Katy Langlais
Directrice | CRHA, MBA | Conseils en ressources humaines

En ces temps de pénurie de main-d’oeuvre, il est plus important que jamais de susciter la mobilisation de vos employés envers l’entreprise.

N’oubliez pas que votre personnel est probablement ce que vous avez de plus précieux au sein de votre organisation, et ce qui peut le mieux contribuer à son essor.

Plusieurs sondages révèlent que les employés fortement engagés envers l’entreprise contribuent jusqu’à deux fois et demie plus que les autres à la croissance de l’entreprise. On a constaté qu’à l’échelle canadienne, les organisations qui négligent le bien-être et la mobilisation risquent de perdre des employés formés et expérimentés ainsi que des investissements financiers considérables associés à cette formation, au recrutement et à l’embauche de nouveaux employés.

En ce sens, les entreprises les plus performantes sont celles qui favorisent une culture organisationnelle axée sur la motivation et le dépassement de soi. Les entreprises qui misent sur de telles assises favorisent également l’attraction d’une main-d’œuvre qualifiée et la rétention d’un personnel motivé.

Dix conseils pour susciter l’engagement envers l’entreprise

Voici dix conseils dont l’employeur devrait tenir compte dans la gestion quotidienne de ses activités pour accroître l’engagement de ses employés envers l’entreprise :

  1. Présenter une vision claire des buts, des attentes et des objectifs de l’entreprise;
  2. Définir de façon détaillée les tâches des employés;
  3. S’assurer de la compréhension des employés de leurs tâches et de leur contribution aux objectifs de l’entreprise;
  4. Fournir de la rétroaction claire sur les résultats de l’entreprise;
  5. Montrer de la reconnaissance aux employés engagés et efficaces;
  6. Offrir une rémunération compétitive;
  7. Présenter des occasions d’avancement;
  8. Offrir de la formation continue;
  9. Impliquer les employés dans les prises de décision;
  10. Proposer des participations financières dans l’entreprise.

Les employés, gage de succès

On croit toujours qu’un employé satisfait de son environnement professionnel travaille mieux, qu’il sert mieux les clients, qu’il travaille mieux avec les partenaires d’affaires et donc qu’il a un impact favorable sur la productivité de l’entreprise. C’est vrai, mais il y a plus! De façon générale, les employés au sein d’une organisation souhaitent :

  • Avoir confiance envers la direction;
  • Contribuer à la culture d’entreprise et à ses valeurs;
  • Maintenir un bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle;
  • Oeuvrer dans un milieu où règne un bon esprit d’équipe et où les relations entre collègues sont cordiales;
  • S’impliquer dans des causes qui leur tiennent à cœur et recevoir un appui de leur employeur.

Au-delà des différentes initiatives pouvant être mises en place pour favoriser l’engagement des employés, le leadership du dirigeant est probablement l’un des meilleurs moyens pour motiver et mobiliser les troupes.

Pour s’assurer de créer un environnement propice au développement, et surtout à l’engagement des employés, il est essentiel que les entreprises se dotent d’une vision et d’une structure de gestion du rendement du personnel axées sur ces conseils. Ne perdez pas de vue que le personnel est au cœur de ses succès… comme de ses difficultés.

28 Sep 2021  |  Écrit par :

Katy Langlais est experte en recrutement et conseils en ressources humaines au sein de Raymond...

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Votre entreprise sera-t-elle encore là dans dix ans? Le changement climatique a des impacts réels sur les organisations, mais il présente aussi des occasions à saisir. Comment tirer parti de ce contexte?

Le développement durable et le changement climatique revêtent une importance croissante pour les organisations de toutes formes et de toutes tailles, non seulement en raison des impacts sur l’environnement des entreprises, mais aussi en raison des risques causés par le changement climatique lui-même.

Pensons, par exemple :

  • aux conditions météorologiques extrêmes qui perturbent la production;
  • aux changements apportés aux lois et à la réglementation;
  • à l’évolution des comportements d’achat des consommateurs;
  • à la sensibilisation accrue envers ces enjeux.

Selon un récent rapport publié par le Forum économique mondial, parmi les cinq risques les plus probables et ayant le plus d’impact sur l’avenir des entreprises, trois sont liés au climat. Cela rend compte de l’urgence de prendre en considération ces enjeux.

Toutefois, derrière ces risques réels se trouvent aussi des possibilités, soit l’occasion :

  • de gagner en efficience;
  • d’améliorer votre positionnement;
  • de lever des capitaux;
  • d’envisager de nouveaux modèles d’affaires.

Comment pouvez-vous tirer parti de ces nouveaux paramètres et préparer votre entreprise pour l’avenir?

Quels sont les risques?
Quelles sont les possibilités?
Quelles sont les incidences financières?
Quelles sont les questions auxquelles vous devez répondre?
Plan par étapes pour les organisations

Quels sont les risques?

Les risques exacts auxquels votre organisation est confrontée dépendent du contexte, des produits, des services et du modèle d’entreprise. D’une manière générale cependant, plusieurs types de risques peuvent s’appliquer à votre organisation. Les risques liés au climat peuvent être divisés en deux groupes principaux : les risques liés à la transition et les risques d’ordre physique.

TRANSITION

Les risques liés à la transition sont les risques associés à la transition vers une économie plus propre et plus respectueuse du climat. Cela inclut les catégories de risques énoncées ci-après.

Politiques, lois et jurisprudence

Les organisations sont de plus en plus confrontées à des politiques et des lois liées au climat. Celles-ci peuvent viser à accélérer la transition vers une économie plus propre et, par exemple, inciter les organisations à réduire leurs émissions, à utiliser des énergies plus propres ou à traiter les déchets de manière plus intelligente. Ces dernières années, nous avons d’ailleurs assisté à une augmentation substantielle du nombre d’actions en justice liées au climat intentées à l’encontre d’organisations.

Risques liés à la technologie

Les innovations technologiques liées à la transition vers une économie plus propre peuvent également offrir des possibilités et des risques pour l’exploitation. Pensez, par exemple, aux énergies renouvelables, à l’entreposage du CO2 et de l’hydrogène comme carburant. Lorsqu’une organisation dépend en grande partie d’une technologie ou d’un carburant « ancien » et polluant (pour la production ou la distribution, par exemple), ces nouvelles technologies peuvent perturber l’exploitation.

Risque de marché

Les changements dans l’offre et la demande peuvent présenter des risques pour les organisations. Quelles sont vos dépendances en matière d’approvisionnement? Vous pouvez être confronté à des problèmes résultant d’une réduction des matières premières disponibles ou de mauvaises récoltes attribuables aux conditions météorologiques extrêmes.

De plus, on constate une réduction de la demande de produits et de services ayant un impact négatif sur l’environnement et le développement durable. Ce phénomène est observé à la fois dans les modèles commerciaux B2B et les modèles commerciaux B2C.

Risques pour la réputation

La sensibilisation accrue de la société aux enjeux concernant le changement climatique oblige les entreprises à réduire leur empreinte. Si une organisation ne répond pas aux attentes à cet égard, elle peut être confrontée à des risques pour sa réputation. Cela peut se traduire par une baisse de la demande parce que les consommateurs choisissent de plus en plus des organisations qui ont un impact plus positif sur l’humain et la nature. Une entreprise pourrait également avoir de la difficulté à recruter du personnel et à le conserver.

PHYSIQUE

Les risques d’ordre physique sont directement liés aux conditions météorologiques et au changement climatique. Ces risques peuvent être ponctuels (de nature aiguë), ou chroniques (résultant de changements permanents et à long terme des schémas météorologiques).

Risques aigus

Il s’agit de risques liés à des incidents spécifiques, tels que des conditions météorologiques extrêmes (inondations ou cyclones, par exemple).

Risques chroniques

Les risques récurrents liés à l’évolution du climat, tels que les vagues de chaleur, les saisons plus sèches et l’élévation du niveau de la mer.

Comme pour les risques de transition, les risques physiques ont souvent des incidences financières pour une organisation, comme les dommages matériels, la perturbation dans la chaîne d’approvisionnement et l’accès aux matières premières, la perte de qualité ou la sécurité des employés.Colloque Fiscalite internationale

Quelles sont les possibilités?

Les possibilités spécifiques à votre organisation dépendront du contexte et du modèle d’affaires mais, dans l’ensemble, les occasions à saisir se présentent dans les domaines énumérés ci-dessous.

Efficience et économies de coûts

Les innovations dans le domaine du développement durable peuvent conduire à une efficience accrue, par exemple dans les processus de production ou de distribution, mais aussi au sein de l’organisation interne. On peut penser, par exemple, à des bâtiments plus économiques et fonctionnels, à une utilisation plus efficace des ressources grâce au recyclage ou à l’économie circulaire, avec, à la clé, des coûts potentiellement réduits.

Les subventions spécifiques aux projets de développement durable offrent également de nombreuses occasions pour les organisations.

Positionnement et réputation

L’évolution de la sensibilisation des clients entraîne un changement dans la demande. De plus en plus d’organisations agissent en conséquence en prenant position sur le changement climatique, en améliorant la durabilité de leurs produits et en adaptant leurs services et leur modèle d’affaires. Cela contribue également à rendre ces entreprises plus attrayantes en tant qu’employeurs.

Marché

Une stratégie de développement durable incite à concevoir de nouveaux modèles d’affaires, à s’ouvrir à des marchés émergents et elle permet de lever de nouveaux capitaux pour les organisations. De nos jours, les investisseurs préfèrent faire affaire avec une organisation qui a développé une politique de développement durable et en font même un critère de sélection, tout comme les gouvernements qui, de plus en plus, en font une condition pour l’obtention de contrats.

Pérennité

Au bout du compte, en adaptant votre modèle d’affaires pour mieux répondre aux enjeux du changement climatique et pour palier les conséquences néfastes potentielles, vous créerez des occasions pour renforcer les activités de votre organisation et les faire évoluer. Ainsi, vous ferez en sorte que votre organisation soit à l’épreuve du temps et vous serez en mesure de répondre positivement à la question : « Mon organisation existera-t-elle dans dix ans? ».

Quelles sont les incidences financières?

En gestion, on fait habituellement une distinction entre les informations financières et les informations non financières.

Les informations non financières concernent les indicateurs clés de performance impliquant les personnes et l’environnement, par exemple les émissions de CO2 d’une organisation, les flux de déchets, ainsi que la politique en matière de ressources humaines et de diversité. Ces informations non financières sont essentielles pour déterminer et anticiper les possibilités et les risques liés au climat.

Toutefois, lorsqu’il s’agit de stratégie organisationnelle, cette distinction entre informations financières et informations non financières n’a pas beaucoup de sens, car les risques et les possibilités liés au climat peuvent avoir un impact important sur la performance financière d’une organisation.

Quelles sont les questions auxquelles vous devez répondre?

Quel rôle le climat et le développement durable joueront-ils pour votre organisation et par où commencer pour les inclure dans votre stratégie organisationnelle?

Voici les questions pertinentes auxquelles il convient de répondre :

  • Quels sont les dépendances et les risques liés au climat auxquels votre organisation est confrontée, dans quel laps de temps et dans quelle mesure?
  • Quelles sont les possibilités, par exemple dans le domaine du développement de produits, du positionnement ou du financement?
  • Quelles sont les incidences financières lorsque ces risques et ces possibilités se concrétisent? Comment cela influera-t-il sur l’analyse de la rentabilité?
  • Que pourrais-je et devrais-je anticiper afin d’assurer la pérennité de mon organisation? Quels seront les coûts nécessaires?
  • Comment puis-je intégrer le suivi et la gestion de ces possibilités et de ces risques dans les processus de l’entreprise?

Plan étape par étape pour les organisations

1. Analyse des dépendances, des risques et des possibilités

  • De quels éléments liés au climat l’organisation dépend-elle (matières premières, terrains, chaînes d’approvisionnement, technologies, personnes, biens, etc.)?
  • Quel impact climatique (négatif et positif) l’organisation crée-t-elle dans son cycle de production, son exploitation, ses produits et ses services (émissions, eau, déchets, biodiversité, écosystèmes, matériaux, personnes)?
  • Quels sont les risques matériels auxquels l’organisation est confrontée (risques de transition et risques physiques)?
  • Quelles sont les possibilités dans le domaine du climat et du développement durable pour l’organisation (positionnement, efficience, réduction des coûts, préparation de l’avenir)
  • Quelles sont les incidences financières potentielles des risques et des possibilités (sur la base d’analyses de scénarios et de prévisions)?

2. Stratégie en matière de développement durable

  • Comment l’organisation peut-elle anticiper les risques et les possibilités?
  • De quoi a-t-on besoin (matériaux, capitaux, parties prenantes, positionnement), et en combien de temps?

3. Surveillance et communication de l’information

Il s’agit d’assurer un suivi des indicateurs clés de performance et des informations non financières pour vérifier les résultats environnementaux et l’avancement de la stratégie. Cela permet de procéder à des ajustements en temps opportun et de repérer sans tarder les nouveaux risques et les occasions émergentes.

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Emilio B. Imbriglio
Président et chef de la direction | FCPA, FCA, M.B.A, CFE, IAS.A

En pleine campagne électorale fédérale, les partis s’activent pour présenter les promesses qu’ils comptent réaliser au cours d’un éventuel mandat.

L’enjeu de nos finances publiques est moins électoraliste comme mesure, mais combien important pour la santé financière du pays.

Pour assurer le bien-être des générations futures, il y a lieu de s’attaquer dès maintenant à équilibrer le budget dans un avenir rapproché et à réduire la dette publique. Cela est dans l’intérêt de tous, car en léguant un lourd fardeau financier à nos enfants, nous réduisons leur liberté à faire des choix propres à leur conjoncture. Bref, nous hypothéquons leur avenir et, d’une certaine façon, leur bien-être.

« Deux budgets » pour un plan budgétaire clair et prévisible

En raison de l’importance de l’endettement accumulé par la pandémie, Raymond Chabot Grant Thornton croit qu’un cadre budgétaire ciblé visant le déficit et la dette générés par les mesures d’aide devrait être mis en place et présenté distinctement des mesures que l’on peut retrouver dans un contexte budgétaire « normal ». Le prochain gouvernement fédéral doit présenter des mesures budgétaires qui s’inscrivent dans un plan budgétaire clair et prévisible. Pour ce faire, la firme considère que les mesures à être annoncées, dont certaines, audacieuses, voire ambitieuses, peuvent être appliquées temporairement, devraient servir à la fois à générer rapidement de la richesse dans l’économie et à diminuer le déficit et l’endettement résultant des récentes interventions gouvernementales.

La firme estime donc qu’il est important de procéder à l’annonce de mesures définies à l’intérieur de deux cadres budgétaires. En d’autres mots, le prochain plan budgétaire devrait être présenté en deux grands volets ou en « budgets » distincts. Un premier cadre budgétaire serait établi pour répondre au déficit extraordinaire et à la dette générée par la pandémie depuis mars 2020, et un second cadre budgétaire serait élaboré pour faire face plus particulièrement aux besoins des acteurs, dont les entreprises, que l’on retrouve dans une situation plus normale, comme avant la pandémie.

Il s’agirait là d’un plan budgétaire exceptionnel pour répondre à un contexte extraordinaire. Ce plan permettrait ainsi de distinguer, d’une part, les mesures qui viseraient à générer de la richesse tout en contribuant à diminuer la dette et le déficit liés aux interventions financières du gouvernement à l’égard de la pandémie; et, d’autre part, celles qui s’appliqueraient dans un contexte « normal » budgétaire et qui répondent à des besoins de nos entreprises.

Rappelons que même avant la pandémie, pendant que les conditions gagnantes pour générer des surplus étaient présentes notamment avec le plein emploi, les coffres de l’État affichaient néanmoins un déficit de 14 G$ au 31 mars 2019 et un déficit de 39,4 G$ au 31 mars 2020.

Avec un déficit prévu de 24,6 G$ en mars 2026, selon un récent rapport du Bureau du directeur parlementaire du budget, après un déficit historique de 334,7 G$ (prévision au 31 mars 2021) et de 138,2 G$ pour le prochain exercice – et potentiellement une hausse des déficits prévus, il y a lieu de s’affairer sans tarder à mettre en ordre nos finances publiques. Le diable est dans les détails!

Quant à la dette fédérale, elle se chiffrait déjà à 721,4 G$ en 2019-2020. Il est prévu qu’elle atteigne 1194,1 G$ pour l’exercice financier en cours et 1321,8 G$ en mars 2026, ce qui est loin d’être négligeable!

Chose certaine, l’intervention énergique dans l’économie pour faire face à la pandémie était inévitable et le demeure, car les effets de la crise auraient été nettement plus dévastateurs si rien n’avait été fait. Le prochain gouvernement doit poursuivre ces efforts en matière de relance économique en venant en aide aux populations les plus vulnérables et aux entreprises issues de secteurs d’activité plus durement touchés par la pandémie. Il faut désormais faire place à des mesures ciblées par secteur d’activité.

À titre d’exemple, il est clair que l’enjeu de l’environnement revêt une importance cruciale pour cette élection. Les jeunes et les moins jeunes, les organisations et de très nombreux acteurs ont à cœur la protection de l’environnement. Cela est d’autant plus important pour l’avenir de notre planète et le bien-être des générations futures. L’enjeu des finances publiques, quant à lui, doit être vu comme une priorité similaire, car il crée les moyens financiers permettant d’implanter des mesures concrètes pour l’environnement.

Réduire la dette pandémique sans augmenter les impôts et les taxes : une avenue à privilégier

L’état des finances publiques nous condamne à soutenir la croissance économique des entreprises afin d’élargir l’assiette fiscale par la création d’emplois, particulièrement dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. Les solutions pour la prochaine génération à ce dilemme viendront aussi d’une immigration et d’une intégration bien orchestrées.

Les contribuables canadiens sont déjà trop taxés. Le gouvernement fédéral ne doit certes pas emprunter cette voie pour engranger de nouveaux revenus. La pression fiscale est déjà très élevée au Québec : 1er rang au Canada et 11e rang sur 38 des pays présentant le poids le plus élevé quand on l’insère dans une comparaison avec les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Des hausses d’impôt ne seraient donc ni souhaitables ni soutenables. Pour les entreprises qui ont toujours besoin de liquidités pour relever les défis de la relance en créant des emplois et en étant plus productives, une telle avenue est assurément à éviter.

Le prochain gouvernement fédéral devrait considérer l’instauration de mesures fiscales temporaires de manière à accélérer l’encaissement des impôts latents, qui seraient de toute façon perçus plus tard. Raymond Chabot Grant Thornton a d’ailleurs proposé de telles mesures dans sa soumission prébudgétaire fédérale 2021.

Pour une période de 24 mois :

  • Permettre de retirer des REER à un taux d’impôt fédéral et provincial combiné de 15 % dès maintenant en établissant un mécanisme structuré pour assurer une saine gestion du fonds de retraite;
  • Payer immédiatement les impôts latents sur la plus-value relatifs aux actifs détenus (actions en bourse, propriété à revenus, etc.) aussi à un taux fédéral et provincial combiné de 15 %;
  • Permettre aux contribuables canadiens de faire le choix de retirer des fonds de leur société de gestion, moyennant un taux d’impôt fédéral et provincial combiné de 20 %, applicable aux dividendes versés;
  • Permettre aux sociétés d’augmenter leur compte de dividende en capital à hauteur de 30 % des dépenses liées à la santé de leurs employés. Ces dépenses provenant du privé créeront de meilleures habitudes de vie et réduiront les dépenses en santé de manière rentable dans l’avenir. La société visée pourrait ainsi verser à ses actionnaires l’équivalent de 30 % des dépenses admissibles en dividendes libres d’impôt.

Accroître l’assiette fiscale en redémarrant le programme fédéral d’immigrants investisseurs

De plus, nous croyons opportun de redémarrer les programmes d’immigrants investisseurs, tant au fédéral qu’au Québec, afin d’accroître les investissements étrangers au pays et de contribuer à la relance économique. Le Canada ne recrute plus ce type d’investisseurs depuis 2012 et a mis officiellement fin à son programme en 2014. Dans un contexte de relance, ce programme devient encore plus pertinent, puisque ses retombées économiques sont considérables pour l’économie. Notons que, pendant ce temps, entre 2015 et 2020, nos voisins américains ont recruté, par l’intermédiaire de leur programme d’immigrants investisseurs (EB-5), plus de 55 000 investisseurs, requérant de chacun un investissement de 500 000 $US qui est attribué au soutien de l’économie américaine. Du côté de l’Europe, c’est près de 22 G€ qui ont été investis entre 2015 et 2019 par des investisseurs étrangers dans les différentes juridictions offrant ce type de programme d’immigration.

Il s’agit de mesures fiscales audacieuses qui pourraient être rapidement implantées, tout comme la réactivation du programme fédéral des immigrants investisseurs. Il en va de notre équité intergénérationnelle et de la stabilité des dépenses publiques. Le gouvernement fédéral et ceux des provinces comme le Québec ont la possibilité de bénéficier d’entrées d’argent supplémentaires sans alourdir le fardeau fiscal des contribuables. Les dettes accumulées en raison de la pandémie seraient réduites, de sorte qu’on atteigne un équilibre budgétaire plus rapidement et qu’on évite d’hypothéquer les générations futures.

14 Sep 2021  |  Écrit par :

Emilio B. Imbriglio est associé et président et chef de la direction de Raymond Chabot Grant...

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Réponse de l’auditeur aux risques d’inexactitudes importantes découlant des estimations établies lors de l’application de la norme IFRS 17 Contrats d’assurance.

Nous sommes heureux de partager avec vous l’article The auditor’s response to the risks of material misstatement arising from estimates made in applying IFRS 17 Insurance Contracts (en anglais seulement) publié par le Global Public Policy Committee (GPPC).

Le GPPC est composé de représentants des six plus importants réseaux d’experts-comptables au monde : BDO, Deloitte, EY, Grant Thornton, KPMG et PwC.

La norme IFRS 17 marque le début d’une nouvelle ère pour la comptabilisation des contrats d’assurance, car elle établit des exigences fondées sur des principes qui visent à améliorer la comparabilité de l’évaluation et de la présentation des contrats d’assurance entre les entités qui présentent des informations dans des juridictions appliquant les Normes internationales d’information financière (IFRS). L’impact d’IFRS 17 sera ressenti par de nombreuses parties prenantes, y compris, sans toutefois s’y limiter, les préparateurs d’états financiers, les personnes chargées de la gouvernance des entités qui émettent des contrats d’assurance, les investisseurs, les régulateurs, les analystes et les auditeurs.

Comme la date d’entrée en vigueur obligatoire d’IFRS 17, prévue pour le 1er janvier 2023, approche à grands pas, tous les types d’entreprises, et non uniquement les compagnies d’assurance, doivent commencer à évaluer les répercussions de la norme dès maintenant. En particulier, les comités d’audit devraient se pencher sur la qualité de l’information financière présentée conformément à IFRS 17.

Dans cette optique, le GPPC a publié un autre document qui s’appuie sur le document publié en 2020 s’intitulant Implementation of IFRS 17 Insurance Contracts – Consideration for those charged with governance (en anglais seulement). Ce document supplémentaire se concentre sur l’approche de l’auditeur en matière d’audit des estimations et des jugements connexes formulés dans le cadre de l’application d’IFRS 17.

L’article mentionné ci-dessus est joint à la présente Alerte de votre conseiller – IFRS.