Nancy Jalbert
Associée | CPA, CA | Conseil en management

Lorsqu’un entrepreneur songe à vendre ou à transférer son entreprise à la relève, il a habituellement deux grands souhaits: celui d’obtenir le meilleur prix possible et celui d’assurer le transfert d’une entreprise saine aux acheteurs.

C’est pourquoi des experts de Raymond Chabot Grant Thornton accompagnent les cédants afin de maximiser l’attrait et la valeur des actions de l’entreprise, en plus de faciliter son transfert à de nouveaux propriétaires.

Ce travail, parfois connu sous l’appellation business staging MC, est en fait un processus d’optimisation de la valeur d’une entreprise. Il faut habituellement de cinq à dix ans pour passer à travers toutes les étapes d’un tel processus. Il est donc bon de l’enclencher dès que l’entrepreneur commence à songer à une vente ou un transfert qui surviendra dans quelques années.

Dresser un diagnostic de l’entreprise

Les experts de Raymond Chabot Grant Thornton rencontrent d’abord l’entrepreneur pour discuter de ses objectifs et du temps dont il dispose. Puis ils dressent un diagnostic de l’entreprise. Quelles sont ses forces et ses faiblesses internes au niveau des finances, des pratiques de gestion, des opérations et des ressources humaines? Et quelles sont ses forces et ses faiblesses externes, notamment par rapport à son positionnement sur le marché : est-ce une entreprise qui stagne ou qui est en déclin?

En troisième lieu, les experts établissent une liste d’actions visant à combler les lacunes de l’entreprise et évaluent la pertinence de chacune d’elles. Prenons l’exemple d’une entreprise qui a un retard technologique à combler au niveau des équipements. L’achat de nouvelles technologies augmentera-t-il suffisamment la valeur de l’entreprise pour que le coût investi en vaille la peine? Est aussi évalué le temps de réalisation de chaque action.

Établir un plan d’action

C’est ensuite que l’entrepreneur et les experts choisissent les actions à réaliser et produisent un plan d’actions concret incluant des responsables et des échéanciers. Quelques exemples d’actions possibles : installer un système comptable pour gérer les stocks, chercher de nouveaux distributeurs afin d’augmenter les ventes, améliorer la structure organisationnelle en donnant plus de responsabilités à certains employés, documenter les processus et instaurer des politiques et procédures afin de laisser des traces du savoir de l’actionnaire vendeur, etc.

En plus d’augmenter la valeur marchande de l’entreprise, le processus d’optimisation réduit les risques liés à un départ précipité de l’entrepreneur, par exemple en raison de problèmes de santé, ainsi que les risques liés aux « vices cachés », puisqu’il n’y en aura plus. Il est également très rassurant pour le vendeur de savoir qu’il transmet (que ce soit à ses enfants, à des employés ou à un tiers) une entreprise en bonne santé, qui a toutes les chances de perdurer.

Mettre en valeur l’entreprise

Si le processus d’optimisation peut parfois sembler long, il en vaut la chandelle. De plus, il arrive souvent que la transaction se fasse plus rapidement grâce au processus. En effet, une entreprise saine attire plus d’acheteurs potentiels et les demandes de financement des acheteurs sont acceptées plus aisément.

C’est donc une véritable « mise en beauté » de l’entreprise qui est réalisée par les experts Raymond Chabot Grant Thornton, pour le plus grand bénéfice du vendeur ou cédant… et de l’acheteur.

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MC Fasken Martineau

19 Fév 2014  |  Écrit par :

Mme Jalbert est associée au sein du cabinet RCGT. Elle est votre experte en stratégie et...

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Publication de l’Accord intergouvernemental canado-américain sur la loi FATCA

L’Accord intergouvernemental canado-américain (l’« Accord »), attendu depuis longtemps, a été publié le 5 février 2014.

La loi américaine intitulée Foreign Account Tax Compliance Act (« FATCA »), promulguée en 2010 par le Congrès des États-Unis, exige des institutions financières étrangères qu’elles mettent en œuvre certaines procédures de diligence raisonnable en vue d’identifier les contribuables américains qui ont investi dans des comptes financiers non américains ou dans des entités non américaines. La FATCA vise à empêcher les contribuables américains de camoufler des revenus et des actifs à l’étranger, les contribuables américains étant tenues de déclarer leurs revenus mondiaux à l’Internal Revenue Service (« IRS ») et ce, peu importe leur pays de résidence. La loi FATCA entrera en vigueur le 1er juillet 2014. Le Trésor américain a déjà conclu des accords gouvernementaux avec bon nombre de pays en vue de faciliter la conformité avec la loi FATCA.

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2014 : un budget de transition vers le surplus budgétaire

L’emploi demeure la pièce maîtresse

À l’aube d’une année électorale, le ministre des Finances, James M. Flaherty, a opté pour le maintien du cap sur l’équilibre budgétaire en 2015, en misant principalement sur des mesures de soutien à l’emploi pour faire croître l’économie.

Selon le Plan d’action économique 2014 déposé aujourd’hui, aucun nouvel impôt pour les familles et les entreprises n’est envisagé. La prévision d’un excédent budgétaire pour l’an prochain se traduit notamment par un gel des dépenses de fonctionnement des ministères. Selon les estimations du gouvernement Harper, le déficit reculera en 2014-2015, pour générer un surplus plus important de l’ordre de 6,4 G$ en 2015-2016 (après l’application de l’ajustement annuel en fonction du risque de 3 G$).

Force est de reconnaître que des mesures plus énergiques pour accroître davantage la compétitivité du Canada et de ses entreprises devraient être annoncées l’an prochain en raison du contexte budgétaire plus favorable.

Pour un aperçu des mesures fiscales contenues dans ce budget, nous vous invitons à parcourir les pages suivantes qui vous en brosseront un tableau détaillé.

Bonne lecture!

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Naviguer dans les changements aux IFRS : une publication pour les directeurs financiers

L’équipe IFRS de Grant Thornton International a publié la version 2013 de Navigating the changes to International Financial Reporting Standards: a briefing for Chief Financial Officers (disponible en anglais seulement). La publication cible les chefs de la direction financière et vise une sensibilisation de haut niveau sur les changements récents qui toucheront la présentation de l’information financière future des sociétés.

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