Jean-François Boudreault
Associé | Conseil en management

Au moment où le secteur manufacturier au Québec traverse une période difficile avec la fermeture ou la délocalisation d’entreprises importantes, comme Mabe et Electrolux dans la région de Montréal ou Papiers White Birch à Québec, les gestionnaires d’entreprises doivent être particulièrement soucieux de la productivité de leur entreprise et de leurs employés.

Or, productivité ne signifie pas travailler plus, mais bien travailler mieux. L’organisation du travail, l’achat d’équipement à la fine pointe de la technologie ou l’amélioration de la chaîne logistique sont tous des aspects sur lesquels il est important de miser. Mais il ne faut pas oublier que votre personnel est probablement ce que vous avez de plus précieux au sein de votre entreprise, et ce qui peut le plus contribuer à son essor.

Les employés, gage de succès

On croit toujours qu’un employé satisfait de son environnement professionnel travaille mieux, qu’il sert mieux les clients, qu’il travaille mieux avec les partenaires d’affaires et donc qu’il a un impact favorable sur la productivité de l’entreprise. C’est vrai, mais il y a plus! De façon générale, les employés au sein d’une organisation souhaitent :

  • Avoir confiance envers la direction;
  • Contribuer à la culture d’entreprise et à ses valeurs;
  • Maintenir un bon équilibre vie professionnelle/vie personnelle;
  • Œuvrer dans un milieu où règne un bon esprit d’équipe et où les relations entre collègues sont cordiales;
  • S’impliquer dans des causes qui leur tiennent à cœur et recevoir un appui de leur employeur.

Susciter l’engagement envers l’entreprise

Plusieurs sondages révèlent que les employés fortement engagés envers l’entreprise contribuent jusqu’à deux fois et demie plus que les autres à la croissance de l’entreprise. Dans une étude rendue publique récemment par Aon Hewitt, une entreprise spécialisée en ressources humaines, on constatait qu’à l’échelle canadienne, les organisations qui négligent la mobilisation risquent de perdre des employés formés et expérimentés ainsi que des investissements financiers considérables associés à cette formation, au recrutement et à l’embauche de nouveaux employés.

En ce sens, les entreprises les plus performantes sont celles qui favorisent une culture organisationnelle axée sur la motivation et le dépassement de soi. Les entreprises qui misent sur de telles assises favorisent également l’attraction d’une main-d’œuvre qualifiée et la rétention d’un personnel motivé.

Dix astuces, un but

Voici dix astuces dont l’employeur devrait tenir compte dans la gestion quotidienne de ses activités pour accroître l’engagement de ses employés envers l’entreprise :

  1. Présenter une vision claire des buts, des attentes et des objectifs de l’entreprise;
  2. Définir de façon détaillée les tâches des employés;
  3. S’assurer de la compréhension des employés de leurs tâches et de leur contribution aux objectifs de l’entreprise;
  4. Fournir de la rétroaction claire sur les résultats de l’entreprise;
  5. Montrer de la reconnaissance aux employés engagés et efficaces;
  6. Offrir une rémunération compétitive;
  7. Présenter des occasions d’avancement;
  8. Offrir de la formation continue;
  9. Impliquer les employés dans les prises de décision;
  10. Proposer des participations financières dans l’entreprise.

 

Pour s’assurer de créer un environnement propice au développement, et surtout à l’engagement des employés, il est essentiel que les entreprises se dotent d’une vision et d’une structure de gestion du rendement du personnel axées sur ces astuces. Il ne faut pas oublier que le personnel est au cœur de ses succès… comme de ses difficultés.

Au-delà des différentes initiatives pouvant être mises en place pour favoriser l’engagement des employés, le leadership du dirigeant est probablement l’un des meilleurs moyens pour motiver et mobiliser les troupes.

20 Mar 2012  |  Écrit par :

Jean-François Boudreault est associé au sein de Raymond Chabot Grant Thornton. Il est votre expert...

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Nicolas Plante
Associé | MGP, PMP | Conseil en management

Cinq éléments pour faciliter la mise en œuvre de la planification des ressources à long terme

Depuis de nombreuses années, les municipalités font face à des défis de gestion importants. Leurs coûts d’exploitation sont en constante augmentation, puisqu’elles sont appelées à offrir de plus en plus de services aux citoyens (transport, voirie, services de loisirs, etc.). En revanche, leurs revenus n’augmentent pas au même rythme, puisqu’ils proviennent presque exclusivement des taxes foncières. Les marges de manœuvre des municipalités sont donc grandement réduites.

De plus, leur situation ne risque pas de s’améliorer au cours des prochaines années, puisque les paliers de gouvernement supérieurs ne semblent pas enclins à remédier à ce déséquilibre budgétaire. Dans ce contexte, la planification méticuleuse des investissements est l’une des solutions à privilégier par les municipalités pour leur permettre de mener à bien leurs projets de développement.

Des investissements majeurs

En raison de ce déséquilibre entre les besoins financiers des municipalités et leurs capacités de payer, il s’est accumulé au cours des dernières années un important déficit d’entretien des infrastructures. Bien qu’une contribution des gouvernements supérieurs ait permis un certain rééquilibrage du déficit par la mise en place d’un programme destiné aux infrastructures municipales, les municipalités font face à d’importants défis, le programme instauré par le gouvernement fédéral exigeant tout de même une contribution des municipalités d’au moins un tiers du financement des projets. Il va sans dire que de telles dépenses peuvent être majeures pour certaines petites municipalités.

Les municipalités sont également confrontées à d’autres défis relatifs à de nouvelles dépenses. À l’égard de la protection de l’environnement et du développement durable, par exemple, la nouvelle politique québécoise de gestion des matières résiduelles fixe des objectifs ambitieux pour les prochaines années, notamment l’interdiction d’enfouir des matières résiduelles organiques dans les lieux d’enfouissement technique à partir de 2020. Or, pour atteindre de tels objectifs, des investissements majeurs en équipements et en coûts d’exploitation devront être planifiés.

En ce qui a trait à la sécurité publique, la mise en œuvre du schéma de couverture de risques entraînera des investissements et, notamment, l’ajout de ressources additionnelles au sein de certaines municipalités.

Tout comme de nombreuses organisations, les municipalités sont confrontées à des difficultés de pénurie de main-d’œuvre et de compétitivité des salaires, en plus de faire face aux importants déficits actuariels des régimes de retraite des employés municipaux. Dans un tel contexte, les municipalités affrontent des enjeux de gestion complexes où les revenus générés par les impôts fonciers ont atteint leurs limites.

Comment s’assurer alors que l’on fournit les services adéquats tout en respectant la capacité de payer des contribuables ? Comment s’assurer que l’on met en œuvre les meilleures stratégies financières et que l’on finance les projets les plus porteurs tout en maintenant un niveau d’endettement raisonnable?

Une planification financière stratégique à long terme

La planification financière stratégique à long terme est certainement la formule à privilégier. Elle permet aux élus et aux gestionnaires municipaux de se doter d’une vision commune des priorités et des enjeux de la municipalité. Elle permet également d’obtenir un portrait clair des coûts d’exploitation, des investissements nécessaires et des impacts sur la dette de la municipalité et, incidemment, sur le compte de taxes des citoyens. Cette vision commune des projets incite finalement la municipalité à être proactive en élaborant les meilleures stratégies fiscales pour ses citoyens.

Afin de réaliser une planification financière à long terme, voici un bref aperçu des cinq étapes nécessaires :

  • Établir les principes financiers qui guideront les décisions d’investissement;
  • Recenser et documenter l’ensemble des projets et des nouvelles activités qui auront une incidence sur les finances de la municipalité;
  • Définir les différentes hypothèses servant aux projections financières;
  • Simuler les résultats à partir de l’ensemble des projets et des nouvelles activités à prévoir et en analyser les impacts sur le service de la dette, sur l’évolution des dépenses et sur l’évolution de compte de taxes;
  • Établir les stratégies financières de l’administration municipale.

Enfin, étant donné les défis financiers de certaines municipalités, cette planification se révèle un outil essentiel. En plus de faciliter la préparation des budgets annuels, elle s’inscrit parfaitement dans les démarches de modernisation de la gouvernance des municipalités. Et surtout, au-delà du fait qu’elle incite à une gestion efficace des ressources, elle présente le grand avantage d’une gestion transparente des finances publiques municipales.

15 Mar 2012  |  Écrit par :

M. Plante est associé au sein du cabinet Raymond Chabot Grant Thornton. Il est votre expert en...

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L’industrie mondiale des aliments et des boissons a souffert de la récession et du malaise général qui s’en est suivi. Et tandis qu’une croissance régulière mais modérée semble être la norme dans plusieurs marchés, des difficultés subsistent. Le prix élevé des matières premières continue de miner la rentabilité. La consommation des ménages demeure léthargique, limitant du coup la capacité des sociétés qui oeuvrent dans les secteurs de l’alimentation à augmenter leurs prix.

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L’IASB a publié l’IFRS 13, Évaluation de la juste valeur. La norme :

  • explique comment évaluer la juste valeur en fournissant une définition claire et en introduisant un ensemble unique de directives pour (presque) toutes les évaluations de la juste valeur;
  • clarifie la façon d’évaluer la juste valeur lorsqu’un marché devient moins actif;
  • améliore la transparence grâce à des informations à fournir additionnelles.

L’IFRS 13 s’applique autant aux éléments financiers qu’aux éléments non financiers, mais n’aborde ni ne modifie les exigences concernant le moment où la juste valeur doit être utilisée.

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