Budget 2019-2020 : Plus de moyens pour nos entreprises, mais du travail reste à faire

Le premier budget du gouvernement caquiste vise, selon le ministre des Finances, M. Éric Girard, à investir maintenant pour maîtriser notre avenir. Toujours selon le grand argentier, le budget a été défini « à partir de vos priorités ».

Grâce au présent contexte de surplus budgétaire évalué à 2,5 G$ à la fin de l’année 2018-2019, le gouvernement prévoit l’équilibre budgétaire sans recours à la réserve de stabilisation, cette année comme pour les quatre années suivantes.

Plusieurs mesures annoncées ont pour but de donner plus d’argent dans les poches des Québécois, notamment l’abolition graduelle de la contribution pour la garde d’enfants et l’uniformisation de la taxe scolaire. En ajoutant les mesures énoncées lors de la mise à jour de l’automne 2018 (comme la nouvelle Allocation famille et le nouveau crédit d’impôt en faveur des aînés) qui permettra de retourner dans le portefeuille des citoyens près de 360 M$, c’est aujourd’hui près de 1 G$ que le gouvernement redonnera dans les poches des contribuables, dès 2019-2020.

Coup de pouce pour les entreprises, mais insuffisant pour améliorer la compétitivité fiscale

Main-d’œuvre

Pour un Québec plus compétitif et innovant, l’éducation est la pierre angulaire. L’augmentation de 5,1 % du budget consacré à l’éducation et à l’enseignement supérieur en 2019-2020 se traduirait par l’ajout de 2,4 G$ aux ressources à l’éducation et à l’enseignement supérieur sur cinq ans.

Puisque la pénurie de la main-d’œuvre est un enjeu de taille à court terme, il aurait été souhaitable d’y voir des mesures pour accélérer le recrutement de travailleurs. Cependant, soulignons les annonces qui visent à mieux intégrer les personnes immigrantes en emploi. Avec un apport additionnel de 146 M$ par année, sur cinq ans, pour un total de 730 M$, le gouvernement veut mettre en œuvre un nouveau parcours personnalisé pour accompagner les personnes immigrantes au cours de leur processus d’intégration à la société québécoise, notamment au marché du travail.

Les annonces pour inciter les travailleurs à rester sur le marché du travail sont intéressantes, entre autres, celles de la bonification du crédit pour travailleurs d’expérience et de l’abaissement à 60 ans de l’âge d’admissibilité à ce crédit d’impôt. La réduction des charges sur la masse salariale liées aux salaires versés à des travailleurs âgés de 60 ans ou plus est également à mentionner. Cette réduction profiterait à 34 000 PME québécoises.

Aussi, l’injection de 75 M$ sur six ans pour soutenir l’entrepreneuriat et encourager la relève entrepreneuriale chez les jeunes est une annonce intéressante pour stimuler la création d’emplois et la main-d’œuvre entrepreneuriale, quoique les sommes pourraient être plus considérables.

Capital et financement

Pour stimuler les investissements privés, le gouvernement a également décidé de porter de 4 à 5 G$ le capital-actions d’Investissement Québec afin d’être en mesure de réaliser davantage d’interventions à partir de ses propres fonds. Une autre mesure à souligner est la constitution d’une enveloppe pouvant atteindre 1 G$ afin d’accompagner le développement des entreprises stratégiques du Québec et de protéger la présence des sièges sociaux au Québec. Par ailleurs, les nouvelles technologies étant des éléments de productivité et d’innovation désormais essentiels pour les entreprises, la somme annoncée de 329 M$ sur six ans pour accélérer le développement et l’adoption de l’intelligence artificielle par les entreprises est une très bonne nouvelle.

Fiscalité des sociétés

Le présent budget n’accorde pas de nouvelles baisses d’impôt pour les entreprises. Dans un environnement d’affaires très compétitif, particulièrement avec nos voisins du sud, force est de reconnaître que ce budget donne plus de moyens à nos entreprises, mais du travail reste à faire. L’avantage fiscal perdu des moteurs économiques du Québec par rapport aux Américains doit être retrouvé.

Pour en savoir plus sur les mesures fiscales annoncées dans le budget 2019-2020, consultez le document ci-dessous.

Consultez notre communiqué sur le budget du Québec 2019-2020.

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Bulletin fiscal – Budget fédéral, 19 mars 2019

Le ministre des Finances, l’Honorable Bill Morneau, a déposé aujourd’hui son quatrième et dernier budget avant les élections fédérales qui se tiendront à l’automne. Ce budget, intitulé Investir dans la classe moyenne, met l’accent sur les individus, en leur offrant des ressources pour réussir dans un monde marqué par le changement.

Révision à venir aux règles d’imposition des options d’achat d’actions des employés

Le gouvernement annonce son intention de réviser le régime d’imposition des options d’achat d’actions des employés, notamment en appliquant un plafond annuel de 200 000 $ aux options pouvant bénéficier du traitement fiscal préférentiel. Les options d’achat d’actions émises par les entreprises en démarrage et émergentes ne seraient toutefois pas plafonnées en vertu de ces mesures.

Le gouvernement confirme qu’il publiera de plus amples renseignements à ce sujet avant l’été 2019, tout en précisant que les options d’achat d’actions accordées avant l’annonce des propositions législatives ne seront pas touchées par ces changements.

Mesures fiscales annoncées

Ce budget fait suite à l’Énoncé économique de l’automne 2018, où le ministre des Finances a annoncé la mise en place de mesures fiscales visant à stimuler l’investissement, par l’entremise de déductions pour amortissement accélérées, en particulier pour le secteur de la fabrication et de la transformation. Comme il avait été annoncé dans cet énoncé économique, le budget propose d’instaurer des mesures fiscales visant à soutenir le journalisme canadien en permettant aux organisations journalistiques de s’enregistrer pour recevoir des dons de bienfaisance et délivrer des reçus officiels de dons et en instaurant un crédit d’impôt pour la main-d’œuvre à l’intention de ces organisations pour appuyer la création de contenu original.

Dans le document ci-dessous, nous vous présentons un résumé des principales mesures fiscales contenues dans ce budget. Outre ces mesures, le budget propose également la mise en œuvre d’un régime d’assurance-médicaments national.

Consultez notre communiqué ici.

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Nous commençons cette première édition de l’année 2019 en envisageant les incidences potentielles de la sortie sans accord de transition du Royaume-Uni de l’Union européenne sur la présentation de l’information financière.

À l’approche de la date de sortie du Royaume-Uni, soit le 29 mars 2019, les entités qui font affaire avec le Royaume-Uni ou qui y exercent des activités doivent envisager sérieusement ce scénario.

Nous nous pencherons ensuite sur les propositions que l’International Accounting Standards Board (IASB) a soumises à un appel à commentaires, avant de nous intéresser aux examens thématiques d’IFRS 9 Instruments financiers et d’IFRS 15 Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients qui ont récemment été publiés.

Plus loin dans ce bulletin, vous trouverez des nouvelles relatives aux IFRS chez Grant Thornton ainsi qu’une récapitulation des développements concernant l’information financière.

Nous terminerons avec un sommaire des dates d’application de normes récemment publiées et une liste de publications de l’IASB soumises à un appel à commentaires.

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Emilio B. Imbriglio
Président et chef de la direction | FCPA, FCA, M.B.A, CFE, IAS.A

Un changement important se produit actuellement dans le monde des affaires au Québec, alors que de nouveaux dirigeants et entrepreneurs commencent à laisser leur marque et à propulser notre économie vers l’avenir.

J’ai d’ailleurs eu la chance, lors de l’événement soulignant les candidats des Prix Personnalité de l’année, de rencontrer ces dirigeants qui changent le monde des affaires et forgent celui de demain.

En 2018, 75 entreprises québécoises figurent sur la liste du Growth 500, un palmarès qui compile les entreprises ayant la croissance la plus rapide au Canada. Qu’est-ce qui fait du Québec un terreau fertile pour les jeunes entreprises prometteuses et les sociétés tournées vers l’international? Qu’est-ce qui en fait un incubateur de talents? La réponse est simple : l’innovation et l’éducation.

Innovation : la capacité de voir au-delà de ce qui est perceptible

Selon le Plan stratégique 2021 de Développement économique Canada pour les régions du Québec, 26 % des dépenses canadiennes en R&D sont investies dans les régions du Québec. L’innovation est une composante bien présente dans l’ADN entrepreneurial québécois.

En modifiant les processus et les idées et en repoussant les limites, les dirigeants et les entrepreneurs font preuve d’ingéniosité et de créativité pour répondre aux besoins actuels et futurs de la société. Cette vision est essentielle pour créer des entreprises qui s’intégreront mieux au paysage démographique de l’avenir.

Les nouveaux dirigeants d’entreprise innovent de diverses façons.

L’intelligence artificielle et la technologie au service de la croissance

Les entreprises misent de plus en plus sur l’intelligence artificielle et la technologie pour améliorer les processus existants dans les secteurs traditionnels. Il suffit de voir comment la quatrième révolution industrielle (le 4.0) transforme le secteur manufacturier. En fait, 73 % des entreprises manufacturières au Québec utilisent une forme d’automatisation, alors que cette proportion grimpe à 83 % dans les entreprises de taille moyenne.

L’intelligence artificielle et les nouvelles technologies changent aussi nos façons de faire et de penser, créant ainsi de nouveaux marchés dans des secteurs émergents. Les algorithmes, la réalité virtuelle, la réalité augmentée et l’Internet des objets en sont des exemples. Chez Raymond Chabot Grant Thornton, nous avons élaboré un puissant algorithme capable d’identifier les étudiants qui présentent un risque de décrochage scolaire. Commandé par la Commission scolaire du Val-des-Cerfs, cet outil a suscité l’intérêt à l’échelle provinciale.

Les défis deviennent des occasions d’affaires

Les nouveaux entrepreneurs font preuve d’innovation en considérant les défis actuels comme des occasions d’affaires. Par exemple, LOOP, une division de Courchesne Larose, se montre créative en produisant des jus pressés à froid et d’autres breuvages à partir d’aliments rejetés par l’industrie alimentaire (mais toujours comestibles).

Éducation : à la source du parcours entrepreneurial

L’innovation nous distingue, mais lorsqu’on la combine à l’éducation, son pouvoir est exponentiel. Au Québec, grâce à nos universités et à nos programmes de formation de calibre mondial en art, en design, en haute technologie et en science, ainsi qu’au soutien du monde des affaires et du gouvernement, nous disposons des bases nécessaires pour transformer les idées nouvelles en entreprises florissantes. En fait, Montréal produit l’un des contingents de nouveaux diplômés universitaires les plus élevés au Canada. Près de 50 % de la population montréalaise détient un certificat ou un diplôme universitaire (Institut de la statistique du Québec, Panorama des régions du Québec 2017, p.45].

Nous devons insister sur l’importance de l’éducation chaque fois que l’occasion se présente. Il faut valoriser l’apprentissage, reconnaître le travail des enseignants, encourager la persévérance et appuyer les initiatives de sports-études et d’arts-études. Promouvoir le succès scolaire, c’est une condition de réussite pour tous les Québécois et pour un Québec innovant, créatif et compétitif.

Que nous réserve l’avenir?

L’ambition entrepreneuriale québécoise repose autant sur l’innovation que sur l’éducation. C’est ce qui fait évoluer le Québec et lui permet de se distinguer. Nos dirigeants et nos entrepreneurs aguerris innovent de multiples façons et conservent leur avance en prévoyant ce qui sera important pour la population dans les années à venir. Il ne s’agit pas seulement de tendances, mais de changements profonds, qui se font une idée et une entreprise à la fois.

11 Mar 2019  |  Écrit par :

Emilio B. Imbriglio est associé et président et chef de la direction de Raymond Chabot Grant...

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