans le contexte de la crise de la COVID-19 et, ainsi, ont minimisé leur exposition au risque et amélioré leur réputation. À l’heure où les entreprises se tournent vers l’avenir et entreprennent de nouvelles initiatives, une approche proactive à l’égard des risques et de la gouvernance pourrait favoriser l’innovation et la croissance.

Notre approche innovante se base sur l’ABCD des bonnes pratiques de gouvernance :

  • Agilité : avoir un véhicule de gouvernance plus fonctionnel et agile;
  • Bienveillance : adopter les meilleurs modes de fonctionnement et tout ce qui peut vous aider à parfaire votre rôle dans l’organisation;
  • Collectivité : travailler de façon solidaire, partager les rôles et responsabilités, déléguer certains pouvoirs et valoriser les joueurs clés;
  • Diligence : avoir une gouvernance en adéquation avec la planification stratégique, le plan de relève, etc.

Concrétiser et faire vivre l’ABCD

Revoir et mettre en place la gouvernance d’une organisation n’est pas un processus qui doit être pris à la légère. Voici quelques éléments à prendre en considération :

  • Un autodiagnostic, un diagnostic et des ateliers vous donneront des indicateurs importants et vous guideront dans les changements pertinents à apporter;
  • Des formations et des ateliers doivent être offerts à vos gestionnaires en vue de favoriser de meilleures pratiques de gouvernance;
  • Une matrice et une politique de délégation des pouvoirs de décision sont nécessaires afin de s’assurer que chacun comprenne bien son rôle et ses responsabilités;
  • Une matrice de compétences et de représentativité permet de s’assurer de la complémentarité des expertises nécessaires à votre organisation, et ce, dans une culture de diversité.

La communication : la clé d’une gouvernance efficace

La mise en place de mécanismes de communication entre les instances de gouvernance est l’élément essentiel d’une gouvernance performante. En plus de permettre une circulation efficace de l’information essentielle à l’organisation, ces mécanismes auront un effet draconien sur la mobilisation de l’ensemble des parties prenantes. Le succès de la mise en place de la gouvernance de votre organisation repose donc, en grande partie, sur les communications. Ne les négligez pas et entourez-vous de professionnels qui sauront vous guider.

Soyez diligent! Une gouvernance saine et efficace doit impérativement tenir compte de la planification stratégique de votre organisation, de votre plan de relève ainsi que de votre code de valeurs. Vous serez ainsi assuré d’avoir tous les moyens afin d’arriver à bon port, en donnant les bons rôles et les bonnes responsabilités aux bonnes personnes. N’hésitez pas à inclure des administrateurs externes dans votre équipe. Ils apporteront un nouveau souffle, revigorant l’atmosphère de l’organisation et proposant un défi stimulant.

Aussi, ne perdez pas de vue que, tout comme votre gouvernance, les processus de réflexion qui servent à valider vos stratégies d’affaires et vos priorités doivent être reconfirmés régulièrement. Pendant que vous avez le dos tourné, l’économie peut s’effondrer ou les politiques gouvernementales peuvent changer.

Une gouvernance Agile vous permettra de faire preuve de Bienveillance tout en travaillant Collectivement et avec Diligence.

Une saine gouvernance est essentielle à la croissance des organisations. C’est simple comme ABCD!

Les avantages

Une révision de la gouvernance permet, notamment, de s’assurer que le chef de l’entreprise ne se retrouve pas isolé et qu’une partie du fardeau des responsabilités qui pèsent sur ses épaules lui soit retirée. En étant bien entouré et si chacun des responsables comprend bien son rôle, vous encouragez ainsi l’agilité et favorisez l’essor de l’entreprise ainsi que sa pérennité.

De plus, en revisitant la gouvernance, vous pourrez :

  • Établir une relation de confiance entre les administrateurs de l’équipe de direction;
  • Créer de la valeur;
  • Permettre une cohabitation saine entre repreneurs et cédants;
  • Favoriser le partage des décisions et des pouvoirs;
  • Promouvoir l’innovation et amener l’entreprise à se renouveler;
  • Gérer les risques;
  • Planifier;
  • Favoriser une saine communication;
  • Mobiliser les parties prenantes;
  • Adopter le bon véhicule pour vos stratégies.

La gouvernance est un facteur de croissance essentiel à votre organisation. Des programmes d’aide peuvent vous soutenir pour accomplir une démarche structurée et, assurément, gagnante.

Quelle que soit la grandeur de votre entreprise, nos experts peuvent vous aider à réviser et à mettre en place une gouvernance adaptée à vos objectifs d’affaires. Communiquez avec nous dès aujourd’hui!

17 Mar 2021  |  Écrit par :

Éric Dufour est vice-président de la région du Saguenay-Lac-St-Jean au sein de Raymond Chabot...

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L’équipe IFRS de Grant Thornton International a publié le document intitulé Telling the COVID-19 story (en anglais seulement).

Les états financiers annuels constitueront toujours une communication essentielle pour les investisseurs et les autres parties prenantes. Toutefois, dans quelle mesure seront-ils efficaces pour expliquer aux parties prenantes la manière dont la pandémie mondiale de COVID-19 a touché les organisations?

Au cours des trois dernières années, l’accent a été mis sur les explications relatives aux nouvelles Normes internationales d’information financière (IFRS) traitant des revenus, des instruments financiers et des contrats de location. Aujourd’hui, les lecteurs d’états financiers voudront cependant connaître les répercussions de la pandémie mondiale sur les entités.

Raconter l’histoire de la COVID-19 ne consiste pas seulement à refléter les exigences des normes d’information financière, mais également à appliquer correctement le concept d’importance relative aux informations et à ne pas craindre une contestation de la part des organismes de réglementation et des parties prenantes. Pour les personnes responsables de la gouvernance des entités présentant l’information financière, en particulier celles qui sont cotées en bourse, il s’agit d’une autre occasion de réfléchir à la manière dont elles veulent raconter l’histoire de leur entreprise tout au long de l’année 2020 et à la manière dont celle-ci a réagi à la pandémie.

La publication Telling the COVID-19 story décrit la façon dont les entités peuvent raconter leur histoire relativement à la pandémie de COVID-19, à l’aide de quatre outils clés qui facilitent les explications liées au déroulement des douze derniers mois.

La publication Telling the COVID-19 story est jointe au présent bulletin Alerte de votre conseiller – IFRS.