Gilles Fortin
Premier directeur principal | B.A.A. | Conseils financiers

En raison du développement de l’industrie 4.0, les entreprises doivent faire des investissements afin de s’adapter aux nouvelles technologies.

Ces investissements sont de deux ordres :

  • l’acquisition d’équipement;
  • les salaires et les honoraires.

Afin de déterminer quelles sources de financement conviennent à votre entreprise, vous devez d’abord définir vos besoins et votre structure financière.

Vous devez ensuite prioriser vos besoins et envisager un échéancier raisonnable pour la réalisation des différentes phases d’implantation de ces innovations technologiques.

Vous serez ensuite en mesure de financer une analyse de votre situation et un diagnostic relativement à l’industrie 4.0. Cette étape pourrait d’ailleurs être financée en majeure partie par une subvention du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MESI).

Optimiser vos processus

Une fois les besoins d’investissement en équipements supplémentaires établis, vous pourrez procéder à une analyse de l’optimisation de vos processus; celle-ci pourrait être subventionnée jusqu’à 40 % par le MESI et Investissement Québec, ainsi que par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), qui offre un appui financier à des secteurs particuliers.

En conséquence, il faudra prévoir la participation de l’entreprise à même son fonds de roulement pour la différence de 60 %.

Quant au financement des équipements et des technologies à acquérir, plusieurs sources sont disponibles :

  • Investissement Québec (commercialisation et acquisition d’équipements);
  • Banques et caisses Desjardins (prêt à terme sur les équipements acquis);
  • Banque de développement du Canada et Roynat (prêt à terme sur les équipements acquis).

Si l’entreprise prévoit une forte croissance grâce à cette mise à niveau vers l’industrie 4.0, elle pourra envisager un financement supplémentaire, soit un prêt dont le remboursement sera modulé en fonction des fonds autogénérés, désignés par différents vocables :

• Obligation non garantie (débenture);
• Créance prioritaire (dette senior);
• Prêt à redevances;
• Prêt sur flux de trésorerie (prêt cash flow).

Vous avez des questions quant aux meilleures avenues à prendre afin de financer votre projet d’innovation? Nos experts peuvent vous aider!

04 Mai 2018  |  Écrit par :

Gilles Fortin est votre expert en conseils financiers pour le bureau de Québec. Communiquez avec...

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Annik Doiron
Directrice principale | LL.B., M. Fisc. | Fiscalité

À la suite d’une nouvelle construction ou encore de rénovations majeures, le propriétaire d’un immeuble à logement(s) locatif(s) dispose de deux ans pour demander son remboursement partiel de la TPS et de la TVQ. Saviez-vous que le non-respect de certaines obligations peut entraîner une importante pénalité?

 

30 Avr 2018  |  Écrit par :

Annik Doiron est experte en fiscalité canadienne au sein de Raymond Chabot Grant Thornton....

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Nancy Jalbert
Associée | CPA, CA | Conseil en management

Avec la technologie 4.0, effectuez le croisement des données opérationnelles et financières afin d’établir le coût de revient plus efficacement et de devenir plus compétitif.

Coût de revient et mesure des processus

La pratique du coût de revient pourrait se décrire comme le croisement dans une structure commune de l’information opérationnelle et de l’information financière, qui, autrement, se trouvent souvent dans deux systèmes distincts.

L’information opérationnelle permet de mesurer de différentes façons les multiples processus d’une entreprise (vitesse, qualité, satisfaction, etc.), alors que les données financières expriment le coût des ressources qui sont requises pour faire fonctionner ces mêmes processus. Avec ces deux types de données, on arrive donc à établir le coût de processus manufacturiers, de distribution, de vente, celui du parcours client, etc.

Présentées individuellement, l’information opérationnelle et l’information financière ne fournissent pas la même valeur informationnelle et ne permettent pas une prise de décision aussi rapide et efficace.

Le défi d’acquisition de données opérationnelles pour le coût de revient

Le niveau de maturité informationnelle des entreprises est très variable, et la méthode de collecte de données va des notes sur papier jusqu’au système de gestion intégrée (ERP), en passant par l’incontournable chiffrier Excel. Jusqu’à tout dernièrement, il était rare que nous soyons en mesure d’accéder à des données structurées et de qualité. Il fallait plutôt passer par des exercices de compilation, de validation et de transformation de données afin d’obtenir des données justes pouvant être utilisées dans le coût de revient. Mais, aujourd’hui, les organisations se retrouvent face à deux grandes révolutions.

  1. L’accès facile à la numérisation
    L’offre de produits et de services dans ce domaine foisonne au Québec depuis déjà quelques années. On peut ainsi obtenir des données opérationnelles précises et structurées rapidement.
  2. La valorisation des données existantes
    Plusieurs entreprises ont entre les mains un actif informationnel insoupçonné. Elles accumulent des données dans des ERP, des machines-outils ou d’autres systèmes sans les exploiter.

Avec l’intelligence artificielle et les techniques d’analytique avancée, il est aujourd’hui possible de valoriser ces données et d’en tirer un avantage concurrentiel important.

Les données ainsi acquises par la numérisation des processus ou par l’exploitation des données existantes permettent à l’entreprise de déployer le coût de revient de façon plus rapide et souvent plus précise. Cela permet aussi d’exploiter les bénéfices du coût de revient et d’effectuer l’analyse de la rentabilité par produit, par client, par commande, etc., selon les informations disponibles et les objectifs de l’entreprise.

Un exemple concret

Une analyse sommaire a permis de constater que 47 % des coûts engagés par l’entreprise sont des coûts d’exploitation, alors que 53 % sont des frais de vente et d’administration. Une analyse du coût de revient des 53 % a permis de constater que ceux-ci sont composés des services suivants :

Constat :
Afin de soutenir ses distributeurs, la direction de l’entreprise embauche depuis plusieurs années davantage de ressources pour réaliser des soumissions et des dessins techniques, alors que le chiffre d’affaires n’augmente pas en conséquence.

Comprendre le comportement des coûts grâce à l’exploitation des données

L’analyse de six variables sur une certaine période et l’ajout de quelques données qualitatives complémentaires ont permis d’établir des mesures qui ont servi à caractériser chacun des distributeurs de l’entreprise :

  • Mesure no 1 : le taux de succès ($ de vente/$ de soumission);
  • Mesure no 2 : le coût de soumission par distributeur;
  • Mesure no 3 : le coût de dessin technique par distributeur;
  • Mesure no 4 : les ventes par distributeur.

Le graphique ci-dessus permet de constater que les distributeurs 1 et 2 consomment moins de 10 % de l’effort des départements de soumissions et de dessins techniques pour près de 50 % des ventes réalisées. À l’opposé, le distributeur 6 consomme à lui seul plus de 50 % de l’effort du département de soumission et 25 % de l’effort du département technique.

Rendement du capital investi

Cette analyse a permis à l’entreprise de dresser un portrait clair de la contribution de chacun des distributeurs. À partir de ces informations et de l’analyse des six variables qui soutiennent celles-ci, l’entreprise a :

  • Discuté avec les distributeurs de pistes d’amélioration;
  • Ciblé les efforts de formation;
  • Identifié les bonnes pratiques chez les distributeurs performants et les a exportées chez d’autres distributeurs;
  • Mis en place des tarifs pour certains services;
  • Éventuellement, laissé aller des distributeurs qui ne s’amélioraient pas malgré les efforts investis.

Qu’elle vienne de l’ERP, de l’intelligence artificielle ou d’ailleurs, si l’information recueillie n’est pas utilisée, le rendement du capital investi ne se réalisera pas.

Nos conseillers sont là pour vous aider à lancer ou à poursuivre votre transformation 4.0 et vous accompagner dans les petits projets comme dans les plus ambitieux. Foncez!

Afin d’obtenir un prédiagnostic sur le niveau de maturité du coût de revient dans votre organisation, remplissez notre questionnaire en ligne.

Le saviez-vous?

Le programme PME en action, propulsé par le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, propose notamment des subventions visant à appuyer la réalisation de projets d’amélioration de la productivité, dont des projets pour l’industrie 4.0. Vous pourriez profiter d’une contribution non remboursable pouvant atteindre 40 % des dépenses admissibles du projet.

30 Avr 2018  |  Écrit par :

Mme Jalbert est associée au sein du cabinet RCGT. Elle est votre experte en stratégie et...

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Pierre Laberge
Directeur | Fiscalité

Les technologies numériques telles que l’intelligence artificielle peuvent améliorer la productivité de votre entreprise. Pas à pas, prenez part à la révolution 4.0 et découvrez de quel soutien financier vous pouvez bénéficier.

L’industrie 4.0 n’est pas de la science-fiction

Lorsqu’on nous présente les nombreux exemples de résultats du virage vers l’industrie 4.0, notre réaction est de supposer que cette transition ne puisse se faire sans d’importants investissements dans les infrastructures technologiques. Malheureusement, cette perception peut suffire à retarder la transition des entreprises vers la numérisation de leurs processus.

Pourtant, les technologies pour y parvenir sont non seulement disponibles, mais plus facilement accessibles et intégrées avec agilité. Par exemple, l’ajout de solutions d’intelligence artificielle pour exploiter davantage les données de vos applications ne relève plus de la science-fiction, bien au contraire. Cependant, peu d’entreprises disposent de toutes les compétences nécessaires pour entreprendre seules ce type de projet.

Un pas à la fois

En tant qu’experts du financement de l’innovation et du développement technologique, nous avons une connaissance approfondie du secteur manufacturier qui nous permet de constater qu’il est possible de progresser à partir des infrastructures technologiques en place. Les progiciels de gestion intégrés, les logiciels de gestion de la production et les suites logicielles des fournisseurs de services d’automatisation sont une source d’information, qui peut être mise en valeur. Il devient alors possible de tester ces nouvelles technologies en menant un premier projet qui vous permettra de vous familiariser avec ce type de projet.

En amorçant ce virage avec un minimum d’investissements dans les infrastructures, vous serez en mesure d’imaginer l’impact positif du virage 4.0 sur les activités de votre entreprise. Il pourrait s’agir de projets d’amélioration de l’expérience client, d’efficacité énergétique, d’un meilleur calcul des coûts de revient ou de réduction des pertes, ou encore de projets d’amélioration liés à la sécurité, à la mobilisation et à l’efficacité des employés.

Des incitatifs fiscaux en RS&DE pour aller plus loin

Notre collaboration avec de multiples entreprises dans le cadre de projets technologiques nous permet d’attester que plusieurs d’entre elles utilisent cette approche pour amorcer la numérisation de leurs processus depuis plusieurs années. Fortes de cette expérience, elles sont maintenant prêtes à aller plus loin. Pour elles, le virage vers l’industrie 4.0 est l’occasion de tirer profit de technologies encore plus évoluées pour pouvoir profiter d’installations intelligentes. Toutefois, certains aspects de leurs projets pourraient soulever des enjeux.

En effet, certains projets novateurs ou ayant une plus grande portée peuvent se heurter à des difficultés, comme le fait de devoir composer avec des technologies qui n’ont pas le même niveau de maturité, maintenir des systèmes patrimoniaux ou intégrer dans l’environnement des composantes prévues pour un tout autre domaine. Cette démarche est susceptible de vous amener à faire face à des défis technologiques. Cependant, c’est précisément en raison de telles situations qu’il existe des programmes dont l’objectif est de partager avec vous les risques financiers et de vous aider à surmonter ces obstacles, notamment le programme de crédits d’impôt à la RS&DE. Il devient alors nécessaire de maximiser le soutien financier et de planifier stratégiquement chacune des étapes vers l’atteinte de vos objectifs stratégiques, financiers, opérationnels et humains. Pour notre équipe spécialisée dans les incitatifs fiscaux liés à la R&D et à l’innovation technologique, ces situations sont familières et nous disposons de l’expertise nécessaire pour vous soutenir dans vos efforts et traiter les enjeux.

Le saviez-vous?

Des crédits d’impôt à l’investissement dans la recherche scientifique et le développement expérimental sont offerts. Malgré les différentes mesures qui en ont réduit la portée dans les derniers budgets, ces programmes constituent encore l’aide financière la plus généreuse au pays. Dans certains cas, la combinaison de crédits (Canada et Québec) peut totaliser 70 % des dépenses.

20 Avr 2018  |  Écrit par :

Pierre Laberge est directeur au sein de Raymond Chabot Grant Thornton. Il est votre expert en...

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